Top 10 des troubles sexuels les plus courants (+ solutions)

Quels sont les dysfonctions sexuelles les plus courantes et comment les traiter ?

La sexualité fait partie intégrante du quotidien : source de plaisir ou fonction de reproduction, elle permet d'entrer en connexion avec son corps et ses sensations, mais aussi de profiter d’une osmose avec son ou sa partenaire. Cependant, avoir une sexualité épanouie n’est pas toujours chose aisée et parfois la sexualité peut, pour diverses raisons, devenir une source de stress et d’angoisse. Peuvent alors s'en suivre : baisse de la libido avec une perte de plaisir et de désir, douleurs pendant les rapports, troubles érectiles ... c'est l'apparition des troubles sexuels

Ces derniers, quand ils ne sont pas d'ordre physique ou mécanique, peuvent trouver leur origine d'un point de vue psychologique. 

En effet, les problèmes du quotidien qui occupent votre esprit peuvent annihiler votre capacité et vos envies sexuelles. Dans certains cas, ce sont les idées reçues et préconçues que l’on a de la sexualité qui peuvent être de vrais freins à la découverte de son propre plaisir. La sexualité est donc loin d’être un parcours linéaire et sans embûche.

Pourtant, nombreuses sont les dysfonctions sexuelles courantes pouvant être soignées : nous vous proposons d'en découvrir 10, accompagnées des solutions permettant de les traiter.

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Quels sont les différents troubles sexuels chez l’homme et la femme ?

Les troubles sexuels sont nombreux et peuvent correspondre à des problèmes d’excitation, de désir, de plaisir, de douleurs ou de difficultés à atteindre l’orgasme lors d’une activité sexuelle. Que cela soit chez la femme ou chez les hommes, ces troubles sexuels peuvent venir mettre à mal une sexualité épanouie au quotidien : 

  1. La baisse de libido
  2. La panne sexuelle
  3. L’éjaculation précoce
  4. L’anorgasmie
  5. Trouble du désir (La frigidité)
  6. Le vaginisme
  7. Les dyspareunies
  8. L’impuissance
  9. Le syndrome d'excitation génitale persistant
  10. L’hypersexualité

Trouble n°1 : La baisse de libido

La baisse de libido correspond à une baisse du désir sexuel. Tout le monde peut connaître une baisse de libido au cours de sa vie, que cela soit les hommes ou les femmes. Preuve en est, il s’agit de l’un des troubles sexuels les plus courants lors de consultations chez le sexologue.

Aussi, il est important de comprendre qu’il n’y a pas de niveau standard de désir sexuel ni de parcours linéaire. La libido ça va, ça vient et c’est normal qu’elle fluctue au cours de notre vie. Certaines personnes éprouvent le besoin d’avoir des rapports sexuels plusieurs fois par semaines, tandis que d’autres personnes ont un appétit sexuel moins développé. En matière de sexualité, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de normes, ni de linéarité.

Dans un premier temps, il convient de se questionner sur cette perte de libido.

Est-elle existante depuis toujours (primaire) ? présente depuis quelque temps seulement (secondaire) ? Est-elle absente que cela soit avec un partenaire ou lorsque vous vous masturbez (généralisée) ? Parce que vous vivez une situation compliquée en ce moment ou parce que votre partenaire ne vous excite pas (situationnelle) ?

Il existe également une différence entre le manque de désir sexuel spontané, le fait d’être à l’initiative d’un rapport sexuel et le désir sexuel réactionnel, c'est-à-dire, le fait d’avoir envie lorsque vous êtes excité par les caresses d’un partenaire.

Lorsque la libido baisse, l'envie de s'adonner à un rapport sexuel est moins ressentie : les rapports intimes deviennent ainsi moins fréquents, venant influencer la baisse de la libido, c’est alors le cercle vicieux qui commence.

Lorsque l’on a moins de désir sexuel, on peut aussi culpabiliser, avoir tendance à se forcer pour ne pas blesser l’autre. Le rapport au sexe n’est alors plus vécu comme un moment de plaisir mais comme une obligation conjugale. Cela devient alors une véritable source d’anxiété au quotidien, ce qui vient encore augmenter la baisse de désir sexuel.

Le désir sexuel étant intimement lié à l’imaginaire, il est nécessaire de s’interroger sur le rapport que l’on a de la sexualité. Est-ce que l’on voit cela comme quelque chose de normal et d’agréable ou est-ce que le sexe nous semble être quelque chose de dégradant ? Le fait d’avoir grandi dans une famille pudique ou religieuse peut nous enfermer dans une définition de la sexualité restreinte avec des a priori.

La perte de libido chez l’homme peut être due à de nombreuses raisons :

  • Des problèmes de santé,
  • Une dépression masquée,
  • Un environnement professionnel stressant,
  • Une grande fatigue,
  • Un stress lié à la performance,
  • Moins d’excitation à force d’être dans une sexualité routinière
  • Par l’arrivée d’un enfant qui vient bouleverser la dynamique du couple ...

Il arrive aussi que la baisse de libido trouve son origine dans le couple.

En effet, il n’est pas rare qu’après quelques années de vie commune, la routine s’installe entraînant une baisse de désir. On sait comment son partenaire fonctionne, ce qu’il aime alors on est moins tenté d’essayer de nouvelles choses. Parfois encore, c’est parce qu’on peut se sentir gêné d’exprimer ses envies profondes, on a honte de parler de ses fanstasmes sexuels. La communication est essentielle pour avoir une sexualité épanouie.

