Baby Blues ou dépression post partum ? 7 manières de le savoir

Dépression post partum ou baby blues, comment faire la différence ?

Il est courant de parler de baby blues pour désigner un état de mal-être fréquent qui peut suivre la période de l’accouchement. On confond souvent cet état, bénin et transitoire, avec la dépression post partum qui est un véritable syndrome dépressif, touchant près de 20 % des mères.

Les mères qui présentent des symptômes dépressifs trois à six mois après la naissance de leur enfant sont très nombreuses, pourtant toutes ne souffrent pas de dépression postnatale. Lors de la période du post-partum il n’est pas rare de confondre fatigue et état dépressif.

De plus, les mères ne sont pas les seules touchées par la dépression après un accouchement, puisque le baby blues chez le papa existe également, tout comme l’épisode dépressif.

De ce fait, comment savoir si l’on souffre de baby blues ou de dépression post partum ? Cet article fait le point sur les sept différences entre la dépression post-partum et le baby blues. Et si vous pensez être actuellement en dépression, n'hésitez pas à réaliser le test suivant qui vous permettra d'obtenir les premières réponses aux questions que vous vous posez peut-être.

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7 différences entre la dépression post partum et le baby blues

Faire la différence entre la dépression post partum et le baby blues n’est pas toujours évident. 50 à 80% des femmes traversent un état de déprime passagère à la suite de la naissance de leur enfant : c’est le baby blues. Celui-ci est transitoire et disparaît spontanément au bout de quelques jours.

Dans certains cas cependant, les ressources psychiques ne suffisent pas à contenir les fortes tensions internes et les angoisses qui y sont liées, et c’est une véritable dépression qui va se développer dans ce même contexte : on parle alors de dépression post-partum qu’on appelle aussi dépression postnatale.

Alors pour apprendre à faire la différence entre la dépression post-partum et le baby blues, voici sept éléments distinctifs :

  • Différence n°1 : les causes
  • Différence n°2 : la survenue
  • Différence n°3 : la durée
  • Différence n°4 : les symptômes
  • Différence n°5 : les conséquences pour le bébé
  • Différence n°6 : les traitements
  • Différence n°7 : les facteurs de risque

Différence n°1 : les causes

Les causes sont la première différence entre la dépression post partum et le baby blues à prendre en compte. Le baby blues est une réaction temporaire provoquée par les changements physiologiques en particulier une brusque chute hormonale qui renforce les variations d’humeur de la mère (c’est pourquoi un baby blues après une IVG est aussi possible).

Un stress difficilement géré au quotidien induit par la nouvelle situation familiale ainsi qu’un manque important de sommeil s’ajoutent au tableau. L’épreuve de la naissance et des premiers jours à materner bébé sont des expériences intenses dont le cadre physiologique n’est pas habituel : fatigue excessive, corps éprouvé, difficultés pour allaiter… Le poids de la charge émotionnelle est bien lourd.

Le baby-blues est donc un état adaptif vécu comme un moment de trouble qui est tout à fait normal : la maman est à la recherche de ses nouveaux repères dans un contexte où son moral n’est pas forcément au beau fixe.

La dépression postnatale est quant à elle une maladie complexe et multifactorielle. Il s’agit d’un effondrement psychique en lien avec le nouveau rôle parental. À ce titre, il n’existe pas de cause unique de la dépression post partum, qui est considérée comme une forme spécifique de dépression. À l’instar du baby blues, des causes physiologiques sont également en jeu dans la dépression postnatale, tout comme le déséquilibre provoqué par les récents changements de vie, pouvant induire le sentiment d’être dépassée ou submergée.

Une combinaison de facteurs physiques, hormonaux, sociaux, psychologiques et affectifs sont donc susceptibles d’expliquer le déclenchement, la stabilisation, voire la chronicisation de la dépression post partum. Les causes de la dépression en jeu peuvent donc marquer différence entre la dépression post-partum et le baby blues.

Si les facteurs déterminants varient en fonction de la personne atteinte et de sa sensibilité au sens large, on sait aussi que les événements de vie, ou plus précisément le vécu psychique individuel de ces événements doivent également être pris en compte pour comprendre l’apparition d’un état dépressif après la naissance de l’enfant.

Dans ces conditions et en tenant compte des bouleversements hormonaux à l’œuvre pendant cette période, on comprend aisément l’apparition du baby blues voire d’une dépression postnatale.

Différence n°2 : la survenue

Autre différence entre la dépression post partum et le baby blues permettant de les distinguer, c’est leur moment d’apparition. Le baby-blues survient chez la mère pendant la première semaine après la naissance de l’enfant : c’est pour cela qu’on l’appelle aussi syndrome du troisième jour. Cependant, les symptômes de cette déprime postnatale surviennent également entre le dixième et le quatorzième jour.

