Paralysie du sommeil : 6 choses à savoir pour mettre fin à ce cauchemar

Comment arrêter la paralysie du sommeil quand vous en souffrez ? Voici tout ce que vous devez savoir pour stopper ces hallucinations et cette sensation de ne plus pouvoir bouger

La dimension étrange, voire mystique de l’expérience de la paralysie du sommeil a souvent été le prétexte d’un grand nombre de croyances et de superstitions durant l'histoire. Cependant, elle constitue avant tout une expérience souvent désagréable et parfois très déstabilisante pour celles et ceux qui la vivent. Il est utile de vous y préparer puisque l’on estime que 20 à 40 % de la population, sera touchée au moins une fois par ce trouble du sommeil au cours de sa vie. Voici tout ce que vous devez savoir sur la paralysie du sommeil pour mieux la comprendre en venir à bout le plus rapidement possible.

Nous vous proposons également d'évaluer la qualité de votre sommeil en réalisant gratuitement le test suivant. Il vous permettra de savoir si vous souffrez de troubles du sommeil et d'identifier lesquels. 

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La paralysie du sommeil c'est quoi ? 

La paralysie du sommeil fait partie des troubles du sommeil, dans la catégorie des parasomnies. Elle peut apparaître au moment de l’endormissement, c'est la paralysie hypnagogique ou au réveil : paralysie hypnopompique. Dans les deux cas, c’est pendant la phase du sommeil paradoxal que va survenir la paralysie du sommeil.

Concrètement, elle s’exprime quand la personne est au bord de l’éveil, ou bien très peu de temps après l’endormissement : c’est cette phase de basculement entre l’éveil et le sommeil qui est particulièrement propice à sa manifestation.

Pendant cette phase, le cerveau est très actif mais ne contrôle plus les commandes musculaires. Le corps est complètement relâché, pour éviter une agitation pendant le sommeil liée à l’activité intense du cerveau à travers les rêves : il s’agit d’une protection naturelle pour ne pas « vivre » les rêves de manière physiquement violente ou dangereuse. 

La paralysie intervient pendant cette phase du sommeil paradoxal et correspond à un éveil non entièrement réalisé, du point de vue physiologique. Précisément, la conscience de soi est entièrement réintégrée quand la conscience du réel n’est encore que partielle : vous vous retrouvez entre le rêve et la réalité

Paralysie du sommeil ou cauchemar ? Tout ce que vous devez savoir pour l'arrêter

Bien qu'elle ne soit pas dangereuse pour la santé, il est important de comprendre comment cette parasomnie se déclenche, afin d'apprendre à la maîtriser et de ne plus en souffrir. Mettre fin à la paralysie du sommeil commence donc par l'identification de ses symptômes.

Fait n°1 : Elle se manifeste par des expériences impressionnantes mais pas dangereuses

Alors même que l'ensemble des symptômes liés à ce trouble, comme les hallucinations qui l’accompagnent, sont fréquemment rapportées comme étant angoissantes, la paralysie du sommeil est sans gravité.

Lorsque vous expérimentez le trouble de la paralysie du sommeil : 

  • Vous avez le sentiment d’être éveillé.e alors même que votre corps est encore en repos : seuls les muscles oculaires et respiratoires sont en mode de fonctionnement actif, tandis que tous les autres restent plongés dans le repos et l’état de sommeil.

  • Pour cette raison, vous vous trouvez dans l'incapacité d'effectuer tout mouvement volontaire, à moins d’un effort extrême. La réalisation d’un tel mouvement permet un réveil complet, mais celui-ci peut également intervenir par lui-même au bout de quelques secondes ou éventuellement quelques minutes. 

  • A cette expérience d'immobilisation, vont fréquemment venir s’associer des hallucinations éventuellement accompagnées de sensations d'oppression, de suffocation, de présence maléfique, comme des démons par exemple et de mort imminente.

La peur et l’anxiété sont souvent liées à la paralysie du sommeil car elle reste une expérience déconcertante mais il est important de retenir qu'il n’y a pas de précédent de perte définitive du contrôle musculaire : vous retrouvez systématiquement la maîtrise de votre corps de quelques secondes à quelques minutes après le début de cet état de conscience particulier. 

Durant la phase du sommeil paradoxal, l’activité cérébrale est très riche mais le lien entre le cerveau et les muscles est coupé pour éviter que l’hyperactivité du cerveau ne provoque une mise en danger physique.

Ainsi, un réveil soudain au cœur d’une phase de sommeil paradoxal peut dans de rares cas demander à l’organisme quelques instants supplémentaires pour lier de nouveau les fonctions cérébrales aux fonctions musculaires. Cela explique l’absence de tout tonus musculaire lors d’une paralysie du sommeil : votre corps dort encore alors que votre cerveau est en phase d’éveil. 

Dans la grande majorité des cas, ces réveils ne surviendront que de manière très ponctuelle, voire unique au cours de la vie. La paralysie du sommeil n’est donc absolument pas l’indicateur d’un trouble psychique ou physique quelconque.

Fait n° 2 : On peut identifier les causes de la paralysie du sommeil 

La paralysie du sommeil est principalement favorisée par le manque de sommeil : en cas de fatigue intense et de « dette » chronique et massive par rapport à vos besoins de sommeil, l’organisme épuisé peut manifester un temps de réaction pour reconnecter au niveau cérébral les fonctions liées au tonus musculaire, ce qui provoque l’expérience de paralysie.

Les médecins ont également repéré que la position allongée sur le dos à l’endormissement, mais aussi les positions de sommeil inhabituelles, tendent à impacter la probabilité de manifester le trouble.

De la même manière, le stress, l'anxiété ou encore le surmenage au travail, participent à créer un contexte favorable pour l’apparition de troubles du sommeil en général, et de ce type de parasomnie en particulier. 

Enfin une modification soudaine de votre mode de vie, pouvant être liée à une perte personnelle, un déménagement, ou encore une évolution professionnelle par exemple, semble jouer sur son apparition ponctuelle. En effet, ce type d’événement est souvent associé à des changements concernant les rythmes et habitudes liés au sommeil et aux routines autour de l’endormissement : un rythme irrégulier concernant les horaires du sommeil est donc un autre facteur repéré comme favorisant l’apparition du trouble. 

Lire aussi l'article : 3 recommandations de psy pour savoir comment gérer son stress au quotidien

Fait n°3 : La paralysie du sommeil n'est pas une pathologie mais un trouble passager

La paralysie du sommeil peut évidemment toucher tout le monde. Cependant, elle aura plutôt tendance à apparaître à l’adolescence et se manifeste plus fréquemment à cette période, puisqu’on peut constater que c’est à l’âge de 17 ans que la fréquence de manifestation du trouble est la plus élevée. Le sexe n’est pas un facteur déterminant : la paralysie du sommeil touchera aussi bien les hommes que les femmes.

Cependant, si vous expérimentez la paralysie du sommeil à répétition, il est prudent d’en parler à votre médecin qui vous mettra certainement sur la piste d’un possible cas de narcolepsie. En effet, on sait que 20 à 40 % des personnes narcoleptiques présentent ce symptôme de manière régulière, en addition avec les autres troubles provoqués par la maladie. Dans le cas d’une narcolepsie, la paralysie du sommeil aura plutôt tendance à être vécue pendant la phase d’endormissement plutôt qu’au moment du réveil.

Enfin, l’angoisse liée aux différents types d’hallucinations qui l’accompagnent peut avoir un impact plus global sur le rythme et la qualité du sommeil : il arrive que cette expérience soit suffisamment dérangeante pour provoquer une peur de l’endormissement par crainte que l’expérience se renouvelle.

Le seul dommage réel de la paralysie du sommeil est donc la possibilité de développer une insomnie passagère en conséquence. 

Fait n°4 : Les hallucinations associées à la paralysie peuvent être maîtrisées

Les expériences psychiques qui l'accompagnent peuvent légitimement être qualifiées d’hallucinations, dans la mesure où il s’agit d’expériences psychiques donc subjectives, sans prise avec la réalité et qui pourtant, donnent à celui ou celle qui les expérimente la sensation d’être réelles.

La présence de ces expériences hallucinatoires extrêmement réalistes s’explique par la rencontre entre une conscience en éveil et la vie fantasmatique de la psyché qui s’exprime notamment dans les rêves pendant le sommeil paradoxal.

C’est aussi la présence de ces hallucinations inquiétantes qui rend la paralysie presque insupportable, pour la bonne raison que vous ne pouvez pas vous y soustraire, de part votre état suspendu entre la veille et le sommeil. 

Il s’agit donc d’hallucinations visuelles, auditives, tactiles, ou kinesthésiques. Elles sont rapportées par plus de la moitié des personnes ayant expérimenté la paralysie du sommeil. Ce qui est troublant reste la récurrence thématique concernant le contenu de ces hallucinations, qui varie relativement peu d’une personne à une autre. 

  • Hallucinations auditives :  il est souvent question de bruits de pas et de voix étrangères, perceptions associées à l’idée d’une intrusion et d’un danger imminent. 

  • Hallucinations tactiles : des sensations de pression et d’écrasement au niveau du torse. Ce ressenti s’explique par une difficulté relative à respirer librement liée à la pression exercée par les muscles thoraciques encore endormis. 

  • Hallucinatoires kinesthésiques et cénesthésiques : elles renvoient fréquemment à des expériences de sortie du corps, de lévitation ou encore de mouvements divers du corps qui sont vécus comme se produisant en apesanteur. Ces hallucinations sont donc vécues comme étant associées à des émotions spécifiques, le plus couramment la peur et l’impression d’un danger ou d’une mort imminente. 

Dès lors que vous savez ce que vous pouvez être amené.e.s à éprouver, que vous saisissez qu’il s’agit d’un symptôme très partagé, vous pouvez commencer à prendre une distance émotionnelle vis-à-vis de cette expérience. Cela vous permettra d’apaiser les émotions de peur et d’inquiétude liée à la notion de danger.

Compte tenu du fait que vous êtes dans ces moments précis dans un état de grande suggestibilité, un apaisement émotionnel profond peut vous conduire à transformer le contenu même des hallucinations, comme vous dirigeriez votre conscience où vous le souhaitez dans le cadre d’un rêve lucide. 

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Fait n°5 : souvent, il n'est pas utile de consulter un médecin

Dans la grande majorité des cas, il n'est pas utile de consulter un médecin.

Le processus d'intégration et de gestion personnelle de cette expérience commence par le fait de pouvoir mettre des mots sur ce qu’il vous arrive. Maintenant que vous savez tout ce qu’il y a à savoir sur la paralysie du sommeil, vous ne vous trouverez pas démuni.e s’il vous arrivait un jour de vous y trouver confronté.e.

Le fait de pouvoir mettre un mot correspondant précisément à l’expérience que vous venez de vivre vous soulagera grandement et vous évitera de rester avec le sentiment que vous avez connu, que l’on pourrait facilement prendre pour une expérience paranormale ou mysitique.

Savoir que votre vécu renvoie directement à une parasomnie connue et identifiée sera un grand soulagement : vous aurez conscience qu’il s’agit simplement d’un bref dérèglement à la sortie d’une phase de sommeil paradoxal. 

En effet, lorsque l’on est préalablement averti, on peut véritablement trouver des clés pour vivre cette expérience relativement sereinement. Vous saurez que cet état n’est pas durable, que vous n’allez pas rester prisonnier.e de votre corps immobile, que l’expérience cessera quelques secondes plus tard : cela vous aidera à apaiser la peur et l’angoisse qui peuvent vous saisir. 

Vous saurez que votre organisme est simplement encore momentanément en état de sommeil mais que vos fonctions vitales sont assurées par une respiration qui se maintient malgré la paralysie : vous n’avez rien à craindre pour votre santé ou pour votre vie.

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Fait n°6 : Il existe des solutions pour arrêter la paralysie du sommeil

N’oubliez pas que vous n’avez que deux solutions lorsque vous êtes en train de vivre une paralysie du sommeil :

  1. Vous pouvez vous laisser porter et vivre ce moment le plus sereinement possible.
  2. Vous pouvez lutter contre cette expérience désagréable.

Sachez cependant que la lutte contre la paralysie du sommeil est difficile et source d’angoisse : plus vous tenterez de vous extraire de votre immobilisme, plus vous vous sentirez frustré.e et démuni.e. Vous ressentirez alors d’autant plus fort l’impression d’emprisonnement et de perte de contrôle qui caractérise la paralysie. 

Si à l’inverse, vous acceptez de simplement vous laisser vivre ce moment sans combat, vous reprenez votre pouvoir d’action. Vous pouvez alors diriger votre expérience vers des contenus et des ressentis plus paisibles et plus agréables. Vous pouvez vous projeter en pensée dans une situation et dans un décor qui vous plaisent et ainsi, lutter pacifiquement contre vos émotions négatives.

Le fait de vous détendre psychologiquement vous permettra de vous relaxer également physiquement : vous ressentirez alors dans une moindre mesure les effets de la paralysie, puisque vous ne vous confrontez pas à votre incapacité à bouger.

En vous décontractant, il est même possible que vous vous rendormiez naturellement et que votre conscience reparte dans l’espace du rêve et du sommeil, annulant de fait l’expérience de la paralysie

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