Parfois ce sont tout simplement des raisons hormonales qui peuvent expliquer une baisse de désir sexuel.

En effet, la perte de libido chez la femme peut provenir de la ménopause, d’une grossesse ou de la pilule contraceptive qui sont autant d’éléments pouvant être à l’origine d’une baisse d’œstrogène dans le corps. Chez l’homme, c’est la baisse de testostérone qui peut expliquer une perte de libido.

Bon à savoir

La baisse de libido peut donc intervenir à tout moment de la vie et peut être liée à diverses causes aussi bien physiques que psychiques.
 
Rappelez-vous que la perte de libido est un phénomène normal, qu’il arrive à tout le monde d’avoir moins d’envies par moments et que c’est uniquement une problématique si vous en ressentez de la frustration et que cela altère votre quotidien.

Trouble n°2 : La panne sexuelle

La panne sexuelle est certainement le trouble sexuel chez l’homme le plus courant. C’est simple, en France, on estime qu’environ 61% des hommes ont déjà connu au moins une fois au cours de leur vie, un problème de trouble de l’érection.

Pas de panique à avoir donc ! Il arrive à tout le monde de connaître un petit passage à vide par moment et il n’y a rien qui soit irrémédiable dans la panne sexuelle.

La panne sexuelle est la plupart du temps passagère et peut provenir d’une grande fatigue, d’une période de stress intense au travail, d’un événement traumatique ou d'un deuil, dont parfois on ne soupçonne pas l'existence de ce qu'il se joue. Elle rentrera rapidement dans l’ordre après quelque temps dans ces cas-là.

Parfois, elle est aussi due à une trop grande consommation d’alcool ou du sevrage qui en découle suivant la relation établie avec l'alcool. Certains hommes peuvent se sentir stressés à l’idée d’entreprendre une relation sexuelle et boivent pour se donner un peu de courage, sauf que l’alcool a un effet délétère sur l’érection.

Toutefois, la panne sexuelle provient souvent d’un trop grand stress vis-à-vis de l’image qu’on se fait de la sexualité et des attentes que l’on croit devoir remplir pour être dans ce qu’on considérerait comme étant une “bonne sexualité” .

Face à une société obnubilée par la performance, des images pornographiques toujours plus spectaculaires, l’homme peut se sentir très stressé à l’idée de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir s’y prendre ou de ne pas avoir un appareillage suffisamment conséquent selon les modèles qu’il a pu voir en exemple sur des vidéos. Tout ce stress empêche alors l’homme d’avoir une érection.

Être dans l’incapacité d’avoir une érection, c’est aussi remettre en question sa propre masculinité dans son inconscient et donc irrémédiablement cela touche la confiance en soi. Cela entraîne un sentiment d’impuissance, d’échec, de honte, de culpabilité, qui viennent entretenir le cercle vicieux où il sera de plus en plus dur pour l’homme de parvenir à avoir une érection.

Le fait de penser qu’un rapport sexuel réussi contient forcément une phase de coït et que la femme ne peut jouir que si elle est pénétrée ou que l’homme est responsable de tout l’acte sexuel sont autant de croyances erronées qui viennent renforcer l’importance d’avoir un pénis rigide, alors qu’un rapport sexuel ne se résume pas à la pénétration.

Au-delà de la frustration personnelle, la panne sexuelle affecte parfois le couple. Le partenaire finit par penser que si son partenaire n’arrive à pas à obtenir une érection, c’est parce qu’il ne trouve pas son/sa partenaire assez désirable ou excitant, partant du principe “qu’un homme a toujours nécessairement envie de sexe”.

La culpabilité et la déception du partenaire peuvent alors ajouter une source de stress supplémentaire à l’acte sexuel et engendrer de nouvelles pannes sexuelles.

Mais parfois les problèmes érectiles peuvent être plus profondément ancrés et provenir d’un traumatisme vécu pendant l’enfance, d’un abus, d’une mauvaise expérience qui a déclenché un sentiment de honte ou encore de l’image que l’on se fait de la sexualité.

Comme dans de nombreux troubles sexuels, la panne sexuelle peut trouver son origine dans des dimensions psychologiques, physiques, biologiques qu’il sera nécessaire d’aller étudier plus en profondeur pour écarter les causes purement physiques et entreprendre une sexothérapie qui permettra de résoudre le trouble sexuel en très peu de temps.

Trouble n°3 : L’éjaculation précoce

L’éjaculation précoce est le trouble sexuel chez l’homme le plus fréquent. On estime qu’entre 20 à 30% des hommes de moins de 30 ans seraient concernés par ce trouble sexuel.

Il correspond à une incapacité de contrôler volontairement une éjaculation qui arrive trop tôt, soit avant la pénétration, soit quelques secondes ou minutes après la pénétration et avant que l’homme ne le souhaite.

Plus qu’une histoire de durée, c’est avant tout l’impossibilité de se contrôler qui doit être prise en compte lorsque l’on parle d’éjaculation précoce.

Reste qu’il est encore aujourd’hui difficile pour le corps médical de définir un temps de latence de l’éjaculation intravaginale (le temps entre le début de la pénétration vaginale et l’éjaculation intra-vaginale). Faut-il considérer qu’un éjaculateur est précoce au bout de quelques secondes ou de deux minutes par exemple ?

