Dépression : Diagnostic, Symptômes, Causes et Guérison

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Humeur morose, baisse d’énergie remarquable, perte d’intérêts et de plaisir… La dépression désigne un état général de détresse psychologique. C’est une épreuve douloureuse que traverse un Français sur cinq au moins une fois dans sa vie, qu’elle soit légère, modérée ou sévère.

Les épisodes dépressifs touchent tous les aspects de la vie : l’environnement familial, la performance professionnelle, les échanges sociaux et les relations affectives. En effet, ils provoquent des réactions psychiques et physiologiques non négligeables, et qui se remarquent au fil du temps.

Mais saviez-vous qu’il existe plusieurs formes de dépression ? Dans cet article, découvrez les diagnostics et les symptômes des 10 formes reconnues de ce trouble de l’humeur, ainsi que leurs causes, et les moyens à mettre en place pour en guérir.

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Comment diagnostiquer une dépression ? Les symptômes

Il est très commun de rencontrer des coups de mou quelques fois dans sa vie. Généralement, ceux-ci ne restent pas dans la durée, et sont qualifiés de déprime passagère. Mais lorsque cet état semble s’intensifier et durer dans le temps, on parle alors d’une dépression.

Cet état, quelle que soit sa forme, est caractérisé par 3 symptômes principaux. Ceux-ci doivent être constatés pendant une période de plus de deux semaines pour qu’un diagnostic de dépression soit posé. Ces 3 signes sont :

  • Une tristesse permanente
  • Une fatigue constante et généralisée
  • Un désintérêt de tout et une dévalorisation de soi

Ces symptômes sont communs à toutes les formes de dépression. Mais certaines caractéristiques, comme l’excès de nourriture pour faire taire ses émotions, sont associées spécialement à un type de trouble dépressif. Découvrez, dans cet article, comment repérer les différents types de trouble de l’humeur :

  • Diagnostic de la dépression réactionnelle
  • Comprendre la dépression chronique
  • Déceler une dépression souriante
  • Reconnaître une dépression post-partum
  • Diagnostiquer une dépression saisonnière
  • Dépister la dépression bipolaire
  • Détecter la dépression amoureuse
  • Identifier une dépression masquée (ou cachée)
  • Discerner une dépression infantile
  • Connaître les signes de la dépression sévère

Diagnostic de la dépression réactionnelle

La dépression réactionnelle survient à la suite d’un choc émotionnel, qui peut provoquer une amnésie émotionnelle, ou traumatique. La perte d’un proche, un licenciement, ou une rupture difficile sont des événements qui chamboulent, déstabilisent et vous font perdre tous vos repères.

À la suite de ce choc psychologique, apparaît un état de stress post-traumatique. Vous avez alors des difficultés à intégrer les changements qui opèrent dans votre vie, vous vous sentez comme paralysé et incapable d’avancer émotionnellement.

Les traumatismes apportent une certaine tension psychique qui pèse lourd sur le moral. Vos émotions sont décuplées, vous restez constamment sur la défensive puisque votre cerveau est sans cesse en alerte, prêt à faire face à un nouveau choc.

Vous avez des trous noirs de l’événement, une paralysie du sommeil due aux cauchemars… Ces signes peuvent provoquer de l’anxiété et une mauvaise gestion du stress spécifiquement lié à l’événement traumatique, où la dépression prend racine et se propage.

En trois points, la dépression réactionnelle :

  1. Est causée par un événement douloureux et/ou traumatisant
  2. Entraîne un bouleversement dans vos schémas de pensées
  3. Déclenche un état de stress post-traumatique

Comprendre la dépression chronique

Une dépression est considérée comme chronique lorsqu’elle ne parvient pas à guérir (par un manque d’accompagnement ou un traitement arrêté trop tôt, par exemple) ou qui récidive malgré des soins correctement suivis. Parfois, le caractère de cette dépression est héréditaire.

En effet selon plusieurs études, et à travers toutes formes de dépressions confondues, on estime à 20 % le risque de rechute. Dans le cas d’une dépression infantile non soignée, le risque dépressif double à l’âge adulte : 40 % développent une nouvelle fois une dépression en grandissant.

Cette forme de la pathologie évolue par cycles : les symptômes de la dépression sont vécus de la même manière que pour la forme classique, mais de façon discontinue. Les épisodes dépressifs succèdent aux périodes d’amélioration, qui elles, ne durent généralement pas plus de deux mois.

La perte de plaisir, l’angoisse permanente, un sommeil perturbé et la tristesse permanente sont des symptômes qui sont parfois moins visibles par période, mais restent continuellement présents. Vous avez l’impression de pouvoir vivre avec, puisque la dépression chronique vous laisse quelques moments de répit, mais en réalité les symptômes sont de plus en plus mal vécus.

En trois points, la dépression chronique :

  1. Est souvent causée par un traitement mal suivi ou arrêté trop tôt
  2. Fonctionne par cycles d’épisodes dépressifs et de périodes d’amélioration
  3. Risque à terme de se transformer en dépression sévère

Déceler une dépression souriante

Vous arborez un grand sourire, vous êtes toujours enthousiaste avec vos proches et vos collègues de travail saluent vos dernières performances. Pourtant, vous ressentez un mal-être profond à l’intérieur : vous êtes constamment triste, vous n’éprouvez aucun plaisir à participer aux activités et vous ressentez une fatigue intense même au réveil.

