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Fatigue passagère ou troubles du sommeil : 6 manières de le savoir

Publié le 29/10/21 12:00

Ce n’est un secret pour personne : avoir une bonne qualité de sommeil permet de rester en bonne santé parce qu’elle préserve nos fonctions biologiques. Cependant, il arrive parfois que le sommeil ne soit pas toujours réparateur. Si mal dormir une nuit entraîne une fatigue passagère, qu’en est-il de toutes celles où vous avez tourné en rond dans votre lit, à chercher désespérément le sommeil ? Vous souffrez peut-être de troubles du sommeil.

Le stress et l’anxiété étant des sources fréquentes des troubles du sommeil, vous pouvez, si vous le souhaitez, réaliser gratuitement le test ci-dessous qui vous permettra d’évaluer votre état actuel.

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Sommaire de l'article :

  1. Troubles du sommeil : de quoi parle-t-on ?
    1. Des perturbations du sommeil fréquentes
    2. Insomnie, hypersomnie et parasomnie : de quel trouble souffrez-vous ?
  2. Fatigue passagère ou troubles du sommeil : faire la différence

Troubles du sommeil : de quoi parle-t-on ?

Tandis que 25% des personnes venant consulter leur médecin expriment une importante fatigue, il n’est pas toujours simple de définir si cette fatigue est passagère ou si elle résulte de véritables troubles du sommeil. Pour le savoir et mettre en place des mesures qui viennent pallier cette fatigue, des solutions existent, à commencer par l’analyse de votre sommeil qui vous permettra de savoir si vous êtes sujets à des troubles du sommeil.

Des perturbations du sommeil fréquentes 

Les troubles du sommeil se caractérisent par des perturbations régulières du cycle du sommeil. Cela les différencie d’une « mauvaise nuit » ponctuelle qui engendrerait, une fatigue passagère.

Les troubles du sommeil ne se manifestent pas tous aux mêmes âges et sont les conséquences de diverses causes : les contrariétés du quotidien, le stress, le temps passé sur les écrans sont quelques exemples qui peuvent être à l’origine d’un sommeil perturbé.

Néanmoins, il arrive également que les troubles du sommeil fassent partie des symptômes d’une maladie, parfois non diagnostiquée, venant alors alimenter la pathologie. C’est le cas par exemple de la dépression pour laquelle une fatigue importante et continue doit alerter la personne qui en souffre.

C’est pourquoi il est important de rester attentif à la qualité de vos nuits : avoir des troubles du sommeil n’est jamais quelque chose d’anodin.

Insomnie, hypersomnie et parasomnie : de quel trouble souffrez-vous ?

Il existe trois grandes familles de troubles du sommeil : l’insomnie, l’hypersomnie et la parasomnie. Dans ces catégories, sont regroupés les différents types de troubles qui renvoient à des dysfonctionnements du cycle circadien, distincts. Ainsi, se savoir souffrir d’insomnie ne suffit pas, il faut pouvoir identifier précisément sa forme afin de la traiter correctement.

L’insomnie 

L’insomnie est le trouble du sommeil le plus courant. Selon l’institut national du sommeil et de la vigilance, 20% des français souffrent d’insomnie. Il existe deux formes d’insomnie : l’insomnie transitoire et l’insomnie chronique.

  • L’insomnie transitoire dure quelques jours ou quelques semaines. Elle est causée par des événements précis : contrariétés du quotidien, stress ponctuel au travail, douleur physique, etc.

  • L’insomnie chronique se caractérise, quant à elle, par des difficultés à s’endormir, des réveils fréquents au cours de la nuit et parfois même des nuits blanches. Les causes de l’insomnie chronique sont variées, pouvant aller de la simple consommation de stimulants psychotropes (caféine, théine, taurine…) à des troubles psychiatriques ou psychologiques très importants, telle que la dépression qui représente 75% des cas d’insomnie chronique.

L’hypersomnie 

A la différence de l’insomnie, l’hypersomnie se caractérise par des endormissements involontaires et fréquents qui se manifestent à n’importe quel moment de la journée. L’hypersomnie est un trouble du sommeil assez rare mais reste très handicapant pour la personne qui en souffre. Deux formes d’hypersomnie se distinguent : la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique.