Face à ce constat, Waldinger a récemment proposé de distinguer 4 groupes distincts afin de mieux prendre en charge ce trouble sexuel :

  • L’éjaculation précoce primaire : présente depuis toujours et à chaque rapport, elle intervient avant la pénétration ou quelques secondes après.
  • L’éjaculation précoce secondaire : lorsqu’un homme parvenait à contrôler son éjaculation auparavant et qu’il connaît des difficultés depuis quelque temps. l’éjaculateur précoce naturel : lorsqu'elle apparaît de manière occasionnelle en fonction des circonstances.
  • La pseudo-éjaculation précoce : lorsque l’éjaculation intervient dans une durée de 5 à 25 minutes (temps considéré comme normal) mais qu’un homme se croit éjaculateur précoce.

Bien que dans quelques cas, l’éjaculation précoce puisse s’expliquer par une prédisposition physique telle qu’une hypersensibilité du gland ou un frein trop court, ou encore par une maladie qui en est responsable ou par la prise de certains médicaments, la plupart du temps ce trouble sexuel chez l’homme est d'ordre psychique.

L’éjaculation précoce est en effet souvent liée à des problèmes d’anxiété et de performance. L’homme a peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir bien s’y prendre avec son ou sa partenaire, il stresse à l’idée d’éjaculer trop rapidement et de ne pas fournir un rapport satisfaisant pour l’autre et le stress déclenche l’éjaculation.

Parfois, il s’agit aussi d’un apprentissage acquis lors de l'adolescence. Le fait de se masturber rapidement pour parvenir à l’orgasme sans se faire prendre en flagrant délit de “plaisir personnel” par ses parents amène l’adolescent à jouir le plus rapidement possible. Il y a alors un apprentissage et une découverte de la sexualité dans la précipitation.

Les premières expériences sexuelles peuvent être très stressantes et donc rappeler le besoin d’éjaculer rapidement. Si les premiers rapports sexuels sont vécus comme un échec, et qu’il y a en plus des moqueries de la part du partenaire, elles peuvent ainsi venir renforcer le stress et diminuer la confiance en soi.

Ce trouble sexuel est aussi parfois du à une souffrance plus profonde telle qu’une dépression réactionnelle, un traumatisme ou encore un abus sexuel où l’éjaculation précoce peut venir traduire un refus d’avoir des rapports intimes.

Toutefois et dans de nombreux cas, l’éjaculation précoce se soigne facilement. C’est avant tout un trouble sexuel répondant à une difficulté à trouver les bons moyens de retarder l’éjaculation mais aussi d’être avec le bon partenaire qui ne sera pas dans le jugement ou la critique afin de mettre l’autre en confiance.

Trouble n°4 : L’anorgasmie

L’anorgasmie correspond à un trouble sexuel empêchant la personne de parvenir à la jouissance. Bien qu’elle puisse être excitée et prendre du plaisir lors d’un rapport intime, elle ne réussit pas à atteindre l’orgasme.

Même si ce trouble existe chez l’homme, nous parlerons spécifiquement de ce trouble sexuel au féminin dans cette partie puisqu’il reste plus bien représentatif chez la femme.

Pour diagnostiquer ce trouble sexuel, il faut retenir une absence persistante et récurrente de l’orgasme, qu’il provoque une souffrance morale chez la personne et qu’il ne soit pas dû à un autre trouble sexuel ou une affection médicale.

Comme toujours, il est très important de distinguer le type d’anorgasmie pour en rechercher les causes. Ainsi on parlera :

  • D'anorgasmie primaire : lorsque la personne n’est jamais parvenue à l’orgasme depuis les débuts de sa sexualité.
  • D'anorgasmie secondaire : lorsque la personne est déjà parvenue à jouir mais qu’elle connaît des difficultés depuis quelque temps.
  • D'anorgasmie généralisée : quand la personne ne parvient ni à jouir avec son partenaire ni en se masturbant.
  • D'anorgasmie situationnelle : quand la personne parvient à l’orgasme dans certaines situations, par exemple lorsqu’elle se masturbe ou qu’elle réussit à jouir par stimulation clitoridienne.

Il est également important de noter que rares sont les femmes qui n’ont jamais joui de leur vie.

De nombreuses femmes parviennent à la jouissance, lorsqu’elle se masturbent seules mais éprouvent plus de difficultés à jouir en présence d’un partenaire (Kaplan, 1989) ou lorsqu’elles ont recours à la stimulation clitoridienne plutôt qu’à la stimulation coitale (Heiman & LoPiccolo, 1988).

Lorsque l’on souffre d’anorgasmie, il est important d’écarter les facteurs biologiques qui peuvent en être la cause. Ainsi, il ressort que les antidépresseurs sont souvent une source de problème dans la capacité à jouir ou qu’un mauvais état de la musculature périvaginale puisse être à l’origine de problèmes de stimulation coïtale.

D’un point de vue émotionnel, le traumatisme d’une relation sexuelle non consentie peut avoir des effets dévastateurs sur la sexualité. Parfois, il faut aller chercher du côté d’une éducation trop stricte ou d’un contexte socioculturel qui n’a pas permis l’expérimentation sexuelle et la découverte du plaisir.

Pour certaines, l’anorgasmie proviendra d’une pression de devoir jouir à chaque rapport ou de penser que l’orgasme n’est possible que par la pénétration. Sachant que la plupart des femmes parviennent à jouir plus facilement lorsqu’il y a une stimulation clitoridienne, on comprend que ces croyances puissent être une source d’angoisse.