On parle d’une dépression souriante lorsque tous les signes extérieurs de la dépression sont masqués par celui qui en souffre. Souvent, ce masque est porté lorsque vous ressentez une culpabilité permanente d’être dans cet état. En apparence, vous avez tout pour être heureux, alors pourquoi se sentir aussi mal ? Dans d’autres cas, vous cachez votre souffrance à vos proches pour ne pas les inquiéter.

Vous avez des responsabilités à tenir, et vous voulez coûte que coûte garder le cap auprès des autres. Pourtant, la dépression vous ronge et vous êtes fatigués de devoir porter un masque constamment devant vos proches. Vous trouvez refuge dans l’alimentation et le risque de développer des troubles du comportement alimentaire grandit petit à petit. Par peur d’être rejeté par les autres à cause de votre état, vous ressentez le besoin de tout contrôler et vous êtes extrêmement vulnérable émotionnellement.

En trois points, la dépression souriante :

  1. Est une réelle souffrance que l’on cache aux autres
  2. Est caractérisée par un besoin de contrôle total
  3. Est difficilement décelable par l’entourage

Reconnaître une dépression post-partum

La grossesse et l’accouchement sont des événements marquants dans la vie d’une famille. Ce sont des périodes qui provoquent des bouleversements physiologiques ou hormonaux importants chez la femme.

Après la naissance du bébé, on estime que 50 à 80 % des femmes rencontrent un épisode de déprime passagère, également appelé baby blues. Cependant, lorsque cette période, qui dure quelques semaines à quelques mois, persiste et s’intensifie, on bascule dans la dépression post-partum.

La dépression post-natale est une pathologie qui touche 10 à 15 % des mamans au cours de l’année suivant l’accouchement. C’est un trouble qui touche aussi les papas, puisqu’ils seraient 10 % à en être touchés eux aussi.

La fin de grossesse, l’accouchement et l’arrivée du bébé sont des moments stressants qui peuvent causer de l’anxiété. Pour certaines personnes, ce stress est difficilement gérable et peut entraîner une fatigue maternelle intense. La fatigue excessive, la charge émotionnelle particulièrement lourde et la perte des anciens repères sont les facteurs qui poussent à la dépression post-partum.

Vous pouvez alors ressentir des difficultés à établir un lien avec le bébé, une baisse de la libido envers votre partenaire, un sentiment d’incapacité à bien s’occuper du nouveau-né. Cette forme de dépression touche aussi l’enfant, puisque le lien d’attachement se construit justement à ce moment propice.

En trois points, la dépression post-partum :

  1. Apparaît pendant la première année après l’accouchement
  2. Est causée par le stress et une charge émotionnelle trop lourde
  3. Provoque des difficultés à établir le lien avec le bébé

À lire aussi : 6 conseils pour se libérer de la charge émotionnelle

Diagnostiquer une dépression saisonnière

À l’arrivée de l’automne, le soleil se fait de plus en plus rare. Vous ressentez une tristesse en pensant aux semaines qui vont suivre : la nuit qui va tomber plus tôt, les températures qui vont dégringoler et les manteaux qu’il va falloir ressortir. Vous perdez le goût à faire des activités que vous affectionnez en temps normal, et vous ressentez une fatigue intense. Vous souffrez peut-être d’une dépression saisonnière.

La dépression saisonnière, également appelée trouble affectif saisonnier (TAS), est une pathologie qui touche 1 Français sur 10. Elle est le plus souvent diagnostiquée chez les personnes qui se situent dans les régions du Nord, qui travaillent à l’abri de la lumière ou qui sortent peu.

Cet état dépressif majeur est, en effet, lié au changement de saison. Le manque de lumière naturelle qu’apportent l’automne et l’hiver impacte directement votre corps. Lorsque vous êtes moins exposé, votre sérotonine, qui est l’hormone du bien-être et de l’émotivité, baisse drastiquement. Quant à la mélatonine, hormone du sommeil, celle-ci augmente en flèche. Votre horloge interne est déréglée, causant un risque accru de dépression.

Les symptômes que vous pouvez rencontrer sont communs aux autres formes de dépression, mais les troubles du sommeil et la prise de poids (causée par une envie de sucre soudaine) sont particulièrement liés à la dépression saisonnière.

En trois points, la dépression saisonnière :

  1. Est diagnostiquée chez les personnes qui sont moins exposées à la lumière
  2. Dérègle le fonctionnement des neurotransmetteurs
  3. Cause des troubles du sommeil et des troubles de l’alimentation

Dépister la dépression bipolaire

La dépression bipolaire est une pathologie directement associée au trouble de la bipolarité. Elle est caractérisée par une alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes euphoriques. Une personne atteinte de dépression bipolaire peut passer d’un extrême à l’autre très rapidement.

Les signes de ce trouble bipolaire dépressif sont en général plus prononcés que pour les autres formes dépressives, étant donné que toute émotion est vécue de manière extrême. Parmi les signes cliniques de la dépression bipolaire, vous pouvez retrouver :

  • Des perturbations physiologiques notables : hypersomnies ou paralysies du sommeil, troubles de l’appétit, troubles de la sexualité.
  • Des troubles cognitifs prononcés : dérèglement de l’humeur, épisodes de psychoses, pensées suicidaires.

