Vaginisme : causes, conséquences et traitements

Causes, conséquences et traitement du vaginisme chez la femme

Les femmes qui souffrent de vaginisme sont dans l’impossibilité d’avoir une pénétration sexuelle. La peur de la pénétration n’est pas liée à une anomalie du vagin ou à une maladie gynécologique. Elle provient de l'anxiété face à la pénétration : découvrez les 5 causes du vaginisme et les conséquences que ce trouble peut avoir sur votre vie quotidienne. Toutefois, guérir du vaginisme est tout à fait possible. Nous vous donnerons toutes les clés pour vous libérer et vaincre ce bouleversement sexuel.

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Qu’est-ce que le vaginisme ? (Définition)

Le vaginisme est la peur de la pénétration. Les femmes qui en souffrent vont tout faire pour mettre en place des stratégies d’évitement pour mettre à distance toute pénétration. Dans de plus rares situations, la femme touchée par ce trouble sexuel peut avoir une peur panique de la pénétration liée uniquement au pénis.

Cette peur panique entraîne la contraction involontaire et inconsciente des muscles du périnée. Cette contraction musculaire du vagin vient alors empêcher toute pénétration au moment d’un rapport sexuel.

Il existe deux types de vaginisme. Le premier est appelé le vaginisme primaire. Il est considéré comme une phobie et empêche une femme d’avoir son premier rapport sexuel avec pénétration. Il s’agit, dans ce cas précis, de la peur de ressentir une douleur au moment de la pénétration. Cette peur provient, le plus souvent, d’un manque d’information sur leur propre sexe et sa représentation. L’angoisse prend alors une place importante chez ces femmes et met au premier plan la douleur et la peur de la déchirure liée au premier rapport sexuel.

Le second type de vaginisme se nomme le vaginisme secondaire. Il se manifeste après une période de rapports sexuels. La personne vaginique ressent une longue période de douleurs lors des rapports. On parle alors de dyspareunie, c’est-à-dire, des douleurs qui sont ressenties pendant et après le rapport sexuel. Les rapports sexuels deviennent alors compliqués à cause des douleurs ressenties par la femme vaginique.

Ce bouleversement sexuel s’explique par un resserrement instantané des muscles du plancher pelvien, qui entourent l’ouverture du vagin, dès lors qu’il y a une tentative de pénétration. Ce resserrement est une action réflexe, involontaire et incontrôlable de la part de la personne vaginique. Cela vient alors empêcher toute tentative d’introduction dans un vagin, qu’il s’agisse d’un tampon, d’un doigt ou d’un pénis.

Ce trouble est souvent comparé à la fleur tropicale appelée Mimosa Pudica qui se referme en quelques secondes quand une personne la touche. Pour les femmes vaginiques, il s’agit d’un procédé, en quelque sorte, identique qui vient alors contracter le vagin et empêcher toute pénétration.

Comment savoir si on fait du vaginisme ?

Pour savoir si on fait du vaginisme, il existe plusieurs symptômes à prendre en considération. Voici quelques symptômes qui peuvent vous aider à savoir si vous êtes touché par ce trouble :

  • Une douleur intense quand quelque chose pénètre votre vagin
  • L’impossibilité de se laisser examiner chez le gynécologue
  • L’impossibilité de mettre un tampon pendant vos règles
  • Des contractions musculaires autour du vagin
  • Vous anticipez la peur d’avoir mal.
  • Vous perdez confiance en vous.
  • Vous avez recours à des situations d’évitement.

La douleur dès qu’il y a une pénétration dans votre vagin peut vous bloquer et vous détourner du plaisir sexuel. Cette douleur s’explique par la contraction de vos muscles pelviens qui resserre votre vagin.

Vous n’osez pas prendre rendez-vous chez votre gynécologue parce que vous n’arrivez pas à vous laisser examiner. L’examen gynécologique est compliqué dû à l’impossibilité de poser un spéculum. Il en est de même au moment de vos règles, appliquer un tampon vous semble impossible dû à la contraction de vos muscles à l’entrée de votre partie intime.

L’anticipation de votre peur sur une probable douleur vous apporte du stress et de l’angoisse. Par définition, l’anxiété a tendance à contracter une personne et à la raidir. Cela peut provoquer ce blocage à l’entrée de votre vagin.

