Comment reconnaître la mélancolie et la soigner ?

Découvrez si vous êtes une personne mélancolique

Le concept de mélancolie fait le plus couramment référence à un sentiment ponctuel ou à un état durable de tristesse diffuse, de pessimisme, de chagrin sans cause identifiable. Si la mélancolie dépressive désigne aujourd’hui davantage un ressenti subjectif éclairé par de nombreuses créations artistiques et littéraires, qu’un état psychique objectif et clairement identifiable, certains troubles de l’humeur peuvent être apparentés à un état mélancolique tel que défini par les analyses qu’en ont fait la psychologie et la psychiatrie. Mais quels sont les symptômes de la dépression mélancolique et comment la traiter ?

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Qu'est-ce que la mélancolie ?

Dans Deuil et mélancolie (1917), Freud écrit en effet que : « La mélancolie se caractérise du point de vue psychique par une suspension de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer, l’inhibition de toute activité […] ».

Il s’agit pour lui d’une forme de dépression, d’ailleurs associée à une perte de l’estime de soi si profonde qu’elle va jusqu’au dénigrement de soi, voire jusqu’à l’« auto-injure ». C’est sur cette base que l’on parle aujourd’hui dans les classifications psychiatriques d’un épisode dépressif caractérisé, c’est-à-dire d’une dépression avec caractéristiques mélancoliques, qui reprend les signes cliniques et les caractéristiques de la mélancolie décrits par Freud.

Le terme et le concept de mélancolie trouvent leurs origines directes dans l’Antiquité grecque, et plus précisément dans la théorie des humeurs d’Hippocrate. Selon celle-ci, la prédominance au niveau individuel de l’une des quatre humeurs (sang, lymphe, bile jaune, bile noire) identifiées comme régulatrices de l’organisme, était associée à un tempérament particulier censé se répercuter au niveau de la personnalité. C’est la tristesse qui est centrale dans ce tempérament déterminé par la bile noire et défini comme mélancolique.

Ce tempérament mélancolique était également associé au génie et à une forme de clairvoyance rendue possible par l’expérience existentielle extrême de la douleur morale, conduisant parfois à la « folie » selon cette théorie. En effet, dans la tradition psychanalytique comme en psychiatrie, la mélancolie n’est pas un trait de personnalité ou un tempérament mais bien une pathologie sévère.

Quels sont les symptômes de la mélancolie ?

Dans la dépression mélancolique, les signes de la dépression sont présents de manière exacerbée :

  • Une douleur morale très lourde associée à un vif désespoir ;
  • Un sentiment d’autodépréciation intense, l’impression d’avoir gâché sa vie ;
  • Un état anxieux marqué assorti d’un découragement constant ;
  • Une culpabilité douloureuse ;
  • Un dégoût pour la vie ;
  • Une perte de poids ou des problèmes pour s’alimenter ;
  • Les interactions et les échanges sont réduits au strict minimum ;
  • Des troubles du sommeil sévères, en particulier des réveils au petit matin avec impossibilité de se rendormir ;
  • Une perte d’élan vital démesurée : épuisement, démotivation, isolement ;
  • Des idées noires et un risque suicidaire important.

Souvent confondue avec l’épuisement professionnel, on peut rappeler que la dépression (sévère, amoureuse ou saisonnière) est définie principalement par une humeur dépressive quasi permanente caractérisée par :

  • Un sentiment de tristesse ou de vide ;
  • Une perte durable de plaisir ;
  • Une perte d’énergie importante ;
  • Un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité ;
  • Des pensées de mort récurrentes.

Ainsi, la caractéristique mélancolique dans la dépression renvoie à une intensité particulièrement sévère de l’épisode dépressif, associé à un risque suicidaire plus élevé que la normale.

On parle dans ce cas d’une souffrance morale profonde, accompagnée d’un ralentissement moteur majeur qui peut aller jusqu’au mutisme. La dépression mélancolique se caractérise par une anesthésie affective globale, en plus de l’incapacité à ressentir du plaisir. L’humeur dépressive est marquée par un découragement profond, un sentiment de désespoir en lien avec l’impression d’être incurable, ainsi qu’une culpabilité massive.