La plupart du temps, les personnes souffrant d’une dépression bipolaire ne sont pas pleinement conscientes de l’état réel de leur santé mentale. Jongler sans arrêt entre la tristesse intense et l’euphorie rend difficile la compréhension de ce trouble. Des événements déclencheurs, comme un stress intense ou un changement du rythme de vie, sont souvent à l’origine de ces épisodes maniaco-dépressifs.

En trois points, la dépression bipolaire :

  1. Est directement associée au trouble de la bipolarité
  2. Alterne entre les phases d’euphorie et de tristesse intense
  3. Est difficilement décelable par son porteur

Détecter la dépression amoureuse

Étape quasiment inévitable dans une vie, la rupture amoureuse est vécue à chaque fois de manière différente. Lorsque la relation ne fonctionne plus, prendre la décision de se séparer est un choix difficile, surtout lorsque les sentiments sont encore présents.

Vous acceptez la situation, et pourtant, vous ne parvenez pas à faire le deuil de votre relation. Surmonter cette tristesse qui vous hante depuis cette décision vous semble insurmontable. La dépression amoureuse apparaît la plupart du temps lorsque la fin de la relation a été brutale et complètement inattendue : vous êtes complètement bouleversé et votre cerveau n’arrive pas à traiter correctement la masse d’informations qui parvient à vous.

Dans cette forme de dépression, vous ressentez une douleur morale intense et vous êtes extrêmement vulnérable émotionnellement. Vos pensées sont sans cesse tournées vers l’être que vous aimez et vous n’arrivez plus à vous concentrer. Vous ressassez constamment le passé heureux et vous avez l’impression que votre coeur est vidé.

Pendant cette période, vous n’arrivez pas à imaginer le futur. Votre vulnérabilité se ressent, et interpelle les personnes mal intentionnées en quête de proies à manipuler. Pour arrêter de se morfondre, il est nécessaire d’entamer un processus de guérison afin de retrouver cette joie de vivre et ce goût pour l’amour.

En trois points, la dépression amoureuse :

  1. Apparaît à la suite d’une rupture amoureuse difficile
  2. Laisse transparaître une grande vulnérabilité émotionnelle
  3. Ouvre la voie aux pervers narcissiques

Identifier une dépression masquée (ou cachée)

La dépression masquée est sans doute la forme la plus compliquée à déceler, puisqu’elle se cache derrière des symptômes essentiellement physiques. Les signes psychiques communs à l’état dépressif comme la tristesse constante, l’humeur morose et la perte de plaisir ne sont pas ressentis. Le mal-être s’exprime par des complications physiques telles que :

  • Une fatigue dès le matin, liée aux troubles du sommeil
  • Des troubles digestifs et des douleurs gastriques
  • Des douleurs musculaires ou articulaires inexpliquées
  • Des bouffées de chaleur, avec des vertiges
  • Un trouble de la conduite alimentaire marqué
  • Des manifestations cutanées comme le psoriasis
  • Des troubles cognitifs brutaux
  • Une anxiété marquée et des crises d’angoisse

Le diagnostic d’une dépression masquée est difficile puisque les douleurs physiques peuvent tout à fait expliquer d’autres pathologies. Le mal-être est enfoui, souvent inconsciemment, par la personne qui le porte. Pour cette raison, il est nécessaire de faire un bilan complet lorsque vous ressentez ces symptômes d’une façon inexpliquée et prolongée.

En trois points, la dépression masquée :

  1. Est un réel mal-être enfoui et exprimé par le corps
  2. Se traduit essentiellement par des symptômes physiques
  3. Est difficile à diagnostiquer puisqu’elle peut être confondue

Discerner une dépression infantile

La dépression infantile, ou dépression de l’enfant, est un trouble encore trop méconnu pour avoir des statistiques solides, mais on estime, qu’en France, environ 3 % des enfants de 3 à 17 ans en seraient atteints.

Les causes de la dépression infantile sont multiples. Parfois, un des parents biologiques est atteint d’un trouble de la santé mentale. L’enfant évolue peut-être dans un environnement familial compliqué avec des bouleversements qui accentueraient sa peur d’être rejeté ou son angoisse d’être abandonné.

Différents signes peuvent vous alerter sur l’état de santé mentale de votre enfant, par exemple :

  • Des changements dans les résultats scolaires
  • Des difficultés inhabituelles à l’endormissement
  • Une perte de l’appétit, voire un refus de manger
  • Une tendance au repli sur soi
  • Des comportements impulsifs et de l’irritabilité
  • Des plaintes de douleurs physiques

D’autres conditions, comme le trouble TDAH ou le trouble du spectre de l’autisme (TSA) accentuent le risque d’être touché par cet état. Il est important de traiter une dépression le plus tôt possible, pour réduire les risques de récidives à l’âge adulte.