  • La narcolepsie est une maladie chronique et neurologique qui se traduit par une mauvaise qualité de sommeil durant la nuit entraînant des somnolences inévitables dans la journée. La narcolepsie conduit la personne atteinte à littéralement tomber de sommeil à n’importe quel moment de sa journée, puisque dans 70% des cas, s’ajoute à cette envie irrépressible de dormir, une cataplexie. Il s’agit d’une baisse brutale de la force musculaire qui va faire chuter la personne. La narcolepsie présente donc une mise en danger de la personne qui en souffre puisque ces chutes peuvent entraîner des accidents physiques plus ou moins graves.

  • L’hypersomnie idiopathique se caractérise par une fatigue ressentie tout au long de la journée malgré une durée du sommeil pendant la nuit très longue (plus de 10h). Les réveils sont compliqués et les personnes qui souffrent d’hypersomnie idiopathique n’arrivent pas à se sentir pleinement en forme et éprouvent le besoin de faire de longues siestes, ne permettant cependant pas de retrouver une forme de tonus.

La parasomnie 

Selon le Manuel MSD, « Les parasomnies sont des comportements indésirables qui surviennent lors de l'endormissement, pendant le sommeil ou pendant la phase d'éveil ». Les troubles du sommeil les plus connus considérés comme de la parasomnie sont : le somnambulisme, les terreurs nocturnes, les éveils confusionnels, les cauchemars et les paralysies du sommeil. Ainsi, il existe la parasomnie en lien avec le sommeil lent profond et celle en lien avec le sommeil paradoxal.

  • Le somnambulisme est un état qui se situe entre l’éveil et le sommeil. Les personnes somnambules vont agir de la même manière que si elles étaient pleinement réveillées : se lever, se déplacer… tout en n’ayant absolument pas conscience des actes qu’elles réalisent puisqu’elles dorment. Le somnambulisme est à prendre très au sérieux puisque ce type de trouble du sommeil peut conduire la personne à se mettre inconsciemment en danger : accidents domestiques, chutes, blessures…

  • Les terreurs nocturnes touchent principalement les enfants entre 18 mois et 4 ans. Ces derniers peuvent, dans leur sommeil, se mettre à crier, être agités, se mettre à parler ou encore avoir un comportement plus agressif. Les terreurs nocturnes interviennent généralement dans la phase d’un sommeil profond lent.

  • La paralysie du sommeil est un trouble parasomniaque qui rend la personne totalement incapable de se mouvoir, tandis qu’elle est consciente de son environnement : elle entend et voit mais ne peut ni bouger ni parler. La paralysie du sommeil n’est pas dangereuse en soi, mais constitue cependant une source de frayeur pour les personnes qui l'expérimente. En effet, au fait de ne plus pouvoir bouger et parler, s'ajoutent les hallucinations auditives, visuelles et tactiles qui peuvent arriver : sensation d’être tiré par les pieds, de chute, de présence d’une entité maléfique…

Si vous faites l’expérience très fréquemment de l’un de ces troubles du sommeil, la fatigue ressentie s’accumule et n’a plus rien de passager.

Fatigue passagère ou troubles du sommeil faire la différence

Se sentir fatigué au cours de la journée, est une sensation naturelle dès lors qu’elle fait suite à une activité physique ou intellectuelle particulièrement importante, qu’elle se manifeste pendant la phase de digestion après un repas ou parce que exceptionnellement, le sommeil n’a pas été très réparateur durant la nuit qui précède la fatigue.

La fatigue passagère se caractérise donc par une baisse d’énergie ponctuelle qui peut être d’ordre physiologique ou être causée par d’autres facteurs venant impacter le métabolisme : changement de saison, manque d’exercice, etc.

Si ces premiers éléments permettent de distinguer la fatigue passagère de celle causée par des troubles du sommeil, d’autres signes peuvent également vous permettre de faire la différence entre les deux.

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Une fatigue présente dès le réveil

L’énergie d’un sommeil réparateur doit pouvoir se faire ressentir durant les minutes qui suivent le réveil. Si au contraire, vous vous réveillez épuisé.e avec une forte envie de dormir et ce, quotidiennement, alors c’est que votre sommeil n’est pas de bonne qualité. Un manque de sommeil ou un sommeil de qualité médiocre entraîne par ailleurs, une accumulation de fatigue qui va se ressentir tout au long de la journée.