Que vous mettiez des mots sur votre trouble ou non, il peut vous amener à perdre confiance en vous. En effet, parce qu'en parler à votre partenaire n’est pas toujours évident pour toutes les femmes, vous pouvez, par conséquent, vous replier sur vous-même et finir par perdre confiance en vous. Or, communiquer avec votre partenaire est important, l'ouverture du dialogue permet, dans bien des cas, de dépasser certains blocages émotionnels ou psychologiques, en plus d'être soutenue dans l'expérience de ce problème sexuel. 

Les situations d’évitement sont souvent utilisées lorsqu’une personne est angoissée. Dans ce cas précis, la femme va opter pour une stratégie d’adaptation pathologique pour ne pas être confrontée à son bouleversement sexuel. Cette situation d’évitement peut également être utilisée par peur de passer pour une personne frigide. Contrairement à la peur de la pénétration où la femme ressent du plaisir sexuel, une personne frigide ne ressent pas de plaisir pendant l’acte sexuel. Cette frigidité peut aussi bien toucher les hommes que les femmes.

Bon à savoir

Le chiffre que nous avons vu précédemment à savoir que 1% des femmes en âge de procréer sont concernées par ce trouble du vagin pourrait être sous-estimé. En effet, de nombreuses femmes n’osent pas parler de leurs problèmes intimes.

Quelles sont les causes psychologiques du vaginisme ?

Les causes de ce bouleversement sexuel peuvent être nombreuses et sont propres à chaque femme. Pour soigner le vaginisme, il est essentiel de comprendre l’origine du trouble. Une fois que vous l’aurez identifié, vous pourrez alors surmonter votre peur de la pénétration. Voici quelques causes qui peuvent expliquer ce désordre sexuel :

  1. La peur de la douleur
  2. Un traumatisme dans votre passé
  3. Le tabou de la sexualité
  4. La peur d’une grossesse
  5. Les troubles de votre identité sexuelle

Cause n°1 : la peur de la douleur

La première cause du vaginisme est la peur de la douleur.

Cette peur peut être liée à un manque d’information sur la sexualité d’une femme. En effet, lorsqu’une femme débute sa sexualité, il est fréquent qu’elle se pose de nombreuses questions. Ce bouleversement sexuel peut alors apparaître si elle n’obtient pas les réponses à ses questions. Par peur et par manque d’information, elle peut se braquer quant à la pratique sexuelle.

La représentation qu’une femme se fait de son vagin peut également favoriser l’apparition de ce trouble. En effet, au début de la sexualité, nombreuses sont les femmes à s’interroger sur la taille de leur vagin. Elles se demandent s’il n’est pas trop petit pour accueillir le pénis d’un homme. Cela peut être source d'anxiété pour la femme.

L’endométriose et le vaginisme sont souvent associés par leur similitude sur la douleur pendant un rapport sexuel. Parmi les signes d’endométriose, on retrouve également une douleur ressentie dans le bas du ventre pendant un rapport.

Cause n°2 : un traumatisme dans le passé

La seconde cause du vaginisme peut être due à un traumatisme vécu dans le passé.

Il peut s'agir de violences conjugales ou encore d’agressions sexuelles. Les femmes ayant vécu des traumatismes liés à leur vie privée ou à leur vie sexuelle perdent souvent confiance en elles et se sentent angoissées. L’idée d’une pénétration pendant un rapport peut être un frein pour une femme à cause d’un abus sexuel dont elle aurait été victime. Ces chocs psychologiques et physiques peuvent être à l’origine d’un désordre sexuel.

Ce trouble peut provenir d’une situation lorsque vous étiez encore une petite fille. Par exemple, vous avez été forcé de manger des aliments que vous ne vouliez pas pendant votre enfance. Cet événement peut être perçu comme une intrusion dans votre corps et, par conséquent, provoquer des automatismes sur votre corps.

A lire aussi : 12 étapes pour dépasser un traumatisme psychologique

Cause n°3 : la sexualité est un sujet tabou

La troisième cause du vaginisme repose sur le tabou de la sexualité.