En trois points, la dépression infantile :

    1. Apparaît chez l’enfant, souvent entre 10 et 12 ans
    2. Est caractérisée par un comportement inhabituel
    3. Cache une réelle tristesse qu’il est nécessaire de traiter

Connaître les signes de la dépression sévère

La dépression est un réel trouble psychiatrique. Lorsqu’elle n’est pas correctement traitée, ou devient récurrente, les risques de développer une forme aggravée sont multipliés.

Plusieurs signes témoignent d’une dépression sévère, et doivent vous alerter sur votre état de santé :

  1. Vous négligez vos activités quotidiennes : vous peinez réellement à sortir du lit, vous n’arrivez plus à vous doucher correctement et vous ne vous alimentez que très peu.
  2. Vous changez radicalement de comportement : vous avez maintenant des accès de colère plus fréquents et de plus en plus impressionnants (violences conjugales, par exemple) et vous êtes sensibles aux addictions comportementales.
  3. Vous souffrez de mélancolie et de psychose : vous ressentez un profond désespoir, vous êtes en dépression psychotique.
  4. Vous avez des pensées suicidaires : les idées noires ont pris place dans votre tête

Les signes de la dépression sévère ont un réel impact sur la qualité de vie, et vous signalent que votre état s’aggrave dangereusement. Si vous êtes concernés par cette forme de dépression, il est impératif d’aller chercher de l’aide auprès des proches ou de professionnels de santé.

En trois points, la dépression sévère :

  1. Est causée par une dépression non ou mal traitée
  2. Provoque des signes impressionnants comme la psychose
  3. A des impacts retentissants sur la qualité de vie

Bon à savoir

La dépression est un trouble qui touche 20 % des Français au cours de leur vie. C’est une pathologie qui touche aussi bien les jeunes enfants que les personnes âgées, dans des formes et à des degrés différents.

Certaines dépressions sont associées à un facteur environnemental ou social, et d’autres résultent d’un événement déclencheur traumatisant.

Connaître les différents types de dépression permet de repérer les principaux signes qui permettent de les diagnostiquer. Ainsi, il est plus facile de mettre des mots sur l’état de mal-être que vous ressentez, en comprendre les facteurs et les conséquences ainsi que les traitements associés.

Quelles sont les causes d’une dépression ?

Décès, licenciement, addictions, mauvaise hygiène de vie ou maladies… Il existe une multitude de facteurs qui peuvent favoriser l’apparition d’une dépression nerveuse. Dans cet article, découvrez la liste des principales causes qui sont à l’origine d’un état dépressif :

  • Le facteur génétique
  • Les événements traumatiques
  • La consommation de substances néfastes
  • Le surmenage professionnel
  • Les effets de certains traitements
  • La mauvaise hygiène de vie

Cause n°1 : le facteur génétique

Rassurez-vous, la dépression n’est pas une maladie héréditaire. Elle ne se transmet pas d’une génération à l’autre, et vos enfants ne développeront pas obligatoirement cette pathologie, si vous en êtes atteints.

Cependant, plusieurs études ont démontré que plusieurs gènes pouvaient avoir une influence sur l’apparition de cette maladie. Ils ne déclencheraient pas la dépression, mais augmenteraient la prédisposition des personnes à la développer.

En clair, la dépression est un trouble qui ne se transmet pas comme d’autres pathologies héréditaires. Toutefois, on peut observer une prédisposition à développer celle-ci chez les personnes porteuses de ces variants génétiques, issus des antécédents familiaux.

C’est une cause qui explique, en partie, les cas où la dépression est subie par plusieurs personnes d’une même famille, même si les facteurs environnementaux entrent également en jeu lors d’une analyse de ce type. Il est nécessaire de noter que l’épisode dépressif caractérisé peut-être vécu par une personne à n’importe quel moment de sa vie : il peut en être touché très tôt dans l’enfance, comme très tard dans son parcours de vie.

Cause n°2 : les événements traumatiques

Dans de nombreux cas, la dépression est déclenchée par un événement. À la suite d’un traumatisme, vous allez vous retrouver dans un état de stress post-traumatique, qui, s’il n’est pas traité, entraîne un état dépressif.

Les événements traumatiques sont nombreux et variés. Ils résultent le plus souvent d’une situation où vous avez ressenti un grand stress, comme :

Tous ces événements ont une chose en commun : ce sont des situations marquantes et particulièrement stressantes qui peuvent causer un traumatisme psychique.

Le choc émotionnel éprouvé lors d’un deuil par exemple, peut être la première source d’une dépression réactionnelle.

Cause n°3 : la consommation de substances néfastes

La consommation de substances néfastes et la dépression sont très souvent liées, et pour cause : il existe, en effet, une comorbidité entre les addictions et la dépression. Les conduites addictives, telles que la consommation excessive d’alcool ou la dépendance aux drogues sont à la fois des causes et des conséquences de la dépression.

Lorsque l’on traverse une dépression sévère, avoir recours à des substances néfastes est perçu comme un moyen de lutte et d’évasion. Consommer de la drogue permet à une personne dépressive de s’évader pendant quelques instants de la situation dans laquelle elle se trouve. Son cerveau, chamboulé par l’effet de ces substances néfastes, transforme pendant quelques instants la tristesse en euphorie.

Mais les addictions sont aussi la cause de nombreux états dépressifs. Elles sont la source de nombreux troubles neurologiques qui entraînent des difficultés cognitives : pertes de mémoire, déficit de l’attention, troubles de la concentration, par exemple.

De plus, elles participent à la modification des traits de personnalité, agissent sur l’impulsivité et incitent le dépendant à se replier sur lui-même.

Cause n°4 : le surmenage professionnel

Le surmenage professionnel, communément appelé burn-out, génère une anxiété et une charge mentale qui sont difficiles à gérer si l’on ne fait pas une réelle pause.

Souvent, les personnes surmenées au travail tirent sur la corde et ignorent les signaux d’alerte de l’épuisement professionnel jusqu’à atteindre un mal-être profond qui se traduit par le début d’une dépression.

Le burn-out est un syndrome d’épuisement qui est caractérisé par plusieurs signes, qu’il est important de connaître pour le déceler à temps et le soigner afin d’éviter d’aggraver cet état jusqu’à la dépression :

  • Une lassitude dans le travail et des missions trop répétitives
  • Une fatigue chronique excessive malgré vos heures de sommeil
  • Une attitude distante avec vos collègues et un désengagement
  • Une perte d’estime de vous et l’impression d’être illégitime
  • Une perte de contrôle et une désorganisation totale
  • Des troubles cognitifs et des douleurs chroniques
  • Un comportement dépendant pour supporter la situation

Si vous vous reconnaissez dans certains signes, vous souffrez peut-être d’un épuisement professionnel et il est important de le traiter pour ne pas basculer du burn-out à la dépression.

Cause n°5 : les effets de certains traitements

Tous les médicaments possèdent des effets secondaires indésirables. Cependant, certains seraient une cause d’augmentation des risques dépressifs.

En effet, une enquête nationale menée sur la santé et la nutrition aux États-Unis à permis de mettre en évidence plusieurs points après avoir analysé les résultats de plus de 26 000 participants :

  • Les médicaments prescrits pour certains traitements agissent directement sur les neurotransmetteurs et diminuent le seuil de sérotonine qui régule l’humeur
  • Les personnes prenant un traitement de plusieurs médicaments auraient plus de risques de développer une dépression à cause de la multiplication des effets secondaires
  • Les classes de médicaments les plus en lien avec l’apparition d’un état dépressif seraient les contraceptifs, les analgésiques et les corticoïdes

L’effet secondaire de ces traitements peut se manifester, ou non, selon les personnes, et plus ou moins rapidement. Avant la prise d’un traitement, vous avez la possibilité de voir avec votre médecin si vous présentez des risques particuliers à développer une dépression.

Cause n°6 : la mauvaise hygiène de vie

L’hygiène de vie est étroitement liée à la santé mentale. Elle constitue la meilleure prévention, mais aussi une des sources de la dépression nerveuse. Adopter de mauvaises habitudes de vie accentue le risque de développer un trouble de l’humeur.

Les aspects qui déterminent une mauvaise hygiène de vie sont nombreux, et très subjectifs selon les cultures. Cependant, certains de ces aspects restent évocateurs concernant celle-ci :

La qualité de l’alimentation : la nourriture est un besoin vital, elle apporte au corps les éléments nécessaires à son bon fonctionnement. Une consommation trop importante en aliments transformés, riches en sucres, sel et graisses saturées n’apporte pas au corps ce dont il a besoin et dérègle l’organisme.

La qualité du sommeil : le sommeil est un élément essentiel à prendre en compte pour maintenir une bonne hygiène de vie. Un sommeil irrégulier, non réparateur, vous place dans une dette de sommeil qui impacte le bon fonctionnement de votre corps.

L’exercice physique : la pratique régulière d’une activité physique est à la source de nombreux bienfaits. Rester inactif, en plus de ne pas stimuler votre corps, fait du mal à votre mental puisque vous libérez moins d’endorphine, hormone du bien-être.

Les maladies longues, comme l’Alzheimer ou la Sclérose en plaques, présentent un risque accru de développer une dépression. En effet, la qualité de vie étant détériorée, les personnes souffrant de ce type de maladies seraient plus enclines à éprouver un état dépressif.

Bon à savoir

Les facteurs provoquant la dépression sont multiples. Vivre un choc émotionnel, surmonter une rupture douloureuse, avoir des prédispositions génétiques à la dépression, consommer des substances addictives… La dépression prend source dans de nombreux aspects de la vie.

En outre, plusieurs facteurs peuvent se superposer et développent un risque encore plus accru de contracter une dépression. Par exemple, une personne ayant une prédisposition génétique à l’état dépressif qui a vécu un événement traumatisant aurait en théorie un risque plus élevé d’en souffrir.

Il est important de détecter les facteurs qui sont à la source de la dépression pour travailler dessus, les traiter et ainsi éviter une aggravation de la maladie ou une rechute.

Comment soigner les différentes formes de dépression ?

La dépression est une pathologie qui se soigne, notamment en combinant plusieurs traitements qui vont agir sur le psychique, sur l’état physique, et sur l’humeur. Toutefois, les traitements et les psychothérapies proposés pour guérir de ce trouble ne sont pas les mêmes selon le type de dépression.