Concernant la dépression post-partum, elle apparaît dans l’année qui suit l’accouchement, plus fréquemment dans les trois à six semaines après la naissance néanmoins un pic est présent à trois mois. La dépression post-partum tardive est également possible. Cette dernière va aussi se développer dans les douze premiers mois suivant l’arrivée du bébé mais après qu’une première période d’adaptation normale a eu lieu de la part de la mère et ce, qu’elle soit passée ou pas par une phase de baby blues.

Bon à savoir

Il faut aussi prendre en compte que l’expérience de la grossesse et l’accouchement, constituent des événements psychiques majeurs. Ces expériences convoquent des vécus existentiels très forts, plus ou moins conscients : donner la vie et, par extension, se confronter à l’idée de la mort. Au-delà de l’impact déterminant des bouleversements physiologiques et hormonaux impliqués dans la grossesse et dans l’accouchement, ce dernier représente pour la mère, un deuil nécessaire du point de vue psychique et symbolique.

L’arrivée de l’enfant dans le réel, implique une rupture vis-à-vis des multiples projections maternelles : les constructions fantasmatiques qui ont pris naissance au cours de la grossesse sont à présent confrontées à la réalité qui de fait leur impose des limites : l’enfant est maintenant concret, réel, et vivre la rencontre implique de renoncer à un certain absolu en lien avec les représentations intimes du bébé rêvé et de la relation mère-enfant idéale.

Différence n°3 : la durée

La durée constitue un élément essentiel pour faire la différence entre la dépression post partum et le baby blues. Les symptômes du baby blues durent de quelques heures jusqu’à moins de deux semaines, généralement de deux à trois jours et disparaissent spontanément.

Un épisode de dépression post-partum peut durer jusqu’à un an. Si en l’absence de prise en charge il est possible qu’il se résolve de lui-même, les risques de rechute et de chronicisation du trouble sont importants.

Le diagnostic est posé dès lors qu’un état dépressif initialement attribué à un baby-blues se prolonge au-delà de deux semaines. C’est donc bien la temporalité des troubles dépressifs et leur installation ou non dans le temps qui permet de les différencier, la durée du baby blues étant bien inférieure à la dépression postnatale.

À titre de comparaison, ce sont les mêmes différences de temporalité que l’on peut constater dans la différence entre la déprime et la dépression.

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Différence n°4 : les symptômes

Il est possible d’établir la différence entre la dépression post partum et le baby blues grâce à la symptomatologie. Les symptômes du baby blues et ses manifestations cliniques reposent principalement sur :

  • Une forte irritabilité, des sautes d’humeur, un état à « fleur de peau » ;
  • De l’anxiété, un état de vulnérabilité avec un sentiment d’incompétence ;
  • Des difficultés pour dormir.

Les symptômes de la dépression post partum et de la dépression post-partum tardive sont semblables à ceux associés à une dépression majeure, dans la mesure où, selon les classifications psychiatriques, la dépression post-partum est un trouble dépressif dont la spécificité principale est sa survenue à la suite de l’accouchement.

On retrouve dans la dépression postnatale des symptômes propres à l’épisode dépressif : 

  • Une profonde tristesse, inapaisable ;
  • Des pleurs incontrôlables et fréquents, inexpliqués ;
  • Une fatigue importante et un épuisant constant ;
  • Une insomnie ou au contraire une hypersomnie ;
  • Une perte d’appétit ou au contraire une suralimentation ;
  • Une irritabilité, des sautes d’humeur ;
  • Des douleurs somatiques (maux de tête, de dos…) ;
  • Une dévalorisation de soi très forte ;
  • Des états anxieux et des attaques de panique ;
  • Des difficultés pour établir un lien avec bébé ;
  • Une incapacité à prendre soin ou à passer du temps avec l’enfant ;
  • Un désintérêt pour les activités auparavant appréciées ;
  • Une absence de plaisir général, même dans les moments avec le bébé ;
  • Une tendance au retrait social, à l’isolement ;
  • Un manque de désir sexuel ;
  • Des ruminations, des idées noires.

Ce qui marque le plus la différence entre la dépression post partum et le baby blues dans la symptomatologie, c’est l’humeur triste. Celle-ci est souvent, pour une part, liée à un sentiment de découragement et d’incapacité concernant le rôle et la fonction maternelle (impression de ne pas être – ou pouvoir être – une « bonne mère »). D'autre part elle est associée à une anxiété importante qui s’exprime principalement par des phobies d’impulsion (peur irrationnelle de faire volontairement du mal au bébé) et des craintes de blesser involontairement l’enfant, ce qui entraîne souvent un évitement du contact avec celui-ci.