Ce type très spécifique de dépression sévère touche environ 1% de la population, contre 10% pour l’épisode dépressif non spécifique.

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Quelles sont les différentes formes de mélancolie ?

Il existe plusieurs formes de mélancolie dépressive, chacune caractérisée par une tonalité et des symptômes spécifiques.

 

La mélancolie anxieuse est une dépression mélancolique marquée par une tension anxieuse. Elle se distingue par une anxiété marquée débordante et une agitation accrue, la personne mélancolique est inhabituellement tendue : le ralentissement propre à l’état dépressif disparaît donc pour laisser place à la nervosité physique. Elle n’arrive pas à tenir en place, fait des allers-retours, surveille les portes, se comporte comme étant littéralement « aux aguets ». Il lui est impossible de se concentrer car elle est en proie à l’inquiétude et craint de perdre le contrôle ou qu’un évènement horrible va se produire. En fait, la peur domine cette forme mélancolique, il s’agit d’une véritable panique. La personne peut se lamenter, gémir, sangloter voire supplier.

 

Le désespoir est profond, l’estime de soi disparaît, une forte culpabilité prend le dessus, accompagnée de pensées suicidaires : le risque est important car le tourment éprouvé par la personne la pousse à chercher la mort. La dépression mélancolique anxieuse est plus dangereuse et grave que la forme classique de la mélancolie car tous les signes sont puissamment ancrés et marqués. C’est une forme que l’on retrouve en particulier chez les personnes âgées.

 

Parfois, un délire peut s’ajouter à la mélancolie anxieuse, ce qui amène certains auteurs à classer la mélancolie délirante dans une autre forme de la dépression mélancolique. Ici vient s’ajouter l’envahissement par le délire. Ces idées délirantes sont extrêmement pénibles à endurer mais elles sont monotones, c’est-à-dire que la personne mélancolique répète toujours les mêmes. De même leur construction intellectuelle est peu développée : on les reconnaît à la richesse émotionnelle dégagée plus qu’au contenu même des idées. Il y a une forme de passivité car l’individu en souffrance les accepte avec fatalité, comme si aucun autre choix n’était possible.

 

Les thèmes délirants dans cette forme de mélancolie peuvent être associés à des idées :

  • De culpabilité : le sentiment d’indignité est marqué par de l’autoaccusation au travers de remords concernant un péché ou une faute ; en conséquence la personne est dans l’attente de son châtiment.
  • D’hypocondrie : ou de corps transformé ; le délire tourne sur l’absence d’organes, de vide corporel, de corps différent des autres.
  • De frustration : sentiment d’un malheur, d’une perte (ruine ou deuil) à venir.
  • De possession, d’influence ou de domination : incapacité d’agir ou de vouloir, impression d’être habité par un animal ou un démon.
  • De négation : il s’agit de négation de la vie, de la mort, du corps ou du monde, cette forme reprend les précédentes. Dans le syndrome de Cotard on retrouve par exemple principalement le délire de négation d’organes.

La mélancolie stuporeuse quant à elle est marquée par un fort ralentissement et une sidération sur le plan psychomoteur. La suspension des mouvements volontaires est extrême et cela impacte directement les activités liées à l’expression comme le fait de parler mais également les attitudes et l’ensemble de la gestuelle. Le visage est totalement inexpressif mais une mimique de désespoir est souvent figée, ce qui aide au diagnostic. Souvent le regard est également fixe (les paupières ne clignent pas) mais des larmes peuvent couler.

 

Cela vient engendrer un repli sur soi profond, associé au mutisme et à une inertie quasiment totale. L’altération de l’humeur est intense, le risque suicidaire est élevé et constant. La personne mélancolique refuse souvent l’alimentation. Cet état de stupeur constitue une urgence vitale et une prise en charge doit avoir lieu car en dépit de la stupeur, les idées mélancoliques sont bien présentes ainsi que les idéations suicidaires. Cette forme de mélancolie est souvent présente dans le trouble bipolaire.