Retrouvez, à la suite de cet article, les différentes façons de combattre un état dépressif selon sa forme :

  • Traiter la dépression réactionnelle
  • Sortir de la dépression chronique
  • Se remettre d’une dépression souriante
  • Récupérer d’une dépression post-partum
  • Guérir une dépression saisonnière
  • Remédier à la dépression bipolaire
  • Soigner la dépression amoureuse
  • Se rétablir d’une dépression masquée (ou cachée)
  • Renaître après une dépression infantile
  • Se relever d’une dépression sévère

Traiter la dépression réactionnelle

La dépression réactionnelle est causée par un choc émotionnel ou traumatique. Le travail du psychique est important dans ce cas, pour débloquer les sources de ce choc et se libérer de ce trouble de l’humeur.

Les psychothérapies recommandées pour reprendre une vie normale sont :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : en travaillant sur vos pensées dysfonctionnelles, causées par vos traumatismes, et les comportements et réactions qu’elles engendrent, vous allez pouvoir vous libérer de cette emprise.
  • La psychothérapie de soutien : elle consiste en une écoute active et bienveillante par le professionnel, dans l’objectif de vous laisser exprimer vos émotions et ressentis. Au fil du temps, cela va vous permettre de retrouver un équilibre psychique.
  • La thérapie psychodynamique : centrée sur votre histoire de vie, le travail ici va consister à trouver le réel lien que l’événement traumatisant a sur votre vie, afin de s’en détacher.
  • La thérapie interpersonnelle (TIP) : elle est axée sur les relations que vous avez avec les autres, et va vous aider à trouver la façon dont votre entourage va pouvoir vous accompagner.

En complément de ces thérapies, un traitement médicamenteux peut être prescrit. De nouvelles routines qui permettent de changer vos habitudes de vie sont également fortement recommandées.

Sortir de la dépression chronique

Certaines personnes finissent par accepter cette forme de dépression puisqu’elles se disent qu'elles réussissent à vivre avec. Cependant, il est réellement important de traiter la dépression pour éviter qu’elle ne s’aggrave au fil du temps. En effet, plus ce trouble de l’humeur s’enracine et persiste, plus il est compliqué et long à soigner.

Guérir cette dépression résistante commence d’abord par un changement de l’hygiène de vie. Revoyez les trois piliers clés de vos habitudes quotidiennes : essayez d’améliorer votre qualité et quantité de sommeil en pratiquant des exercices respiratoires avant de dormir, réduisez les aliments transformés et sélectionnez des aliments sains et bons pour votre corps et votre esprit, et videz-vous la tête en pratiquant une activité physique quotidienne.

Un accompagnement par un thérapeute est nécessaire pour sortir d’une dépression chronique. Deux types de thérapies sont recommandées pour traiter ce trouble :

  • La thérapie cognitivo-comportementale : elle a pour but d’analyser vos schémas de pensées et repérer vos dysfonctionnements pour les soigner.
  • La psychanalyse : ici, le professionnel de santé va vous aider à rechercher les causes profondes qui vous poussent dans cet état dépressif.

La plupart du temps, un traitement médicamenteux pour aider à réguler ses émotions est prescrit en parallèle des thérapies.

Se remettre d’une dépression souriante

La première étape pour se remettre d’une dépression souriante est d’accepter son état, pour soi et pour les autres. Cette forme de dépression est difficile à accepter, et assumer votre état va être le premier pas important dans cette voie de la guérison.

Être accompagné par un professionnel de la santé mentale est fortement recommandé, pour sortir de cet état de déni et pour travailler sur soi. À ce jour, trois formes de thérapie sont appliquées pour la dépression souriante :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : en comprenant vos modes de pensées, vous apprenez à mieux maîtriser vos émotions, et à les accueillir en les acceptant.
  • La thérapie interpersonnelle (TIP) : cette thérapie va travailler sur l’isolement que vous rencontrez dans une dépression souriante, et vous aider à aller vers les autres pour y trouver une réelle aide.
  • La thérapie par hypnose : c’est une méthode pratiquée par une partie des thérapeutes qui souhaitent agir directement sur le psychique. Ici, on travaille directement sur votre inconscient comme c’est le cas pour le traitement des phobies.

En supplément de l’accompagnement thérapeutique, un traitement médical est susceptible de vous être prescrit. La pratique d’une activité physique comme le running, ou d’une activité créative comme le dessin va vous aider à prendre de nouvelles habitudes pour repartir du bon pied.

Récupérer d’une dépression post-partum

La guérison d’une dépression post-natale nécessite un suivi médical pluridisciplinaire. Du fait de sa complexité, et pour assurer votre bonne santé et celle du bébé, vous pouvez vous rapprocher de psychiatres, pédopsychiatres, médecins et pédiatres.

Plusieurs types de thérapies sont conseillés pour s’engager dans le chemin de la guérison de cette dépression :

  • La thérapie cognitivo-comportementale vous permettra de mieux comprendre le nouveau système dans lequel vous vous trouvez pour enfin libérer vos émotions profondes.
  • L’hypnothérapie favorise grandement la relaxation. Elle permet de se libérer progressivement en allant chercher et dénouer les blocages de l’inconscient.
  • Quant à la méthode EMDR, elle va traiter en profondeur de nombreux troubles, dont la dépression post-partum grâce à une stimulation méthodique du cerveau. Vous allez revivre mentalement ce moment clé qui est votre accouchement pour enfin accepter pleinement votre situation et voir disparaître cet événement qui a pu être traumatisant.