En effet, dans certaines familles, avec l'éducation, la sexualité est un sujet parfois tabou. Cela entraîne chez les jeunes femmes une mauvaise connaissance du sujet. Elles peuvent donc se questionner quant au sexe et ne pas trouver les réponses à leurs questions. Ne pas parler d’un trouble sexuel est source d’angoisse pour une personne. Cela peut renforcer le blocage d’une femme dans sa sexualité.

Que ce soit la perte de libido chez la femme ou chez l’homme, il est essentiel que deux partenaires communiquent entre eux. Partager ses peurs et ses angoisses aidera à mieux les faire disparaître.

Cause n°4 : la peur d’une grossesse

La peur d’une grossesse fait partie de la quatrième cause du vaginisme.

Certaines femmes ont peur de devenir maman ou ne le désirent pas. Elles reportent donc leur peur sur l’acte sexuel. Cette peur peut prendre le pas sur le désir sexuel et provoquer ainsi un blocage chez la femme.

Les relations sexuelles peuvent être douloureuses à cause du stress ressenti pendant l’acte. La peur d’une grossesse peut donc, dans certains cas, faire apparaître des troubles sexuels.

Bon à savoir

90% des patientes souffrant d’une peur de la pénétration ressentent ce trouble dû à des causes psychologiques qui sont liées, le plus souvent, à des abus sexuels, à la peur des rapports sexuels, à la peur de tomber enceinte, à des problèmes d’estime de soi et à une éducation sexuelle limitée.

Cause n°5 : les troubles de l’identité sexuelle

La cinquième et dernière cause du vaginisme que nous évoquerons dans cet article concerne le trouble de l’identité sexuelle.

Une femme peut se sentir en inconfort par rapport à son sexe ou se sentir en inadéquation par rapport à son genre. Si la femme n’est pas en adéquation avec son identité sexuelle, alors des bouleversements sexuels peuvent se manifester.

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Quelles sont les conséquences psychologiques de ce trouble ?

Ce trouble a des répercussions dans la vie quotidienne d’un couple et dans la vie d’une femme. Le vaginisme peut avoir plusieurs conséquences psychologiques telles que :

  1. Un blocage émotionnel et psychologique
  2. Un équilibre sexuel et affectif perturbé
  3. Le sentiment de ne pas être femme
  4. Un niveau d’anxiété élevé
  5. Une baisse de l’estime de soi

Conséquence n°1 : un blocage émotionnel et psychologique

La première conséquence de ce bouleversement sexuel est le blocage émotionnel et psychologique. Vous ressentez un blocage au niveau du dialogue avec votre partenaire et avec votre entourage. Vous avez le sentiment d’être anormale, que quelque chose ne va pas chez vous alors vous préférez ne pas en parler. Mais le dialogue peut vous aider à affronter vos peurs. Gardé pour vous, ce trouble vous apporte de la souffrance. En parler pourra vous aider à aborder le sujet avec plus de légèreté et à mettre des mots sur ce qui vous arrive.

Il arrive parfois qu’une femme vive son trouble comme une agression. Le partenaire peut lui reprocher de ne pas combler ses désirs et ainsi se positionner en tant que victime de la situation. Cela provoque un sentiment de culpabilité chez la femme. Elle se reproche de ne pas réussir à être pénétrée par son partenaire. Cette culpabilité ne fait qu’accentuer votre peur et votre blocage.

Exprimer ses émotions est essentiel pour se libérer de certains maux. Si vous gardez vos émotions en vous, vous prenez le risque qu’elles vous échappent et prennent le contrôle sur votre vie et vos décisions.

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Conséquence n°2 : l’équilibre sexuel et affectif perturbé

La seconde conséquence de ce trouble concerne l’équilibre sexuel et affectif. En effet, un bouleversement sexuel chez la femme peut impacter l’équilibre d’un couple. Certaines tensions peuvent alors apparaître dues à l’incompréhension de votre partenaire.

Bien que ce trouble fasse partie des troubles sexuels courants chez la femme, il reste encore peu connu du grand public et certaines femmes ne parviennent pas à mettre des mots sur leur trouble de peur de se sentir jugées. Par conséquent, au sein du couple, le désir peut être impacté et alors diminué. De plus, la perception positive d’une relation sexuelle peut être altérée à cause de ce trouble.

Certaines femmes touchées par ce bouleversement optent pour une stratégie défensive à savoir celle de l’évitement. Elle consiste à éviter une situation pour se protéger et ainsi éviter l’anxiété que la situation pourrait engendrer.

La stratégie d’évitement est en réalité toxique pour une personne qui la pratique, car l’évitement renforce la peur.

Les stratégies d’évitement peuvent être utilisées dans différentes situations comme, par exemple, lorsqu’une personne est atteinte d’une phobie : Prenons l’exemple d’une personne qui a peur de monter dans l’ascenseur. Elle va préférer prendre les escaliers et éviter sa peur. Son angoisse se renforce alors, puisque la personne va avoir des pensées négatives quant à l’utilisation de l’ascenseur : « heureusement que je n’ai pas pris l’ascenseur, il aurait pu tomber en panne. ». Il en est de même pour un bouleversement sexuel. La stratégie d’évitement ne fera qu’accentuer votre peur.

Conséquence n°3 : le sentiment de ne pas être femme

La troisième conséquence d’un désordre sexuel est le fait de ne pas se sentir femme. Pour beaucoup, le schéma d’une vie consiste à fonder une famille. Lorsqu’une femme est vaginique, elle peut ressentir une difficulté de s’estimer dans sa vie de femme, car elle ne peut pas tomber enceinte si tel est son choix.

Pour autant, votre peur de la pénétration ne signifie pas que vous êtes infertile ! Vous pourrez tomber enceinte et fonder la famille dont vous rêvez dès que vous parviendrez à surmonter vos craintes.

Pour soigner le vaginisme, n’ayez pas peur d’en parler librement que ce soit avec des professionnels de la santé ou avec votre entourage ou avec votre partenaire. Les professionnels de la santé peuvent vous informer sur le sujet et vous conseiller dans un traitement pour le vaginisme.

Conséquence n°4 : un niveau d’anxiété élevé

Un bouleversement sexuel apporte un niveau élevé d’anxiété. Le stress et l’anxiété peuvent venir gâcher un moment de plaisir sexuel. Ils peuvent alors faire apparaître un mal-être parfois difficile à surmonter.

L’anxiété est source de chute de libido. Elle a un effet sur votre mental et sur votre corps et provoque une montée d’adrénaline en vous. Plus votre niveau de stress est élevé et plus vos muscles se crispent.

Vous avez donc du mal à lâcher prise pendant l’acte sexuel. De plus, l’anxiété provoque également une baisse de lubrification ce qui peut provoquer des douleurs pendant le rapport. Ce manque de lubrification peut créer une tension générale qui empêche les muscles vaginaux de se détendre.

Les pensées anxieuses peuvent alors perturber la stimulation sexuelle.

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Conséquence n°5 : une baisse de l’estime de soi

La cinquième conséquence de ce trouble est une baisse de l’estime de soi.

Cette dernière désigne le jugement ou l’évaluation qu’une personne a de sa propre valeur. Le fait de ne pas parvenir à avoir une pénétration pendant un rapport impacte l’estime que vous avez de vous. En effet, il peut vous arriver de ressentir une insatisfaction par rapport à votre image corporelle.

La baisse de l’estime de soi peut vous faire ressentir une souffrance personnelle. Vous êtes déstabilisée dans votre quotidien. Cette souffrance est à surveiller pour qu’elle ne s’oriente pas vers une forme de dépression.

Bon à savoir

Il est estimé que 54% des patients chez qui un vaginisme a été diagnostiqué ont entre 26 et 35 ans.

Comment soigner le vaginisme avec une psychothérapie ?

Pour vaincre le vaginisme, le traitement le plus efficace est de démarrer une psychothérapie, dont les bienfaits sur le traitements des troubles sexuels sont nombreux.

Elle permet d'accompagner une personne souffrant, notamment, de troubles psychologiques, pour l’aider à les surmonter afin que ces derniers n'aient plus d'impacts dans sa vie. Elle peut être utilisée en complément d’autres types d’interventions à visée thérapeutique.