 

Quant à la « mélancolie souriante » il s’agit d’une dépression mélancolique masquée. La personne mélancolique présente une apparence non dépressive, avec un rictus souriant plaqué sur son visage. Il s’agit donc d’individus en apparence heureux mais rongés par la maladie. L’expression symptomatique ne détermine pas systématiquement la pathologie, c’est le fond qui importe.

 

Rappelons que la mélancolie convoque des idées de perte totale, d’annihilation avec des formes douloureuses, catastrophiques et morbides : la dépression mélancolique souriante c’est cette perte d’élan vital sans jamais en montrer quoi que ce soit. Cette dépression masquée sera d’autant plus complexe à diagnostiquer que la personne évoque des symptômes somatiques nombreux, ce qui occulte le syndrome mélancolique.

 

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Quelle est la différence entre la mélancolie et la tristesse (dysthymie) ?

La dysthymie, aussi appelée trouble dépressif persistant, est peut-être l’état psychique qui se rapproche le plus des représentations classiques de la mélancolie.

Touchant près de 2% de la population, la dépression mélancolique se définit principalement par la présence d’une humeur triste de manière quasi permanente sur une période minimale de 2 ans.

Cet état dépressif se distingue généralement de l’épisode dépressif caractérisé par des symptômes plus légers et moins envahissants, qui auront moins de répercussions sur le fonctionnement global de la personne : c’est principalement l’humeur qui est touchée, avec une tristesse diffuse plus ou moins marquée.

S'il est possible de se sentir déprimé de temps à autre, la dysthymie se différencie d’un état « normal » au sens où l’humeur triste est permanente. Elle conduit d’ailleurs les personnes qui en souffrent à ignorer leur trouble, les symptômes étant stables, persistants, et plus légers que ceux d’une dépression majeure : on peut avoir tendance à croire qu’il s’agit d'un type de personnalité ou d'un caractère propre, ce qui mène souvent à un non-recours au soin.

Si la dysthymie permet une adaptation correcte au réel et un niveau de fonctionnement personnel, professionnel et social minimal, elle reste une véritable entrave pour l’épanouissement optimal de la personne et limite l’expression de tout son potentiel.

Bon à savoir

La nostalgie est le fait de repenser à des événements du passé, parfois avec un petit pincement au cœur, mais elle peut apporter du réconfort. La mélancolie quant à elle constitue un véritable état d’esprit sombre, teinté de tristesse et de désespoir.

Dites adieu au spleen !

La tristesse comme fidèle allié, vous ne savez pas ce que représente le bonheur, au fond vous n’y croyez plus. La mélancolie vous berce au quotidien. Cette apathie latente et ce chagrin diffus qui vous accompagnent, vous ne savez pas très bien d’où ils proviennent mais ils ne vous quittent jamais. Vous n’en pouvez plus et vous n’avez plus envie de lutter. La fatalité de la vie et ce grand désespoir que vous avez en vous, vous donne parfois envie d’en finir pour de bon. Vous aimeriez qu’on vous libère de cette souffrance pour enfin retrouver la joie de vivre.

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Comment sortir de la dépression mélancolique ?

Malgré l'état dans lequel votre dépression mélancolique vous plonge, soigner la mélancolie est possible. Un certain nombre de pratiques liées à l’hygiène de vie constituent des déterminants fondamentaux pour l’humeur et la santé mentale de manière plus globale.

Accueillir votre état mélancolique

L’état mélancolique se caractérise par une tendance à l’apathie, renvoyant à une incapacité à être touché par votre environnement et à vous sentir impliqué psychiquement par ce qu’il s’y passe et ce, que la mélancolie renvoie à l’humeur propre à la dépression sévère à caractéristiques mélancoliques, ou à un état dépressif chronique plus ou moins aigu.

On retrouve également chez les personnes mélancoliques, une diminution importante de la volonté, associée à l’initiation de l’action (aboulie).