Pour vous relever de cette épreuve, vous aurez besoin de repos. N’hésitez pas à solliciter vos proches pour faire garder votre enfant afin d’avoir des moments à vous. Vous aurez alors le temps d’établir petit à petit vos nouveaux repères après l’arrivée de votre bébé.

De nombreux groupes d’entraide et des associations de jeunes mamans qui souffrent de cette pathologie existent. Intégrer un de ces groupes va vous permettre d’échanger avec celles qui vous comprendront le mieux, trouver des idées et des solutions ensemble, et surtout recevoir et apporter un réel soutien affectif dans cette période.

Guérir une dépression saisonnière

La dépression saisonnière, qui est à différencier du coup de blues ressenti lors d’un changement de saison, est une pathologie à traiter pour empêcher que ces signes persistent dans le temps ou s’aggravent.

Certaines approches médicales permettent de traiter efficacement le trouble dépressif saisonnier :

La thérapie cognitivo-comportementale : cette approche thérapeutique engage à remplacer les schémas de pensées négatives, afin de se concentrer sur la façon de s’adapter le plus facilement aux changements saisonniers.

La luminothérapie : c’est un traitement spécifique pour combattre la dépression saisonnière. Elle consiste à reproduire une exposition quotidienne et prolongée à une lumière la plus proche de celle produite par le soleil afin de régulariser l’horloge biologique interne en activant la production de sérotonine et mélatonine.

L’activité physique : la pratique d’une activité en extérieur est fortement recommandée pour lutter contre la dépression. Recevoir pendant un certain moment la lumière extérieure ne peut qu’être bénéfique pour réguler l’humeur et diminuer le risque de carence.

Les traitements conseillés pour ce trouble dépressif sont complémentaires : un suivi thérapeutique traitera les schémas de pensées, pendant que la luminothérapie et la pratique d’une activité physique feront profiter d’une exposition à la lumière indispensable. Ces méthodes sont efficaces pour que vous viviez le changement de saison sans encombre !

Remédier à la dépression bipolaire

La dépression bipolaire, ou trouble maniaco-dépressif, nécessite un traitement médicamenteux en plus d’une approche psychothérapeutique pour réguler les sautes d’humeur extrêmes. Les médicaments améliorent la qualité de vie des patients dépressifs en réduisant considérablement l’intensité des troubles de l’humeur qu’ils rencontrent.

Les traitements régulateurs de l’humeur les plus efficaces pour traiter la dépression bipolaire sont :

Les sels de lithium : ce sont les thymo-régulateurs de référence pour traiter ce type d’état dépressif. Les traitements à base de lithium sont à libération prolongée, pour qu’ils puissent conserver un taux constant dans le sang. Les effets les plus notables de ces traitements sont la régulation de l’humeur et l’amélioration de la plasticité cérébrale.

Les antipsychotiques : les traitements à base d’antipsychotiques visent à soulager les principaux symptômes de la psychose, à savoir les idées délirantes et les hallucinations visuelles et auditives. Ils constituent la catégorie de médicaments les plus utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer notamment.

Les antiépileptiques : le valpromide, le divalproate et la carbamazépine sont des traitements antiépileptiques utilisés pour réguler l’humeur. Ils sont également utilisés en prévention d’épisodes dépressifs chez les personnes atteintes du trouble bipolaire.

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Soigner la dépression amoureuse

La séparation est une étape toujours difficile dans la vie d’un couple, mais elle est vécue différemment selon les sensibilités et l’attachement de chacun. Vous avez peut-être l’impression de ne pas pouvoir vous relever après une rupture amoureuse, mais il est tout à fait possible d’en sortir grâce à trois types de thérapies :

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : la dépression amoureuse cache souvent une souffrance plus ancrée comme la peur de l’abandon, une dépendance affective, ou une emprise narcissique refoulée. Cette thérapie vous aide à décrypter vos pensées limitantes ou dysfonctionnelles pour les reprogrammer et ne plus souffrir de l’attachement dans votre prochaine relation.

La thérapie interpersonnelle (TIP) : particulièrement utilisée pour gérer les troubles relationnels, cette thérapie questionne vos relations d’attachement à autrui. Comprendre comment et pourquoi vous construisez certaines relations mettra en lumière votre mode de fonctionnement, et vous guidera lorsque vous établirez de nouveaux liens.

La psychothérapie d’inspiration psychanalytique (PIP) : souvent comparée à l’hypnose, cette thérapie travaille principalement sur l’inconscient. Ici, vous allez vous intéresser à vos expériences passées et faire ressortir certaines blessures enfouies pour les traiter et réparer ces traumatismes qui vous bloquent encore aujourd’hui.

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Se rétablir d’une dépression masquée (ou cachée)

Le trouble dépressif masqué est une dépression atypique qu’il est difficile de diagnostiquer. Il est probable que vous consultiez pour des douleurs chroniques, ne sachant pas qu’il s'agit en réalité de l’expression physique de votre mal-être. Mais, une fois que votre état a été correctement identifié par un psychiatre, la dépression cachée se traite efficacement.