Pour les femmes qui cherchent à surmonter leur bouleversement sexuel et trouver des solutions, la sexothérapie, la thérapie corporelle, l’hypnose ou encore la thérapie cognitive et comportementale peuvent les aider à s’en libérer.

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La sexothérapie : rétablissez le contact sexuel

Le premier traitement du vaginisme dont nous parlerons est la sexothérapie. Ce type de thérapie favorise l’interrogation sur les différents troubles sexuels pour l’épanouissement d’une relation de couple. Dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’une thérapie de couple. L’objectif de cette thérapie est de rétablir le contact sexuel dans un couple qui l’aurait perdu au fil du temps de leur relation.

Pour les femmes vaginiques, la sexothérapie est recommandée comme traitement.

La sexothérapie a de nombreux avantages pour les femmes touchées par ce trouble. Elle va permettre aux femmes de découvrir leur corps, d’apprendre l’anatomie, de prendre conscience de leur périnée, de se réconcilier avec elles-mêmes, d’accueillir leur partenaire, d’accepter la pénétration et d’y trouver du plaisir. Cette thérapie est guidée par un sexologue expert qui va personnaliser ses séances en fonction de vos besoins.

La consultation auprès d’un sexologue peut être réalisée seule ou avec son partenaire. Pour vaincre ce bouleversement sexuel, il est recommandé de réaliser une dizaine de séances.

Les séances de sexothérapie comprennent plusieurs étapes :

  1. Une évaluation de la situation que vous souhaitez surmonter
  2. La pratique d’exercices axés sur la respiration et la relaxation
  3. Un accompagnement dans l’utilisation des dilatateurs
  4. Des exercices à réaliser chez soi
  5. Un suivi pendant et après la sexothérapie

Selon l’OMS, la santé sexuelle est un facteur essentiel du bien-être de chaque individu. Les sexologues aident leurs patients à mieux communiquer avec leur partenaire. L’enjeu de cette thérapie est d’aider les femmes à se sentir libérées de leurs souffrances et de leur permettre une pénétration plus naturelle sans crainte.

La thérapie corporelle : partez à la découverte de votre anatomie

Le second traitement du vaginisme est la thérapie corporelle. Également appelée psychothérapie corporelle, cette thérapie place la personne au centre du processus thérapeutique. Elle apaise les maux de l’esprit et libère les émotions grâce à un travail sur le corps.

Cette thérapie s’appuie sur le fait que le corps enregistre les souvenirs douloureux et peut ainsi provoquer des blocages. Cette méthode permet à une personne de renouer avec le contact physique. Des techniques de relaxation, de libération des émotions et de massages thérapeutiques sont alors proposées.

Pour une femme concernée par un désordre sexuel, la thérapie corporelle avec un kinésithérapeute spécialisé en pelvipérinéologie peut être une bonne solution pour redécouvrir son anatomie et explorer son sexe.

Une séance de thérapie corporelle se déroule comme suit :

  • Un moment de verbalisation pour comprendre le vécu de la personne et savoir si cela peut jouer un rôle dans son rapport au corps.
  • Les gymnastiques globales : cette étape est un travail en conscience qui consiste à travailler sur les postures, les gestes et les attitudes. L’objectif est de libérer les tensions physiques.
  • La relaxation : l’enjeu est de détendre le corps et le mental par un processus de décontraction musculaire et vasculaire.
  • Les massages psychologiques : il s’agit d’un travail en profondeur des fascias (fines membranes qui enveloppent les muscles et les organes)

Bon à savoir

La thérapie psychocorporelle repose sur le principe du « corps conscience ». En d’autres termes, cela signifie que le corps enregistre le vécu personnel et l’héritage familial d’une personne. La posture et le caractère de la personne sont alors perturbés et influencés par les traumatismes vécus dans le passé. L’avenir peut ainsi faire peur à la personne et lui créer des peurs.

La thérapie corporelle est donc utilisée pour éloigner ce principe et supprimer la mémoire du corps. Le patient peut ainsi aller de l’avant et vaincre ses peurs.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : changez vos pensées automatiques

Les thérapies cognitives et comportementales, appelées TCC, sont un éventail de différentes approches thérapeutiques qui consiste à l’exposition et à la mise à distance des pensées d’une personne qui souffre d’un trouble.

