Addiction au sexe : 8 signes qui doivent vous alerter

Identifiez les 8 signes de votre dépendance sexuelle

L’addiction au sexe est un sujet tabou et très souvent mal perçu. Nous avons tous un rapport différent à la sexualité et nos besoins sont tout aussi différents. Dans un tel contexte, difficile de comprendre seul.e si le nombre ou les relations sexuelles vécues sont dans la “norme” ou si au contraire, la vie intime cache une véritable addiction au sexe ou encore un trouble du comportement sexuel. Certaines personnes ont tendance à s’appeler des “sexe addict” ou des "accro au sexe" car elles éprouvent une sexualité compulsive, mais qu'en est-il vraiment ? Quels sont les signes qui indiquent une addiction au sexe ? 

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C’est quoi l’addiction au sexe (Nymphomanie et Satyriasis) ?

La nymphomanie est une addiction sexuelle que les psychologues et psychiatres diagnostiquent comme étant un réel trouble psychologique.

Dans la culture populaire, la nymphomane est représentée comme une femme, dotée d’un appétit sexuel insatiable et d’une obsession sexuelle à faire pâlir tout son voisinage.

Pour certains, les nymphomanes sont des personnes de petite vertu, aux valeurs morales très discutables, et dont la seule occupation est de pratiquer des activités sexuelles allant à l’encontre des normes sociétales. Pour d’autres encore, la femme nymphomane et son hypersexualité débordante est un véritable fantasme.

Tous ces préjugés vont malheureusement amoindrir la gravité de cette obsession qui est une véritable addiction

La personne est en proie à une addiction au sexe, au même titre qu’elle pourrait être addict à des substances telles que le tabac, l’alcool, la drogue ou encore certains médicaments … Les nymphomanes sont des personnes présentant une souffrance psychologique (et parfois physique) qu’il convient de prendre au sérieux.

5 choses à savoir sur la nymphomanie :

  1. La femme nymphomane est une personne à la recherche constante d’un coït;
  2. Elle est obsédée par l’idée d’obtenir des rapports sexuels et met tout en oeuvre pour y parvenir;
  3. Elle n’est pas en recherche du plaisir physique potentiellement reçu durant une relation sexuelle mais uniquement par le besoin de satisfaire son besoin psychique;
  4. Une femme nymphomane peut pratiquer de nombreuses relations sexuelles sans jamais avoir d’orgasme ou en avoir à chaque occasion, la notion de plaisir est indépendante de la nymphomanie;
  5. Il est fréquent qu’elle souffre également d’autres troubles psychologiques

Et les hommes dans tout ça ? On parle rarement de nymphomanie masculine et pour cause, elle n’existe pas vraiment. On parlera plutôt de satyriasis pour définir un homme dont la relation au sexe est pathologique.

Comment reconnaître la dépendance sexuelle ?

Pour parler d’une addiction au sexe, on estime qu’il faut observer des relations sexuelles répétées et/ou la pratique de la masturbation compulsive pendant plus de 6 mois. D'autres signes viennent s'ajouter à ces deux premiers symptômes :

  1. Vous êtes obsédé.e par les relations sexuelles
  2. Vous recherchez sans cesse une stimulation sexuelle
  3. Vous pratiquez la masturbation compulsive
  4. Vous avez déjà eu des pratiques sexuelles à risques
  5. Vous ressentez de la culpabilité
  6. Vous vous isolez socialement
  7. Vous ne supportez pas le manque de sexe
  8. Vous répondez aux critères cliniques de l’addiction sexuelle

Signe 1 : Vous êtes obsédé.e par les relations sexuelles

Le premier signe et le plus évident pour détecter une dépendance sexuelle, est bien évidemment vos pensées.

Si vous avez l’habitude de penser au sexe une grande partie de votre journée et que vous pensez inconsciemment ou consciemment à vos relations sexuelles passées ou futures en permanence, c’est que votre désir sexuel est désormais une véritable obsession.

Difficile de mettre un seuil ou une barrière au “trop” de désir, mais il est évident que si la situation vous gêne au quotidien, vous fait ruminer des journées entières ou trouble votre vie, il est essentiel d’en parler à un psychologue ou à un médecin.