Apparaît parfois l’expression d’un désintérêt pour l’enfant, soit initialement soit consécutivement à l’évitement répété de la relation, et particulièrement dans les cas où l’épisode dépressif est teinté d’une forte apathie.

On retrouve fréquemment chez les femmes souffrant d’une dépression post-partum une forte culpabilité concernant leur propre état dépressif qu’elles considèrent comme illégitime. On peut raisonnablement faire l’hypothèse ici qu’une certaine pression sociale associant systématiquement la maternité à un bonheur inconditionnel ne leur permet pas d’accepter leur mal-être en cette période particulière de leur vie. Elles peuvent donc avoir tendance à minimiser leurs troubles et leur souffrance, voire à les dissimuler à leur entourage, ce qui rend le diagnostic souvent difficile à établir. Il arrive que certaines personnes dissimulent leur dépression par un sourire.

Dans le cas d'un épisode dépressif sévère, il arrive que la mère soit prise d'accès mélancoliques, fragilisant grandement son état psychologique, au point d'avoir des pensées suicidaires envahissantes. C'est pourquoi le suivi d'un professionnel de santé est indispensable lors d'une dépression post-partum sévère.

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Différence n°5 : les conséquences pour le bébé

Les conséquences pour le bébé font partie des différences entre la dépression post partum et le baby blues à prendre en compte. De manière générale, les signes associés au baby-blues sont de faible intensité par comparaison aux symptômes de la dépression post-partum.

Ces différents troubles ont tendance à entraîner des difficultés importantes au niveau des interactions parent-enfant. Pour cette raison et parce que les parents qui en sont atteints ont souvent du mal à demander de l’aide, il est également important de surveiller les manifestations pouvant alerter sur une possible souffrance psychique du bébé comme une agitation ou une apathie importante ou encore, un retard au niveau du développement psychomoteur.

Mais la durée du baby blues étant largement inférieure à celle de la dépression postnatale, les risques sont moindres. En effet, la dépression post-partum va réduire les capacités parentales : s’occuper de son enfant devient très compliqué, ce qui limite fortement les échanges entre le bébé et le parent. En conséquence, en plus de nuire à la mère ou au père en proie avec son trouble dépressif, le développement du lien d’attachement entre eux risque d’être fragilisé.

Des troubles au niveau de l’attachement peuvent engendrer une perturbation sur le développement affectif, social et même cognitif du petit, pouvant se manifester même à l’adolescence. La dépression post-partum n’entraînent donc pas que des conséquences sur la mère ou le père mais aussi sur l’enfant, c’est pourquoi une prise en charge est essentielle.

Bon à savoir

Le baby blues chez le papa est possible : quatre pères sur dix seraient touchés, certains évoquent même un « daddy blues ». À l’arrivée de l’enfant, le père ne parvient pas toujours à réjouir et à vivre pleinement cette nouvelle étape. Les symptômes sont les mêmes que dans le cas du baby-blues maternel : fatigue, sommeil difficile, irritabilité… La déprime postnatale prend place et cette période de fragilité émotionnelle peut entraîner une perte de repères et un doute quant à ses capacités parentales.

Les différences entre la dépression post-partum et le baby blues chez le père restent les mêmes que chez la mère.

La dépression post partum chez le père peut également survenir même si les symptômes sont moins marqués et apparents. Cette détresse va s’exprimer par une forme de colère, d’impatience, d’anxiété mais également des pleurs et de la tristesse. Un abus de substances comme les drogues pour s’apaiser entraîne dans certains cas une addiction. Des violences dans le couple ont parfois lieu. La dépression postnatale chez le papa démarre pendant durant la grossesse, cependant les six premiers mois après l’accouchement restent une période sensible de déclenchement du trouble dépressif.

Différence n°6 : les traitements

Autre différence entre la dépression post partum et le baby blues : la prise en charge thérapeutique. Si le baby-blues est un trouble de l’humeur transitoire qui ne nécessite aucun traitement (les symptômes disparaissent d’eux-mêmes), une dépression postnatale diagnostiquée doit être traitée au même titre qu’un épisode dépressif non spécifique.

À cet effet peut être mis en œuvre un suivi médical idéalement pluridisciplinaire (psychiatre, pédopsychiatre, médecin généraliste, pédiatre) et un accompagnement psychothérapeutique dont les bénéfices sont nombreux et les méthodes variées : des TCC à l’hypnothérapie, en passant par l’EMDR notamment en cas de stress post-traumatique causé par un accouchement difficile.

On associera généralement à cet accompagnement global une prescription d’antidépresseurs, même s’il est possible de soigner la dépression sans cachets dans certains cas.