Les thérapies basées sur le comportement vont vous permettre de désactiver les mécanismes mentaux par lesquels vous transformez votre souffrance mentale en douleurs physiques. La thérapie cognitivo-comportementale est un excellent outil pour analyser ses pensées dysfonctionnelles.

La programmation neuro-linguistique (PNL) permet, elle aussi, d’entrer dans les coulisses de son propre cerveau pour comprendre son mode de fonctionnement, et ainsi mieux appréhender certaines situations. Le travail de l’expression des émotions est une méthode privilégiée par la PNL.

La neuropsychologie est une troisième approche qui fait le lien entre votre cerveau et vos comportements. Elle contribue à mieux comprendre la nature et l’origine des difficultés que vous rencontrez, pour réellement situer cet état dépressif.

La prise d’antidépresseurs ou d’antidouleurs peut également être prescrite si besoin. Cependant, elle n’est pas systématique dans le cas d’une dépression cachée.

Renaître après une dépression infantile

L’irritabilité et l’hyperactivité des enfants sont parfois dues à des souffrances profondes et nécessitent d’y prêter une attention particulière. Un enfant qui a été diagnostiqué dépressif a besoin d’un appui et d’un suivi continus, par le biais de ses proches, mais également avec l’aide d’un professionnel du fonctionnement psychique de l’enfant.

La première étape pour commencer le chemin de la guérison est d’instaurer un dialogue avec l’enfant. Pour les plus jeunes, il est compliqué d’exprimer ses souffrances et la cause de son mal-être. La bienveillance, la patience et la compréhension seront alors les clés pour changer la donne.

Pour parler de cette période difficile et trouver une solution adaptée, votre enfant aura besoin de l’aide d’un professionnel. Médecin de famille, pédiatre, infirmière, ou psychologue… le but est de faire parler la souffrance de l’enfant pour la comprendre au mieux. L’art thérapie est une option spécialement utilisée pour soigner la dépression chez l’enfant.

Dans la plupart du temps, les traitements médicamenteux sont réservés aux cas les plus sévères de la dépression. Lorsqu’un enfant est en situation de dépression aggravée, la prise d’antidépresseur permet de réguler efficacement l’humeur afin d’entamer un travail thérapeutique viable.

Se relever d’une dépression sévère

La dépression sévère est la forme la plus aggravée de ce trouble de l’humeur. Asthénie, conduites addictives, repli sur soi, mélancolie et hallucinations… Les retentissements sur le quotidien sont inévitables et particulièrement handicapants.

Parfois, une personne en état de dépression sévère peut souffrir d’épisodes de psychoses et d’hallucinations. Elles sont dues à la perte totale de contact avec la vie réelle, mais également à la prise de substances néfastes. Les psychoses sont des situations particulièrement bouleversantes qui peuvent renforcer l’état dépressif.

Les antipsychotiques et un suivi thérapeutique renforcés sont préconisés pour traiter les effets de la dépression sévère.

Les idées de suicide sont plus fréquentes dans cette forme de la dépression. Dans le cas où ces pensées noires sont de plus en plus répétées, une hospitalisation, même ponctuelle, reste la solution la plus appropriée pour traiter cet état d’urgence.

La Gestalt thérapie est une thérapie psychocorporelle efficace pour traverser les troubles de l’humeur aggravés. Son objectif est de remédier à ce manque de sens et de plaisir dans la vie, et ce sentiment d’échec constant, en se concentrant sur l’instant présent.

Bon à savoir

Tous les types de dépression regroupent un panel de symptômes communs : la fatigue excessive et non améliorée par le sommeil, la tristesse permanente et profonde, la forte baisse de l’estime de soi et la perte de plaisir.

Cependant, certaines formes de dépression provoquent des symptômes particuliers comme l’hypersomnie, l’excès de nourriture ou les psychoses. Il est donc important de situer son état mental et déceler les causes de la dépression pour l’identifier au mieux et la soigner de la manière la plus adaptée.

Certaines thérapies recommandées pour traiter certains types de dépression ne seront pas efficaces pour d’autres. À chaque forme dépressive, un traitement est préconisé et modulable selon les situations.

A retenir

La dépression est un état général de détresse psychologique. Fatigue généralisée, perte totale de plaisir, tristesse profonde et crises d’anxiété… Tout le fonctionnement psychique et physique est touché.

C’est une véritable maladie, qui se manifeste sous des formes différentes selon les facteurs qui l’ont causé : une rupture difficile engendre une dépression amoureuse, tandis qu’un décès ou l’apparition brutale d’une maladie provoquent une dépression réactionnelle, par exemple.

Les troubles addictifs, les douleurs chroniques et le surmenage professionnel sont des conduites et situations qui augmentent le risque de développer un trouble dépressif.

Il est possible de guérir en suivant une thérapie pour soigner la dépression. C’est une épreuve douloureuse dont vous pouvez vous relever, notamment avec l’aide de vos proches et de professionnels de santé.

 


Sources :

Pierre Van Damme, “Dépression et addiction”, Cairn, 2006

William Coryell, “traitement pharmacologique de la dépression”, MSD Manuals, 2021 

Christine Arbisio, “Le diagnostic clinique de la dépression chez l'enfant en période de latence”, Cairn, 2003

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