Il peut aussi y avoir un stress provenant du fait de se savoir regardé, il s’agit de l’effet du spectateur (Heiman, 2000). La femme sait que son partenaire attend de la voir jouir, elle a peur de ne pas parvenir à la jouissance, ce qui la met dans la peur de l’échec, l’orgasme met alors plus de temps à arriver, ce qui stresse la femme et l’empêche d’accéder au plaisir ultime.

Une mauvaise image de son corps peut amener un certain lot d’émotions négatives telles que la honte ou la gêne et apporter une difficulté à lâcher prise, un élément pourtant nécessaire pour parvenir à la jouissance.

Parfois encore, cela peut être l'habileté du partenaire qui peut être en cause avec un manque de sensualité ou des caresses trop mécaniques qui ne favorisent pas le plaisir pris lors du rapport.

Les dysfonctionnements au sein du couple (manque de communication, routine, critiques etc…) créent également une difficulté à s’abandonner sexuellement avec le partenaire et peuvent être à la source d’un trouble du plaisir dans le couple.

A lire aussi : 5 conseils pour rétablir la communication dans votre couple

Trouble n°5 : Le trouble du désir (la frigidité)

La frigidité fait partie de l’un des troubles sexuels les plus courants chez la femme et correspond à un manque d’intérêt pour le sexe, avec de l’ennui et peu de plaisir pour l’activité sexuelle. Toutefois, il faut noter que ce trouble peut aussi affecter l’homme.

On parle d’un trouble du désir sexuel hypoactif ou d'anaphrodisie lorsqu’une personne montre une absence de désir, d'intérêt et d’envie pour les activités sexuelles et qu’elle provoque un sentiment de détresse ou des difficultés personnelles chez la personne.

Premier point important à retenir donc, l’absence de désir n’est pas synonyme de dysfonction (Basson, 2010). Si le fait de ne pas avoir d’envie ne vous met pas en souffrance, il n’y a pas de problème avec cela.

Cependant la frigidité féminine renvoie à quelque chose de très péjoratif dans l’inconscient collectif. En effet, dans une société où le sexe est omniprésent, l’absence de désir peut être vécue comme une honte et la femme anaphrodisiaque peut souffrir de ne pas se sentir comme les autres.

Cela laisse aussi place à une très forte culpabilité notamment lorsqu’elle est en couple et qu’elle ne parvient pas à satisfaire son partenaire. Elle peut alors voir l’acte sexuel comme une corvée, et se sentir obligée d’avoir un rapport intime par peur d’être quittée.

Il est aussi souvent difficile pour la femme frigide de prendre du plaisir dans l’activité sexuelle et puisqu’elle ne prend pas de plaisir, comment avoir du désir ? C’est un peu le serpent qui se mord la queue.

Le désir sexuel étant une approche multifactorielle, il est évident que de nombreuses causes peuvent être en lien avec une absence de désir et que les dimensions peuvent également interagir entre elles.

Comme dans bien des cas, il convient d’écarter toutes causes biologiques, maladie, dépression, fatigue chronique, dérèglement hormonal, ou traitement médicamenteux qui pourraient expliquer un manque de désir.

La frigidité peut s’expliquer par une méconnaissance de son corps et de son propre plaisir. Si on est jamais allé explorer ce qui nous fait plaisir, il n’est pas évident d’avoir envie de sexe puisqu’on n’y prend pas de plaisir, on n’y voit pas d’intérêt. Parfois, c’est aussi une difficulté à s’autoriser à être un sujet érotique et à avoir des fantasmes sexuels assumés.

Un trouble du désir hypoactif peut aussi provenir de croyances négatives autour de la sexualité que cela soit le fruit d’un contexte familial strict et peu permissif ou d’un contexte sociétal qui met en avant une sexualité de performance, avec de nombreuses injonctions, rendant la sexualité angoissante, de quoi éteindre tout désir sexuel.

En couple le manque de désir peut provenir d’un ennui, notamment lorsque le couple répète les mêmes scénarios ou les mêmes positions, la routine amenant ainsi une perte d’intérêt pour les activités sexuelles et venant effriter le désir sexuel.

Le manque de désir n’est pas irrémédiable bien au contraire ! Il s’agira souvent de partir à la conquête de son propre corps et de son plaisir pour découvrir ce qui nous fait du bien pour renouer avec son plaisir sexuel.

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Trouble n°6 : Le vaginisme

Le vaginisme correspond à une contraction involontaire des muscles entourant le vagin, provoquant une douleur immense et empêchant toute pénétration vaginale. Cela provoque une peur panique d’être pénétrée et engendre une source de stress, conduisant la femme à adopter des stratégies d’évitement.

Il reste un trouble sexuel courant puisqu’il représente 6 à 15% des consultations chez le sexologue.

Il faut également distinguer différents types de vaginisme car les causes et les traitements de ce trouble sexuel ne seront pas les mêmes :

  • Vaginisme primaire : présent depuis le début de l’activité sexuelle.
  • Vaginisme secondaire : intervient après une période d’activité sexuelle sans problème.
  • Vaginisme absolu : toute pénétration est impossible, que cela soit un doigt ou un tampon par exemple.
  • Vaginisme superficiel : correspond à des douleurs à l’entrée de la vulve et du vagin avec des sensations de brûlures et des irritations pendant un rapport.
  • Vaginisme profond : douleurs ressenties au niveau du fond du vagin lors d’une pénétration profonde.
  • Vaginisme situationnel : n’est pas systématique et dépend de la situation. Possibilité de se masturber seule par exemple ou d’avoir des rapports sexuels sans souci mais d’éprouver des douleurs au moment d’un examen gynécologique.

Chez la femme atteinte de ce trouble sexuel, il y a beaucoup de souffrance. Il y a la peur d’avoir mal, de ne pas pouvoir vivre une pleine sexualité, mais aussi bien souvent l’angoisse de perdre son partenaire puisque le rapport coïtal est souvent impossible à avoir pour la femme atteinte de vaginisme.

Il peut y avoir un sentiment de honte de ne pas être comme les autres femmes et de ne pas réussir à prendre du plaisir dans le rapport intime. Sans parler de la culpabilité présente au quotidien, puisqu’il n’est pas rare qu’on lui fasse comprendre que si elle était plus détendue, ça irait mieux. Ces discours culpabilisants n’aident pas la femme atteinte de vaginisme à se détendre, bien au contraire : ce mal-être peut découler sur des problèmes d’anxiété et de dépression à long terme.

Chaque femme est différente et les causes d’un vaginisme peuvent être nombreuses. Pour certaines femmes, le vaginisme interviendra en raison d’infection urinaire, d’une mycose, d’un accouchement difficile, d’une sécheresse vaginale ou d’une malformation entraînant des douleurs. Mais pour de nombreux cas, le vaginisme s’expliquera par un blocage émotionnel.

Dans le cadre d’un vaginisme primaire, il s’agit souvent de femmes ne connaissant pas bien leur corps ou ayant évolué dans un environnement familial avec de forts interdits moraux. Il y a aussi parfois une peur de ce que représente l’homme dans la sexualité (intention de possession, soumission dans le rapport). La femme peut aussi éprouver une certaine honte au plaisir qu’elle pourrait ressentir et ne pas s’octroyer le droit d’y accéder.

Pour certaines femmes, c’est avant tout l’anxiété et la phobie de la douleur qui sont responsables du vaginisme. Le stress d’avoir mal accentue les contractions involontaires et chaque tentative est vécue comme un échec. Elles évitent alors progressivement tout ce qui pourrait déclencher des douleurs et vivent leur vaginisme comme un véritable stress-post traumatique.

Pour d’autres, c’est la perte de contrôle et la maîtrise de son corps qui est à l'origine de ce trouble sexuel féminin. Il y a une difficulté à lâcher prise et à se laisser aller à ses sensations et à ses émotions qui pourraient être non maîtrisées.

Bon à savoir

Les causes psychologiques du vaginisme peuvent être nombreuses et il sera nécessaire d’aller voir un sexologue pour trouver ses origines et obtenir des solutions pratiques dans la résolution de ce trouble.

Le vaginisme entraîne une profonde souffrance psychologique, mêlant peur, frustration, honte et culpabilité.

Trouble n°7 : Les dyspareunies

La dyspareunie correspond à une douleur génitale persistante ou récurrente lors de la pénétration.

Bien que 25% des femmes consultent un sexologue pour cette raison, les hommes peuvent aussi en être affectés, en ressentant une douleur au niveau de la verge. Toutefois ce trouble sexuel étant majoritairement féminin, il ne sera traité que sous cet angle dans cette partie.

Plusieurs types de dyspareunies sont possibles :

  • La dyspareunie d’intromission : correspond à des douleurs au niveau de l’entrée du vagin et au moment de la tentative de pénétration.
  • La dyspareunie profonde : Les douleurs apparaissent dans le fond du vagin pendant la pénétration et/ou aggravées lors de certaines positions sexuelles.

Tandis que pour le vaginisme les causes sont souvent psychologiques, dans le cas des dyspareunies les causes sont majoritairement d’origine physique même si on ne peut pas écarter l’aspect psychologique qui a un rôle important dans la sexualité.

Pour les dyspareunies d’intromission, on peut suspecter une sécheresse vaginale, une vulvodynie, un vaginisme, une malformation, une inflammation, une mycose, une IST, une infection urinaire ou encore des troubles cutanés.

Pour les dyspareunies profondes ce sont parfois un utérus rétroversé, la maladie de l’endométriose, des kystes ovariens, un dysfonctionnement du plancher pelvien, une hystérectomie (ablation de l’utérus) ou un cancer qui peuvent être à l’origine de ce trouble.

Du côté émotionnel, la dyspareunie peut aussi provenir :

  • D’un trop grand stress vis-à-vis de la sexualité,
  • D’un manque d’informations concernant les relations sexuelles,
  • D’une mauvaise image de soi et son corps,
  • D’une peur de l’intimité qui peuvent contribuer à la mise en place d’un reflex d’échec.

La dyspareunie peut aussi être un moyen détourné (et totalement inconscient) de ne pas avoir de relation intime et de ne pas prendre le risque de montrer ses doutes, ses peurs face au sexe.

Dans bien des cas, la dyspareunie concerne d’abord une plainte physique mais elle peut finir par venir affecter le mental et le quotidien de la personne concernée.

La principale difficulté avec la dyspareunie, c’est que la femme se met à stresser lors des rapports intimes sachant qu’elle risque d’avoir mal et le stress aggrave la douleur tout en empêchant la bonne lubrification vaginale, nécessaire à une pénétration agréable.

La relaxation, essentielle à un rapport intime, devient difficile à trouver dans un tel contexte. La personne peut alors adopter des stratégies d’évitements pour ne pas avoir de rapports sexuels et éviter de souffrir.