Cette dernière se caractérise par l’absence de toute envie d’agir, ainsi qu’une difficulté à échapper à une forme de paralysie que nourrit une perte globale de motivation. Il peut être très difficile d’être confronté au vide qui se crée avec la réduction de l’activité personnelle, au-delà de constituer un handicap plus ou moins important du point de vue de l’intégration sociale, avec la difficulté à aller vers les autres.

Il ne faut cependant pas tomber dans le piège de la culpabilité que certaines personnes mal informées peuvent vous tendre, lorsqu’elles suggèrent que ce retrait relatif du monde n’est que le résultat d’un manque de volonté, qui trouverait sa résolution dans le fait de « se prendre en main ».

Sachez qu’il est normal que vous puissiez vous sentir diminué sur le plan de l’action, de la motivation et de la prise d’initiative en général car l’état mélancolique est associé à une forme de passivité : en prendre conscience est un premier pas vers une évolution positive.

Se rééduquer par l’activité

Combattre la mélancolie passe par des pratiques simples permettant de lutter contre un désinvestissement trop massif vis-à-vis de l’activité, entraînant un retrait social et un repli sur soi. L’objectif est d’activer judicieusement votre organisme pour se repositionner dans une dynamique positive susceptible de vous encourager et de vous soutenir au quotidien.

Le mouvement en tant que tel va avoir un impact sur la production et la libération de certaines hormones, notamment la dopamine et la sérotonine, respectivement responsables d’une sensation immédiate de plaisir et de la régulation de l’humeur.

Ainsi, si vous souffrez d’une dépression mélancolique qui vous entrave au quotidien, l’objectif est de vous lancer quotidiennement dans des activités très simples qui ne vous engagent pas personnellement et ne vous demandent que peu d’efforts. Dans le cas où vous parvenez à vous investir dans une activité utile même minime (par exemple ménagère) dès le matin, alors que dès votre réveil tout vous semble insurmontable, votre corps participera à ces libérations hormonales qui vous soutiendront positivement au niveau psychique : c’est le premier avantage d’un engagement dans l’action.

À moyen et plus long terme, le but de cette méthode est de vous appuyer sur votre propre ressenti et évaluations positives des conséquences même minimes de votre action pour vous inciter naturellement et progressivement à réinvestir votre environnement, par l’augmentation du nombre de tâches simples puis plus complexes que vous êtes en mesure de réaliser, en allant petit à petit vers une diversification des domaines d’activité.

De même, afin de sortir de la dépression, la pratique régulière d’une activité physique contribue à la régulation émotionnelle et de l’humeur par la libération d’endorphines, dont les effets anxiolytiques et parfois euphorisants, ont été établis. Le bien-être et la santé sur le plan physique, permettent de limiter l’impact négatif éventuel des événements extérieurs sur l’équilibre psychique, grâce à cette activité régulatrice.

Cela va également être bénéfique au niveau cognitif, via la réduction des ruminations mentales liées à votre dépression mélancolique, mais aussi sur le plan de l’estime de soi et de la gestion d’un éventuel sentiment de culpabilité associé à vos limites actuelles : vous êtes amené à constater les résultats concrets et observables de votre action, ce qui vous soutient positivement dans l’idée que vous êtes capable de réaliser une activité constructive.

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Favoriser un sommeil réparateur

Le manque de sommeil est repéré comme étant à l’origine d’une amplification des troubles de l’humeur caractéristiques d’un état mélancolique, en augmentant l’instabilité au niveau émotionnel, l’irritabilité et les ruminations mentales, mais aussi la fatigue qui exacerbe elle-même, dans des proportions importantes la vulnérabilité émotionnelle et les fragilités psychiques existantes.

De plus, la régularité du sommeil et de ses cycles est elle aussi capitale du point de vue de son impact sur l’humeur. Afin de sortir de la mélancolie, veillez si vous le pouvez, à adopter des habitudes aussi rigoureuses que possibles concernant vos horaires de sommeil. Il a en effet été établi que leur variabilité constituait un facteur de risque généralement sous-estimé pour le développement, le maintien et la potentielle aggravation des troubles de l’humeur.