Des troubles cognitifs

Lorsqu’une fatigue est passagère, les facultés cognitives sont très légèrement voire pas du tout impactées. Vous pouvez exécuter vos tâches quotidiennes sans difficulté. En revanche, lorsque le sommeil est perturbé, la fatigue s’installe durablement et vient impacter fortement les facultés cognitives.

Dans ce cas-là, le manque de sommeil entraîne une baisse de la vigilance, des difficultés à vous concentrer et à être réactif. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est très fortement déconseillé de conduire si vous vous sentez fatigué.e : vous ne serez pas en pleine possession de toutes vos capacités d’attention et de réaction vous permettant d’éviter un potentiel accident.

Par ailleurs, un manque de sommeil régulier conduit également à des pertes de mémoire qui peuvent être le signe d’une fatigue plus importante qu’à la normale.

Un sommeil agité avec des réveils fréquents

Outre les difficultés à vous endormir, des réveils fréquents durant les nuits peuvent témoigner de troubles du sommeil et laisser place à une fatigue qui n’aura rien de passagère. Par ailleurs, si vous vous sentez agité.e pendant votre sommeil, que vous faites des cauchemars ou que vous avez cette impression de vous réveiller sans avoir vraiment dormi, alors vous souffrez peut-être de troubles du sommeil.

Vous sentez que vous n’avez pas le moral

Il est fréquent de ne pas avoir envie de faire quelque chose dès lors que la fatigue se fait sentir. D’ailleurs, peut-être vous sentez-vous mélancolique ou facilement irritable ? Ces signes peuvent traduire une fatigue importante pouvant être la conséquence d’un trouble du sommeil.

Vous tombez fréquemment malade

L’une des premières recommandations pour faire face à la maladie, qu’elle soit virale ou non, est de se reposer le plus possible. En effet, la qualité du sommeil qui impacte positivement ou négativement le fonctionnement de votre métabolisme, conditionne votre système immunitaire.

Ainsi, il a été scientifiquement prouvé qu’un manque de sommeil augmente le nombre des globules blancs (granulocytes), acteurs clés d’une bonne défense immunitaire.

Plus concrètement, face à une fatigue importante, le corps réagit comme s'il devait combattre une infection. Cela conduit à une augmentation continue des granulocytes, au regard d'une fatigue perpétuelle. Le corps se retrouve donc épuisé à force de tenter de combattre une infection qui n'existe pas et le système immunitaire s'affaibli.

Vous prenez facilement du poids

Enfin, le manque de sommeil chronique peut également entraîner une prise de poids car il impacte la régulation des hormones contrôlant l’appétit.

Lorsque vous avez une accumulation de fatigue à cause de troubles du sommeil, la ghréline, une hormone qui stimule la sensation de faim, est sécrétée en très grande quantité et la leptine, l’hormone permettant de réguler la sensation de satiété, baisse.

C’est ainsi que vous pouvez éprouver le besoin de manger en plus grande quantité, lorsque vous êtes fatigué.e et plus particulièrement, des produits assez gras. Cela favorise donc une prise de poids. Sur du long terme, les troubles du sommeil peuvent développer chez une personne des troubles du comportement alimentaire comme de l'hyperphagie.

Enfin, une fatigue constante n’influençant pas la pratique régulière d’une activité physique, la sédentarité s’ajoute aux facteurs d’une prise de poids en lien avec le manque de sommeil.

Lorsque la fatigue n’est pas passagère, il est important de prendre des mesures durables, permettant de la réduire. En effet, le développement d’une carence en sommeil entraîne des dérèglements du métabolisme qui peuvent, dans ses formes les plus graves, conduire à des accidents ou à développer des maladies neurodégénératives, telle que la maladie d’Alzheimer par exemple. Enfin, si vous éprouvez des difficultés à trouver le sommeil ou que vous sentez que vous êtes continuellement fatigué.e, il est également essentiel d’en faire part à votre médecin qui pourra peut-être vous diagnostiquer des troubles du sommeil. Ces derniers sont souvent les conséquences d’un état de souffrance conscient ou inconscient pouvant être traités au moyen d’une psychothérapie. Ainsi, la dépression, l’anxiété sociale ou l'anxiété généralisée, un burn out, ou encore des traumatismes liés à votre enfance sont autant de maux qui peuvent s’exprimer au travers des troubles du sommeil, tandis qu’ils peuvent parfaitement être traités dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique.