Identité de genre : 10 questions pour vous aider à avancer

10 questions et réponses sur l'identité de genre

La pluralité des identités de genre existe depuis toujours, mais c’est une notion dont on se saisit beaucoup plus depuis quelques années. D’ailleurs, c’est seulement en 2019 que l’Organisation mondiale de la santé a retiré le terme « transidentité » de la liste des troubles mentaux. Jusque-là, avoir une identité de genre différente du sexe assigné à la naissance était considéré comme une affection. Les communautés LGBT+ favorisent ces avancées : avec elles est apparu, entre autres, tout un vocabulaire clarifiant les réalités identitaires. Pourtant, le cheminement pour définir son identité de genre n’est pas toujours aisé. Voici 10 réponses aux questions que l’on peut se poser sur le sexe psychologique.

Ai-je besoin d’un psychologue ?

Vous pensez avoir besoin d’un psychologue pour vous aider dans votre cheminement ?

Faites le test maintenant !

C’est quoi l’identité de genre (définition) ?

L’identité de genre se définit comme la façon de se sentir intérieurement au regard du sexe qui a été assigné à la naissance : masculin ou féminin. L’identité de genre, l’identité sexuée ou encore le « sexe psychologique » est une conviction intime, forte et propre à chacun, qui ne se contrôle pas.

Ce sexe psychologique c’est la perception que chacun possède en soi d’être une femme, un homme, parfois les deux à la fois ou même aucun des deux (non-binarité) ou encore de se situer ailleurs sur le spectre de genre.

Pour certaines personnes, cela n’est pas problématique, elles sont nées garçon ou fille et ne ressentent pas le besoin de se questionner sur une manière différente de se caractériser. Pour d’autres, leurs organes sexuels et leur identité de genre sont en conflit, ce qui peut les conduire à revoir leur façon de s’identifier.

Le genre est une construction sociale des identités féminines ou masculines. Cette construction varie selon le contexte socioculturel qui va générer des stéréotypes genrés et influencer les manières d’agir de chacun. Déterminer son identité de genre n’est donc pas uniquement en rapport avec la composante biologique (naître avec un vagin ou un pénis), ce qui serait éminemment réducteur.

L’environnement dans lequel la personne progresse joue également un rôle, ainsi que le temps, car l’identité sexuée évolue tout au long de la vie.

Dix questions à se poser pour avancer sur son identité de genre

Le sexe psychologique comporte quatre éléments distincts : le sexe biologique, l’identité de genre, l’expression de genre et l’orientation sexuelle. En effet, chacun va s’y définir de manière unique, par exemple au travers de sa coiffure ou de sa sexualité. Mais parfois, pour parvenir à cheminer correctement et à avancer sur son identité de genre, certains questionnements sont nécessaires.

1. Pourquoi je m’interroge sur mon sexe psychologique ?

L’identité sexuée permet de définir qui l’on est. Il est tout à fait normal de se poser des questions sur son identité de genre. Le sexe psychologique est un véritable concept fluide qui évolue avec le temps dans la vie de chacun. En effet, les façons que chaque personne va avoir de réfléchir sur soi, mais aussi sur les autres, progressent et changent en fonction des contextes et des années qui passent.

Parfois cela va se faire rapidement, comme une évidence, pour d’autres ce sera plus long. L’identité a pu se construire par éducation, opposition ou encore sécurité : petit à petit, au fur et à mesure des expériences et des histoires de vie, certaines personnes vont la questionner, la déconstruire pour mieux la reconstruire ensuite. C’est pour cela que l’on considère la prise de conscience sur le sexe psychologique comme un processus.

Des événements de vie peuvent amener indirectement à ces questionnements identitaires. C’est le cas de pathologies. À titre d’exemple, l’endométriose provoque des conséquences psychologiques qui confrontent parfois les femmes malades à remettre en cause qui elles sont intimement. Un trouble dépressif peut également induire cela.

Des bouleversements dans la vie ou des difficultés personnelles conduisent dans certains cas à se poser ces questions : troubles de la sexualité, manque de plaisir ou encore douleurs vaginales…

Enfin, des situations traumatiques engendrées par une agression sexuelle ou des violences dans le couple sont autant de déclencheurs qui amènent quelquefois à interroger son identité.

2. Quelles sont les différentes identités de genre ?

Les identités sexuées sont nombreuses et plurielles, il y a autant de nuances qu’il existe de personnes. Citons néanmoins les suivantes, sans pour autant s’y restreindre :

  1. Cisgenre (cis) : l’identité de genre de l’individu correspond au sexe qui lui a été assigné.
  2. Féminin : la personne se reconnaît dans les caractéristiques féminines.
  3. Fluide : l’identité et l’expression de genre varient selon les circonstances et dans la durée.
  4. Masculin : l’individu est en accord avec les particularités masculines.
  5. Non-binaire : la personne ne se reconnaît ni dans le genre masculin ni dans le féminin et se définit en dehors de cette binarité.
  6. Transgenre (trans) : le sexe assigné et le sexe psychologique sont en conflit.
  7. Queer : l’individu se décrit comme étant hors des cases de l’hétéronormativité.