Pour vous aider, les plantes sont d’un excellent soutien. Par exemple, le houblon a des effets sédatifs et favorise l’endormissement. La valériane apaise les états nerveux tandis que la mélisse calme les inquiétudes. Quant à la passiflore elle aide au sommeil réparateur. Lavande, camomille, marjolaine… Les plantes pouvant contribuer à cela sont nombreuses.

En concocter une tisane chaque soir favorisera des nuits de qualité, d’autant plus si vous mettez en place un véritable rituel rassurant avant de fermer les yeux : lecture, écriture dans votre journal, séance de méditation, câlin avec votre animal… Libre à vous de configurer ce moment comme vous le souhaitez pour en faire un véritable instant bien-être qui vous aidera à plonger dans le sommeil.

Apprendre à gérer ses émotions

Les pratiques de gestion émotionnelle et de gestion du stress telles que la méditation, la respiration et la relaxation sont également très efficaces pour combattre la mélancolie, pour peu que vous parveniez à les investir sur la base d’une pratique régulière : elles participent à l’apaisement d’une activité mentale souvent agitée par les ruminations, les pensées négatives et les croyances limitantes.

Par ailleurs, si elles sont correctement guidées et encadrées, elles permettent d’accéder de manière bienveillante et compréhensive aux dynamiques émotionnelles qui régissent votre activité interne. Les émotions lourdes et envahissantes qui vous pèsent au quotidien, peuvent être accueillies en conscience. Le fait de les accepter comme telles, plutôt que de les rejeter comme indésirables ou de se mobiliser psychiquement pour lutter contre elles, vous conduira à alléger votre charge émotionnelle en vous libérant de certaines émotions négatives qui y sont associées, telles que la culpabilité ou la frustration.

Démarrer une thérapie

Malgré tout, la dépression mélancolique reste une forme d’état dépressif grave que les habitudes et pratiques mises en place personnellement ne permettent pas systématiquement de guérir.

30% des épisodes dépressifs pris en charge médicalement ne répondent pas complètement au traitement : on observe alors des récidives qui se manifestent par la récurrence d’épisodes dépressifs caractérisés : à chaque guérison va succéder une rechute.

Pour soigner la mélancolie il est donc nécessaire d’accompagner la personne avec une prise en charge psychothérapeutique adaptée en plus d’un traitement à base d’antidépresseurs. Le suivi médical est généralement pluridisciplinaire (médecin ou psychiatre, psychologue).

Les bénéfices de la thérapie sont nombreux et les outils thérapeutiques variés afin de correspondre au mieux aux besoins de la personne mélancolique : déconstruire les schémas de pensées dysfonctionnels, remonter aux sources de la souffrance ou encore traiter en profondeur un trauma associé.

À retenir

Si la dépression renvoie, en général, à un « épisode », c’est-à-dire à un état passager susceptible de disparaître complètement grâce à un traitement adapté, il est possible d'identifier différentes conditions psychiques associées à la dépression. Ces conditions renvoient à des états pathologiques plus durables.
 
Les personnes souffrant de ce type de troubles pourront être définies comme mélancoliques, dans la mesure où le sentiment de tristesse peut malheureusement venir imprégner la personnalité sur le long terme.
 
Dépression exacerbée dans laquelle la perte d’élan vital est au premier plan, la mélancolie peut prendre de nombreuses formes différentes, toutes présentant un risque suicidaire élevé. Il est important de se souvenir que la dépression mélancolique ne renvoie pas à une défaillance chez la personne qui en souffre.
 
Ainsi, cette forme de souffrance psychique qui peut aller jusqu’à altérer certains traits de la personnalité comme dispositions personnelles stables, ne doit pas faire oublier qu’un état psychique, même s’il est fondé sur des perturbations de l’humeur, ne permet pas de réduire la personne à ses troubles.
 
Prendre soin de soi pour sortir combattre la mélancolie reste possible même si un accompagnement psychothérapeutique et un traitement médical sont nécessaires au regard de la gravité des symptômes car la souffrance psychique doit impérativement être soulagée.

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