Le manque d’intimité avec le partenaire peut ainsi mener à des disputes conjugales et à des dysfonctionnements au sein du couple et qui ne sont pas sans conséquences sur la santé mentale de la femme atteinte de dyspareunie. Cette culpabilité de ne pas pouvoir satisfaire son partenaire entraîne une mauvaise estime de soi, de l’anxiété au quotidien et peut à long terme mener à une dépression.

A lire aussi : Endométriose : 5 conséquences psychologiques de la maladie

Trouble n°8 : L’impuissance

L’impuissance, également appelée dysfonction érectile, correspond à un trouble de l’érection persistant. Ce trouble sexuel chez l’homme, désigne l’incapacité ou l’impossibilité de maintenir ou d’avoir une érection suffisamment longtemps, pour avoir un rapport sexuel avec pénétration satisfaisant.

On parle de dysfonction érectile lorsque cela fait plus de 3 mois que l’homme n’arrive pas à avoir une érection de façon récurrente et répétée.

Là encore, les troubles érectiles peuvent être d’origine primaire ou secondaire, chronique, intermittente, situationnelle ou généralisée.

Bien que le trouble érectile puisse apparaître à tout âge, Rossen (2005) a constaté que ce trouble commençait souvent à apparaître après la quarantaine et que le vieillissement entraîne un déclin de la fonction sexuelle chez l’homme. En effet, l’âge est un facteur de prévalence puisque la dysfonction érectile ou impuissance concerne plus de 30% des hommes de plus de 50 ans.

En vieillissant, le taux de testostérone diminue, cette hormone a un rôle important dans la libido et donc sur la capacité à avoir une érection. D’où l’importance de réaliser un bilan urologique et d’aller chercher dans un premier temps une cause biologique en cas d’impuissance.

Dans le cadre d’une dépression, il faut savoir que les antidépresseurs sont très régulièrement responsables de problèmes de libido et de troubles de l’érection. Il en est de même pour certains médicaments qui peuvent avoir des répercussions sur l’érection.

Si les soucis de santé et les aspects purement biologiques ont été écartés, il va alors falloir aller chercher du côté psychologique pour comprendre les causes de l’impuissance.

Lorsqu’un homme est en situation d’échec sexuel (le fait de pas parvenir à avoir un rapport avec pénétration), il est très difficile pour lui de ne pas entrer dans un cercle vicieux d’émotions et de sentiments négatifs. Le rapport sexuel devient redouté puisqu’il a peur de ne pas réussir à satisfaire sa/son partenaire. Il est alors dans une situation d’angoisse et de peur, le stress vient alors renforcer la difficulté d’avoir une érection.

Il peut aussi finir par ressentir une certaine frustration de la part de son/sa conjointe si cela fait quelque temps qu’il y a des difficultés sexuelles au sein du couple. Au stress s’ajoute un sentiment de honte et de culpabilité qui peut venir ternir l’image de soi et la confiance en soi. Les contacts physiques sont alors de plus en plus évités au sein du couple et l’affection et la complicité nécessaires pour être dans de bonnes conditions lors d’un rapport intime sont de plus en plus difficiles à obtenir.

Parfois c’est aussi le partenaire de vie qui peut être responsable d’une dysfonction érectile. Il suffit que la partenaire se montre frustrée ou qu’elle montre une certaine déception marquée dans son attitude au quotidien pour que cela se reflète dans la vie sexuelle. Ou bien qu’il y ait un problème de désir sexuel pour l’autre, lorsque l’on a plus ou peu de désir pour son conjoint, il est difficile d’être excité et donc d’avoir une érection.

Bon à savoir

La dysfonction érectile correspond à une incapacité à avoir une érection pour avoir un rapport sexuel satisfaisant depuis plus de 3 mois.
 
Elle peut apparaître avec l’âge, avec certaines maladies ou certains médicaments.
 
Si les causes biologiques sont écartées, une sexo thérapie permettra d’en trouver l’origine et d’y remédier efficacement.

Trouble n°9 : Le syndrome d'excitation génitale persistant

Le syndrome d’excitation génitale persistant (SEGP) est un trouble sexuel chez la femme, correspondant à une excitation génitale excessive non désirée, hors contexte sexuelle et malgré une absence de désir, de stimulation sexuelle sur le moment.

La femme peut alors ressentir des picotements, des pulsations et un gonflement des parties génitales et avoir l’impression d’être au bord de l’orgasme constamment bien qu’elle n’ait aucune pensées sexuelle ou désir à ce moment-là.

Si cela peut faire sourire à la lecture, il n’en est pas de même dans la réalité, puisque les femmes atteintes de ce syndrome éprouvent une réelle souffrance psychologique qui peut dans certains cas extrêmes, mener à avoir des pensées suicidaires.

Le fait d’être continuellement excité est vécu comme une véritable intrusion, avec des pensées préoccupantes à longueur de journée alors que la personne ne pense pas au sexe.

La difficulté de faire disparaître ce trouble sexuel en devient invalidante au quotidien, puisque même le recours à la masturbation ne permet pas toujours de calmer l’excitation ressentie. On imagine bien qu’il devient difficile pour ces personnes de parvenir à réaliser leurs tâches quotidiennes dans de telles conditions.

Outre les douleurs physiques qui s’accompagnent de cette excitation permanente puisque les parties génitales sont constamment enflées, c’est avant tout le mal-être psychologique qui est le plus dur à vivre pour les personnes atteintes de ce syndrome.