Signe 2 : Vous recherchez sans cesse une stimulation sexuelle

En plus de pensées obsédantes, vous pourriez également être en proie à des comportements compulsifs pour subvenir à vos besoins.

Cela peut être le visionnage quotidien de vidéos pornographiques ou encore des échanges de SMS à caractère sexuel incessants avec votre partenaire. Pour certains, cela peut être aussi des activités stimulantes sexuellement comme les jeux vidéo pornographiques, la fréquentation quotidienne ou hebdomadaire de clubs échangistes ou de sites de cybersexe, la fréquentation de saunas ou de plages nudistes, l’utilisation intensive des applications de rencontres…

Il est aussi possible que vous ayez mis en place des rituels quotidiens liés au sexe : vous planifiez vos relations sexuelles ou vos séances de masturbation, ou vous réalisez certains actes routiniers qui vous permettent de continuer à entretenir ces comportements obsessionnels. Il est possible que ces actes rituels vous permettent de rester excité.e en permanence.

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Signe 3 : Vous pratiquez la masturbation compulsive

La masturbation compulsive est un besoin intense de se masturber, généralement plusieurs fois par jour (de 5 à 15 fois par jour) et ce peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez : au travail, chez des amis, au cinéma…

Il vous est peut-être déjà arrivé.e de vous masturber dans un lieu public pour répondre immédiatement à votre besoin. Il est également possible que vous ayez déjà eu des blessures génitales en raison de cette masturbation compulsive (brûlures liées aux frottements, griffures avec vos ongles, etc.)

Le point important de la masturbation compulsive n’est pas tant la fréquence des masturbations mais plutôt le ressenti : si vous vous masturbez par “besoin” et non par “envie” il s’agit d’une véritable dépendance.

La masturbation compulsive est souvent le révélateur d’un mal beaucoup plus profond comme des angoisses, une dépression, un très grand stress…

N’ayez pas peur d’en parler à un professionnel de santé. Ils ont parfaitement conscience que c’est un sujet difficile et vous ne serez pas la première ou la seule personne à leur faire part de cette problématique.

Si vous avez trop peur de vous confronter au regard d’un médecin ou d’un psychologue en face à face, n’hésitez pas à consulter un psychologue en ligne qui pourra répondre à toutes vos questions, démarrer un suivi et vous aiguiller dans votre prise en charge. Cela vous évitera de ressentir de la honte ou des blocages lors des discussions, qui n’auront pas lieu en personne ou en face à face.

Bon à savoir

La plupart des femmes disent ne s'être jamais masturbées, tandis que c’est une pratique bien ancrée et acceptée du côté des hommes.

Et si certains se masturbent une à deux fois par an, d’autres, parfois en couple, ressentent le besoin de se masturber plusieurs fois par semaine et même quotidiennement s’ils le peuvent ou s’ils en ressentent le besoin, sans pour autant que cette pratique soit considérée comme une addiction sexuelle.

Signe 4 : Vous avez déjà eu des pratiques sexuelles à risques

Il est normal d’avoir de nombreux fantasmes sexuels, que l’on soit accro au sexe ou pas. Pour les personnes addictes au sexe, un signe important à détecter est l’escalade dans la sévérité de ses fantasmes.

Si, au début, vous alliez regarder quelques vidéos pornographiques pour vous soulager, vous avez peu à peu glissé vers des fantasmes toujours plus osés, plus violents, et parfois, à la limite de la légalité.

Si une simple vidéo d’une relation sexuelle suffisait au début, aujourd’hui vous regardez des vidéos plus intenses, impliquant des pratiques plus extrêmes.

Vous avez été emporté.e par une vague d’un univers sexuel violent et/ou dérangeant qui vous permet d’assouvir vos fantasmes toujours plus difficiles à satisfaire. Pour certaines personnes, la sévérité de ces fantasmes est telle qu’ils en viennent à visionner des contenus pédopornographiques.

C’est généralement à cet instant que le point de rupture est atteint et qu’elles se sentent obligées d’aller consulter un spécialiste pour faire face.