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Différence n°7 : les facteurs de risque

Les facteurs de risque sont un élément supplémentaire aidant à marquer la différence entre la dépression post partum et le baby blues. Bien que toutes les femmes puissent être concernées, il existe certains facteurs de risque pour la dépression post-partum, principalement liés à la santé psychique de la future mère, à ses antécédents et à son environnement.

Une sensibilité particulière liée aux changements hormonaux, par exemple la tendance à ressentir de nets changements d’humeur associés aux cycles menstruels, peut être considérée comme un facteur de vulnérabilité biologique face au baby blues et à la dépression post-partum.

L’apparition d’un baby-blues dès la naissance a tendance à favoriser l’installation d’un épisode dépressif authentique dans un second temps, tout comme la présence d’un épisode antérieur de dépression postnatale consécutif à un précédent accouchement. De même un diagnostic de dépression antérieur à la grossesse (même s'il s'agit d'une dépression saisonnière ou amoureuse), tout comme des antécédents familiaux de troubles dépressifs (comme la maniaco-dépression ou la mélancolie) sont des facteurs de risque.

De manière générale, des facteurs de stress et de vulnérabilité psychique importants tels que des conflits conjugaux ou familiaux, des expériences de vie ou événements psychiquement déstabilisants, un contexte socio-économique difficile ou un manque de soutien de la part de l’entourage dans l’expérience de la maternité sont autant d’éléments qui tendent à fragiliser la personne, la rendant de fait plus sujette aux troubles psychiques que cette période déstabilisante en soi peut déclencher.

Enfin, des spécificités liées à la grossesse et la maternité peuvent participer à l’émergence de difficultés dans le lien avec le bébé et favoriser le développement de troubles dépressifs post-partum, telles qu’une ambivalence passée ou actuelle vis-à-vis de la grossesse (par exemple non planifiée, ou dont on a envisagé l’interruption), ou encore des problèmes liés à l’allaitement.

À partir de quand s'inquiéter à propos du baby blues ?

Même si les différences entre la dépression post partum et le baby blues permettent de mieux cerner ce qui les distingue, comment s’assurer que la déprime postnatale en jeu dans le baby blues ne se transforme pas en dépression post partum ?

Il y a trois manières de savoir s’il est nécessaire de s’inquiéter à propos du baby blues. Tout d’abord, il faut porter une attention particulière à la durée de l’état dépressif. En effet, les symptômes du baby blues vont s’estomper par eux-mêmes de manière naturelle au bout de quinze jours environ après l’accouchement. S’ils perdurent au-delà de cette durée, la déprime postnatale s’installe alors plus profondément.

Deuxième clé, ce qui doit interpeller c’est l’intensité et l’ampleur que prennent les symptômes. Par exemple, la fatigue devient un épuisement chronique et constant marqué par une forte apathie. Les gestes les plus simples sont rendus impossibles, le parent n’arrive plus à s’occuper du bébé ou à sortir du lit. Les coups de blues se sont transformés en un désespoir intense teinté d’une tristesse inapaisable. Joie et plaisir ont disparu, la personne est comme anesthésiée émotionnellement. Il ne s’agit plus là des signes d’un baby blues mais ce sont bien les symptômes de la dépression post partum.

Enfin, la dernière manière de savoir si l’on fait face à un baby-blues qui s’est transformé en dépression postnatale, c’est d’observer les sentiments de confiance en soi et d’estime personnelle : une autodépréciation marquée, un parent qui répète constamment qu’il n’y arrivera pas ou qui se sent incapable, dépassé et qui rumine par exemple, doit interpeller. Les ruminations, des idées noires et des pensées suicidaires sont également révélatrices d’un baby blues qui n’en est plus un : la dépression postnatale a pris le dessus.

À retenir

La grossesse peut être considérée comme une période de remaniements psychiques importants et l’accouchement comme une transition brusque d’un état vers un autre, d’une réalité à une autre. À ces épreuves viennent s’ajouter la fatigue liée à l’accouchement et l’expérience parfois éprouvante des premiers soins donnés à l’enfant.

La différence entre la dépression post partum et le baby blues réside principalement dans la durée et l’intensité des symptômes ressentis, qui impactent lourdement le quotidien. Ces manifestations rendent difficile l'ajustement harmonieux à cette expérience nouvelle qu’est la maternité et risquent au long cours, d’avoir un impact sur la relation entre l’enfant et son parent. C'est pourquoi il est important de détecter la dépression postnatale rapidement.

Si vous pensez souffrir d’une dépression post-partum, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide, et qu’il est capital d’être accompagnée pour traiter au mieux la maladie. Les équipes médicales et obstétriques de votre maternité, formées à cette problématique, peuvent par exemple être un interlocuteur privilégié : elles sauront vous guider et vous orienter vers les professionnels compétents pour vous accompagner vers un mieux-être et vous permettre de (re)construire une relation épanouissante avec votre enfant.

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