Le stress et l’anxiété sont permanents, la personne est toujours sur ses gardes et a constamment peur que son syndrome se déclenche, favorisant parfois l'apparition des symptômes.

Quant au plaisir sexuel, il n’est plus vraiment présent, il y a le sentiment de devenir esclave de sa propre jouissance afin de soulager la douleur et la gêne physique. La sexualité n’est plus vécue comme un moment de plaisir mais comme une nécessité à soulager, pour un court instant, les symptômes de ce syndrome.

Il y aussi la profonde tristesse de ne pas trouver de solution à leur problème qui engendre souvent une dépression, sans parler du sentiment de honte et de la difficulté pour elles de parler de leur syndrome à un corps médical, qui ne les prend pas au toujours au sérieux et qui se permet bien souvent d’en plaisanter.

Ce syndrome est officiellement reconnu comme trouble depuis 2001, grâce aux travaux de recherche réalisés par deux sexologues américains Leiblum et Nathan. C’est un trouble encore peu connu et le corps médical n’a pas encore trouvé les causes exactes de syndrome.

Selon une récente étude, il semblerait que les patientes souffrant de varices pelviennes ou du syndrome des jambes sans repos soient plus susceptibles de développer un SEGP.

D’autres patientes rapportent avoir eu l'apparition de ce syndrome après avoir débuté ou arrêté la prise d'anti-dépresseurs, médicament qui est responsable de nombreux troubles sexuels de façon générale.

Enfin il semble que le stress et l’anxiété aggravent les symptômes, on pourrait donc penser qu’il y a peut-être un lien psychologique avec ce syndrome.

Bon à savoir

Le syndrome d’excitation génital persistant correspond à une excitation des parties génitales non désirée, sans qu’il y ait de pensées ou d’envie sexuelle sur le moment.
 
Il ne doit pas être confondu avec l’hypersexualité, trouble pour lequel il y a une recherche et une réflexion d’activité sexuelle au quotidien.

Trouble n°10 : L’hypersexualité

Connu sous le nom de satyrisme chez les hommes ou de nymphomanie chez la femme, l’hypersexualité ou addiction sexuelle correspond à une besoin compulsif de se livrer à une activité sexuelle.

Il est difficile de définir une fréquence qui serait considérée comme normale puisque les envies et les besoins sont différents d’une personne à l’autre. On considère donc qu’il y a hypersexualité lorsque la personne en souffre, qu’elle néglige les autres aspects de sa vie, que son comportement altère son quotidien et que le caractère obsessionnel du trouble dure depuis plus de 6 mois.

L’hypersexualité entraîne des pensées sexuelles récurrentes et persistantes, ressenties de façon intrusive et avec une envie irrépressible de pratiquer une activité sexuelle. La personne peut alors avoir recours au cybersexe, à la pornographie, à la masturbation compulsive, à des aventures avec des inconnus, à des services d’escorts et ce de façon excessive, répétitive et envahissante, bien qu’elle en ressente peu de plaisir.

La personne atteinte de cette dépendance sexuelle est dans l’incapacité de réduire ou de contrôler son activité sexuelle même si elle le souhaite. La personne souffrant de ce trouble sexuel porte souvent un sentiment de honte et de culpabilité à ne pas réussir à se contrôler, ce qui entraîne également une mauvaise estime de soi.

Le sentiment de honte sera parfois d’autant plus important chez la nymphomane puisque les normes sociétales pourraient lui rappeler que son comportement n’est pas considéré comme “normal”, qu’une femme n’est pas supposée avoir tant de désir et être si libérée dans sa sexualité.

Si la personne est en couple, cela peut être aussi très difficile pour le partenaire qui, bien que content au départ, sera très vite dépassé par les besoins répétitifs de son ou sa partenaire. Il peut aussi y avoir dans de nombreux cas, des disputes, des problèmes conjugaux et une perte de confiance au sein du couple, notamment lorsque l’hypersexuel recourt aux mensonges et à l’adultère(lien adultère) pour assouvir ses besoins compulsifs.

Les causes de l’hypersexualité peuvent être multiples, parfois cela provient d’une carence affective ou d’un manque d’amour. La personne s’abandonne dans le sexe pour fusionner avec son partenaire, se sentir aimé et désiré le temps d’un rapport. Parfois l’addiction cache une fuite de la réalité et une souffrance plus profonde. L'addiction sexuelle devient alors un refuge.

Parfois encore, c’est la recherche de plaisir qui peut à terme peut induire des changements dans les circuits neuronaux, en activant le circuit de la récompense régulièrement. Le corps a alors besoin de plus en plus de stimulation pour obtenir un même niveau de soulagement et de bien-être.

Côté neurologique, on suspecte qu’un dysfonctionnement des neurotransmetteurs et un niveau élevé de certaines hormones puisse favoriser l’addiction sexuelle. Les personnes bipolaires sont également plus susceptibles de développer ce trouble d’hypersexualité, notamment lors des phases de manie, qui se traduisent par une euphorie marquée et des comportements excessifs.

Bon à savoir

L’hypersexualité correspond à une addiction au sexe, avec des pensées récurrentes et intrusives menant à une pratique sexuelle compulsive.
 
Le sexe n’est pas vécu comme un moment de plaisir mais comme un besoin compulsif, aliénant le quotidien de la personne qui en souffre.
 
Il existe de nombreuses causes à ce trouble et l’accompagnement d’un psychologue permettra de vous en libérer en cherchant les causes profondes et en apportant une solution personnalisée pour vous.