En dehors des risques d’aller en prison, vous avez pu vous retrouver dans des situations inconfortables ou douloureuses physiquement et psychologiquement en raison de pratiques sexuelles compulsives.

Ces pratiques vous ont, de manière générale, fait réaliser que vous étiez peut-être victime d’une addiction au sexe.

  • Vous consommez beaucoup de contenus à caractère pornographique;
  • Vous avez déjà regardé des vidéos que vous pourriez trouver très dérangeantes une fois la pulsion passée;
  • Vous avez remarqué une escalade de vos fantasmes;
  • Vous avez déjà eu des pratiques sexuelles à risques en raison d’une attitude compulsive à l’égard du sexe;

Signe 5 : Vous ressentez de la culpabilité

Après avoir eu une relation sexuelle ou après avoir consommé des contenus à caractère sexuel, vous ressentez un sentiment de honte ou de culpabilité.

Il est essentiel de comprendre que votre addiction au sexe vous pousse à réaliser des actes compulsifs qui vous procurent une sensation forte, un “point haut” dans vos émotions et vos ressentis, une grande ivresse qui vous comble pendant un instant.

C’est ce manque ou ce vide intense que vous ressentez qui vous pousse à agir de manière totalement déplacée ou à faire des choses qui pourraient vous mettre vous, votre partenaire, ou même votre santé, en danger.

Une fois le point haut atteint et la redescente, vous retrouvez vos esprits et c’est à cet instant que la honte et la culpabilité vous envahissent.

Rappelez-vous que vous êtes une victime et non pas le fautif de votre addiction. Il est normal que vous ressentiez de la honte et de la culpabilité, cela fait partie du schéma de l’addiction sexuelle.

Si vos pratiques vous font ressentir de la culpabilité en raison de grands dangers que vous prenez pour combler vos besoins, n’attendez pas pour consulter un psychologue ou un médecin.

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Signe 6 : Vous vous isolez socialement

À mesure que l’addiction s’aggrave et qu’une véritable spirale infernale se mette en place, vous vous isolez de plus en plus socialement pour tenir le coup de votre addiction au sexe.

L’addiction au sexe est une addiction dont on ne parle jamais. On peut parler ouvertement d’addiction à la cigarette, d’addiction à l’alcool, d’addiction alimentaire ou encore au sport, avec plus ou moins de facilité, mais l’addiction au sexe est un tabou absolu. Cette addiction est, de ce fait, réalisée en cachette.

Cette façon de vous soulager en cachette et de rester seul.e face à votre problématique ne fait qu’augmenter le degré de votre addiction et la rendre encore plus difficilement supportable.

Vous consommez du sexe de manière intensive, que cela soit en vidéo, en photo, en audio, dans des clubs ou en échange d’argent, de manière totalement impersonnelle, déconnectée. Votre vie sociale en est fortement impactée.

Quelques signes inquiétants d’un isolement social en raison d’une addiction au sexe :

  • Vous avez la sensation que votre addiction contrôle votre vie et votre planning;
  • Votre partenaire vous fait des remarques sur vos besoins “insatiables”;
  • Vous ratez des jours de travail ou des rendez-vous importants pour réaliser des actes sexuels ;
  • Vous évitez les événements sociaux avec vos amis ou votre famille pour rester seul.e avec vous-même et pouvoir vous satisfaire dès que le besoin se fait sentir.

Signe 7 : Vous ne supportez pas le manque de sexe

L’addiction au sexe est difficilement contrôlable, tout comme peut l'être une addiction à la nourriture ou encore une addiction au tabac . Le signe le plus significatif de cette forme de dépendance est donc le fait que le manque sexuel est mal vécu.

Plus l’addiction est intense, plus la personne ressentira les effets du manque de sexe, qu’elle pourra trouver plus ou moins supportable. Le sevrage au sexe est le même type de sevrage qu’on pourrait retrouver chez un alcoolique, il existe des effets secondaires et des conséquences.

Pour une personne dont l’addiction sexuelle n’est pas trop sévère et qui tente une période d’abstinence sexuelle, les effets du manque seront principalement de l’angoisse et du stress qui ne l'empêchent pas de continuer à vivre normalement (aller travailler, faire ses courses, etc.).