Des techniques de relaxation ou de pleine conscience sont alors proposées aux patients pour vaincre un trouble et, dans ce cas précis, vaincre la peur de la pénétration. Les TCC traitent avec efficacité l’anxiété. Les personnes vaginiques peuvent donc trouver un avantage dans ce type de thérapie.

Les TCC font partie des thérapies brèves qui peuvent aller de 8 à 12 semaines en fonction du patient. Les séances durent entre 30 et 60 minutes.

Après avoir réalisé cette thérapie, les personnes ressentent une amélioration dans leur qualité de vie et sur leur mieux-être. Il s’agit d’une thérapie active qui nécessite l’intervention du patient pour réussir à atteindre son objectif. En effet, en parallèle des séances avec votre psychologue, vous pratiquez des exercices dans votre vie quotidienne.

Les TCC sont un traitement efficace du vaginisme car elles ne se concentrent pas sur la source du problème, mais plutôt sur les symptômes du trouble qui compliquent le quotidien.

Il peut donc s’agir de l’anxiété, du manque de confiance en vous ou encore de vos situations d’évitement. L’enjeu de cette thérapie est de remplacer vos pensées automatiques par des pensées plus réalistes.

Dans ce cas, la thérapie ne cherche pas l’origine du problème, mais cherche à désensibiliser une femme de la peur de la pénétration pour ainsi éliminer les contractions musculaires vaginales.

Cette thérapie peut être complétée par des séances de sexologie, d’hypnose ou encore de relaxation musculaire. Les TCC sont reconnues dans le traitement des causes psychologiques d’un désordre sexuel puisqu’elles permettent de résoudre le problème de contraction réflexe d’une femme au moment de l’acte sexuel.

L’hypnose : libérez votre corps et votre esprit

L’hypnose correspond à un état de conscience modifié. Cette technique permet d’avoir des perceptions différentes par rapport à l’état ordinaire d’une personne. L’hypnothérapie permet d’atteindre un niveau de détente profond, de faciliter la communication entre le corps et l’esprit.

L’hypnose a de nombreux bienfaits et permet de se libérer d’un bouleversement sexuel. Les avantages de cette thérapie reposent sur la volonté :

  • D’apaiser une angoisse liée à la peur de la pénétration
  • De supprimer des pensées négatives d’anticipation d’un échec du rapport sexuel.
  • De reprogrammer de façon positive le comportement d’une femme en modifiant les associations émotionnelles liées aux comportements.
  • De favoriser la communication avec l’inconscient.

Pour une femme touchée par le vaginisme, l’hypnose est un moyen efficace pour modifier un comportement réflexe, corriger des croyances, débloquer des émotions positives et activer des circuits du désir et du plaisir. Avant d’essayer une pénétration, la femme ressent la peur monter. Cela lui a créé des habitudes et des comportements réflexes dont elle cherche à se débarrasser.

Les séances de thérapie par hypnose vont être rythmées par des images d’ouvertures pour apaiser la personne atteinte d’un bouleversement sexuel. L’objectif, à travers cette thérapie, est de la rassurer.

A retenir

Le vaginisme est un trouble sexuel auquel certaines femmes peuvent être confrontées au cours de leur vie. Il est parfois compliqué de mettre un mot sur ce bouleversement par peur, par honte ou par gêne. Le sentiment d’être jugé quant à la peur de la pénétration est fort, mais plus vous dialoguerez avec votre partenaire et plus vous obtiendrez des solutions et des alternatives pour répondre à votre désir sexuel.

Ce bouleversement sexuel peut provenir de différentes causes comme, par exemple, après un traumatisme ou encore après un accouchement. Les conséquences sur une femme peuvent être nombreuses et entraîner une baisse de l’estime de soi, un blocage émotionnel et psychologique, un niveau d’anxiété élevé, un équilibre sexuel et affectif perturbé ou encore le sentiment de ne pas se sentir femme.

Les femmes vaginiques peuvent trouver des traitements pour surmonter leur peur de la pénétration. Plusieurs méthodes sont très efficaces comme la sexothérapie, la thérapie corporelle, l’hypnose ou encore la thérapie cognitive et comportementale. N’ayez pas peur d’en parler pour trouver des solutions qui vous conviennent.

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