Comment soigner un trouble sexuel ?

Il est essentiel de comprendre que lorsqu’il s’agit de troubles sexuels, il convient toujours au préalable de commencer par écarter les causes physiques qui peuvent en être responsables, à l’aide d’examens médicaux afin de pouvoir proposer un traitement du trouble sexuel précis et efficace.

En effet pour de nombreux troubles sexuels, ce sont d’abord des changements hormonaux, tels qu’une baisse de testostérone chez l’homme ou une baisse d’œstrogène chez la femme qui seront en cause. Il ne faut pas oublier que de nombreuses maladies sont également à l’origine d’un trouble sexuel.

Si les causes d'origine physique ont pu être écartées et que votre trouble sexuel provient d’une cause psychologique, alors il peut être intéressant d’entreprendre une sexothérapie pour vous aider à vous libérer de vos blocages et retrouver une sexualité plus épanouie.

La sexothérapie est une forme spécialisée de psychothérapie qui vise à soigner les troubles sexuels avec souvent une approche intégrative, mêlant à la fois la thérapie comportementale et cognitive (TCC), une approche systémique et psychodynamique.

C’est une thérapie idéale pour tous ceux qui ont besoin d’apprendre à réinvestir leurs corps et leurs sensations mais aussi de balayer des croyances erronées sur la sexualité. C’est aussi une solution idéale pour entreprendre une thérapie de couple lorsqu’un trouble sexuel est à l’origine de conflits dans la relation.

Dans le cadre d’une sexothérapie, l’utilisation des TCC pour soigner un trouble sexuel, sont particulièrement efficace pour les personnes ayant des problèmes de stress ou d’anxiété liés à leur sexualité, d’addiction et pour améliorer la communication au sein du couple.

Pour l’homme, il peut s’agir par exemple, d’un stress de performance et d’une peur de ne pas être à la hauteur. Il a peur de ne pas réussir à satisfaire la femme, le stress se déclenche et il n’arrive plus à avoir une érection ou bien il éjacule trop rapidement. Il stresse parce qu’il n’arrive pas à avoir une érection et il appréhende le prochain rapport. Va-t-il réussir la prochaine fois ?

Le stress s’installe et il n’y arrive plus. S’il tombe sur une partenaire peu compréhensive, elle pourra lui faire des reproches ou pire se moquer de lui, c’est alors que le manque de confiance en soi s'installe. qui va en prendre un sérieux coup. Le triptyque pensées / émotions / situations va alors recommencer éternellement.

Pour la femme, par exemple, il s’agira, selon les cas, de venir travailler le rapport qu'elle a de sa sexualité. Malheureusement, encore trop de femmes voient dans la sexualité quelque chose de sale ou de dégradant, provenant d’un imaginaire où l’homme possède et où la femme se soumet uniquement. Ce qui peut parfois expliquer un vaginisme ou une dyspareunie.

Le corps se bloque, le cerveau refuse d’être réduit à un objet de possession. Parfois encore, c’est une méconnaissance de son corps qui est à l’origine d’un manque de plaisir. Il s’agira ici d’accompagner la personne dans l’apprentissage de son plaisir et dans la découverte de son corps.

Il y a aussi parfois des comportements d’instrumentalisation au sein du couple, où le sexe n’est pas vécu comme un moment de plaisir mais comme un moyen de garder son partenaire, d’avoir un certain pouvoir dans la relation. Il s’agira ici de venir questionner et travailler les croyances établies sur la sexualité et de comprendre les comportements qui en découlent afin d’apprendre à mettre en place des nouveaux comportements.

La sexothérapie, à l’aide d’exercices de connaissance de son corps, de mises en situation et d’exposition progressive, permettent de sortir rapidement de croyances négatives et d'adopter de nouveaux comportements, mais aussi de mieux gérer ses émotions ainsi que le stress. L'objectif ici est de retrouver une harmonie et du plaisir au sein du couple.

Bon à savoir

En matière de sexualité, il y a autant de pratiques que de comportements, la sexothérapie permet d’obtenir un accompagnement personnalisé en fonction de vos besoins et votre thérapeute ne sera jamais dans le jugement. Il prendra le temps de vous écouter et de vous accompagner dans la résolution d’un trouble sexuel et d’apporter des solutions efficaces.
 
La sexualité évolue tout au long de la vie et elle est un apprentissage constant. Avant de s'inquiéter d’un potentiel trouble sexuel, il faut surtout retenir qu’il n’y pas de normalité en matière de sexualité : chacun est différent. Ce qui est normal pour l’un, peut sembler aberrant pour l’autre.
 
Ce qui doit vous alerter avant tout, c’est si vous ressentez de la souffrance vis-à-vis d’un potentiel trouble sexuel, sinon il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Vivez votre sexualité comme vous l’entendez et prenez toujours du recul sur ce que l’on vous dit, sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire.
 
Il existe de nombreux troubles sexuels qui peuvent arriver à tout moment de la vie et pour diverses raisons. Toutefois, il est essentiel qu’en cas de troubles sexuels, vous en parliez d’abord à un médecin afin d’écarter toutes causes purement physiques ou biologiques.
 
Si les causes d’un trouble sexuel sont d’ordre psychologique, sachez que la sexo thérapie vous permettra de venir interroger des croyances enracinées, d’apprendre à connaître votre corps et celui de votre partenaire et d’obtenir une meilleure communication au sein du couple pour aller vers une sexualité plus épanouie.

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