Pour une addiction dite sévère, les effets du manque se ressentiront sur le plan psychologique avec là encore, des angoisses, mais cette fois des angoisses insupportables et une sensation d’anéantissement. Une sensation de perte de contrôle intense et l’impression de devenir fou/folle peuvent survenir.

Sur le plan physique, on peut également observer des sueurs froides, des tremblements, un amaigrissement et/ou une perte d’appétit, un sommeil perturbé avec des insomnies et des cauchemars, des douleurs psychosomatiques...

Une personne sous l’emprise d’une addiction au sexe ne supporte pas le manque de sexe, et se retrouve donc dans une situation de grande souffrance.

L’addiction au sexe est difficilement contrôlable. Il existe plusieurs degrés de sévérité dans l’addiction au sexe.

Il est normal de ressentir les effets physiques et psychologiques du manque de sexe ou d’une abstinence, qu’on peut qualifier de sevrage, tout comme il existe des étapes de sevrage pour l'alcool ou encore pour la drogue. Pour certaines personnes en proie à une addiction sexuelle, l’abstinence sexuelle est une véritable épreuve très mal vécue, semblable à une sensation de mort imminente.

Il est très fréquent d’observer des rechutes dans l’addiction sexuelle Il est important de consulter un spécialiste (psychologue ou psychiatre) avant de démarrer brutalement un sevrage à votre addiction sexuelle.

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Signe 8 : Vous répondez aux critères cliniques de l’addiction sexuelle

Enfin, la personne accro au sexe répond à de nombreux signes cliniques, permettant au psychologue ou au sexothérapeute de reconnaître et diagnostiquer l’addiction :

Vous êtes abonné.e à des contenus pornographiques (revues, sites internet, réseaux sociaux..)

  1. L’un de vos parents était atteint d’un trouble sexuel (ou les deux)
  2. Vous avez des pensées obsessionnelles liées au sexe
  3. Vous avez la sensation que votre sexualité n’est pas normale
  4. Votre partenaire vous a déjà fait part de ses inquiétudes à propos de votre sexualité (trop fréquente, trop intense, trop extrême)
  5. Vous avez des difficultés à contrôler vos pulsions sexuelles y compris dans des lieux inappropriés (lieux publics par exemple)
  6. Vous avez déjà cherché de l’aide pour une pratique sexuelle que vous n’aimez pas
  7. Vous avez peur que quelqu’un découvre votre “vie cachée” et/ou votre vie sexuelle
  8. Certaines de vos activités sexuelles sont hors la loi (rapports sexuels avec des mineurs, contenus pédopornographiques, etc)
  9. Vous avez déjà essayé de faire des efforts pour avoir une sexualité plus “normale”, sans succès
  10. Vous avez déjà eu la sensation d'être dégradé.e après certaines pratiques sexuelles que vous avez réalisé
  11. Vous utilisez le sexe comme un moyen d’échapper à vos problèmes et de vous réconforter
  12. Vous êtes très souvent déprimé.e après un rapport sexuel
  13. Vous avez la sensation que le sexe contrôle votre vie

Si vous avez répondu oui à plusieurs de ces questions, nous vous conseillons de faire appel à un psychologue pour diagnostiquer une possible addiction sexuelle et/ou des troubles associés. 

Bon à savoir

Une addiction sexuelle fait peur et il est parfaitement normal de se renseigner sur des comportements ou des ressentis qui engendrent une souffrance.

En revanche, il est bon de se souvenir que nous sommes tous différents, et qu’il n’est pas possible de se diagnostiquer entièrement seul.e, à travers les récits ou les témoignages que nous trouvons sur les différents blogs et forums.

Sachez qu’à la Clinique E-Santé, il est possible de réaliser un diagnostic et une thérapie avec un psychologue clinicien spécialisé dans les addictions.

Il est aussi possible de réaliser son suivi entièrement par message texte et audio, si vous ne souhaitez pas être vu. L’important étant de faire un premier pas pour sortir de cette spirale infernale qui engendre une grande souffrance.

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