On retrouve aussi l’identité agenre, dans ce cas la personne ne se caractérise pas comme ayant un genre en particulier. Le genre androgyne correspond à un individu dont l’expression genrée n’est pas binaire, ou alors qui se situe entre le féminin et le masculin.

3. Quelle différence entre l’identité de genre et l’expression de genre ?

La différence entre identité et expression est simple : l’identité de genre c’est la façon dont une personne définit son sexe psychologique, c’est invisible, et l’expression de genre est la manière dont elle va dévoiler son identité sexuée, c’est visible.

Manifester son sexe psychologique peut se faire par une approche féminine ou masculine, entre les deux ou hors de cette binarité : sortir des cases est possible. Tout le monde en possède une et comme l’identité, elle va également varier au cours d’une vie.

L’expression de genre se manifeste de diverses façons :

  • L’apparence physique : l’habillement, les sous-vêtements, les accessoires, la coiffure, le maquillage, la pilosité, le rembourrage ou la compression de certaines parties du corps, l’exercice corporel pour muscler…
  • Les comportements : le ton de voix, la gestuelle, l’attitude, la démarche… Le prénom, mais aussi les pronoms à utiliser.

Il faut cependant retenir que cette expression n’est pas nécessairement le reflet de l’identité ou d’une orientation sexuelle. À titre d’exemple, un homme cisgenre peut décider de porter du vernis à ongles simplement parce qu’il en ressent l’envie.

4. Comment déterminer mon sexe psychologique ?

Il existe deux moyens pour aider une personne à déterminer son identité de genre : l’auto-identification (ou autodétermination) et l’euphorie de genre.

L’auto-identification est un processus basé sur la connaissance de soi, incluant ressentis et réflexions sur soi-même, mais également au regard des autres, comme le choix des mots utilisés par l’entourage : il s’agit de réfléchir et de trouver ce qui fait sens, ce qui procure un sentiment d’appartenance, d’apaisement, de bien-être.

Définir son identité sexuée n’est pas toujours évident, c’est une véritable expérience personnelle et il est important de s’écouter, de se faire confiance et surtout de prendre le temps nécessaire. Cela demande de se dégager du regard des autres et d’adopter du recul sur soi et ses croyances.

L’euphorie de genre est un concept qui peut faciliter cette exploration identitaire. Il s’agit du sentiment de confort et de bien-être lorsque l’on parvient à exprimer son genre librement et que l’on s’y sent à l’aise tout en étant respecté. À titre d’exemple, certaines personnes vont ressentir cette euphorie quand leur entourage utilise correctement les bons pronoms.

Pour accéder à cette euphorie et trouver la bonne identité de genre qui convient, il est possible, de se poser des questions : comment voudrais-je que les autres parlent de moi ? Quels pronoms me mettent à l’aise ? Dans quels vêtements ou avec quelle coiffure je me sens bien ? D’expérimenter de nouvelles choses : il est envisageable d’explorer différentes identités en jouant avec son expression de genre ou en essayant différents pronoms.

Bon à savoir

L’autodétermination concerne tout le monde et n’est pas uniquement réservée aux personnes trans : toute personne, qu’elle soit cis ou pas, réfléchit, pense et questionne son genre au cours de sa vie.

5. Y a-t-il un lien entre mon identité de genre et mon orientation sexuelle ?

Il ne faut pas confondre ces deux concepts qui sont deux facettes de l’identité mais n’ont pas systématiquement de lien ensemble.

Il existe de nombreuses fausses croyances à ce sujet, par exemple que les personnes qui se travestissent sont forcément homosexuelles.

L’orientation sexuelle et l’attirance que va éprouver une personne ne sont pas le résultat du genre, de son identité ou de son expression. Le fait qu’un individu soit trans n’oriente en rien sa sexualité. Tout est envisageable dans l’attirance sexuelle !

Mais interroger son identité de genre peut amener à questionner son orientation.

L’inclination sexuelle et émotionnelle (on dit aussi amoureuse ou romantique) c’est ce que l’on ressent envers certaines personnes du même genre ou d’un autre. Comme l’identité sexuée, ce n’est pas un choix, mais un sentiment intime, profond et personnel.

Ces deux types d’attrait sont soit concordants (par exemple, avoir une attirance sexuelle et amoureuse pour les femmes) soit distincts (par exemple, nourrir des fantasmes et être séduit sexuellement par les femmes sans éprouver pour autant d’attirance romantique).

On imagine souvent le prisme de la sexualité de façon binaire, cependant, une fois de plus, la réalité et les préférences sexuelles sont plus riches et variées que cela : pansexualité, bisexualité et même absence d’attirance sexuelle, les perspectives sont plurielles.

6. Qu’est-ce que la dysphorie de genre ?

Le terme dysphorie de genre est employé pour désigner l’inconfort, l’angoisse et la souffrance émotionnelle que ressentent certaines personnes lorsque le sexe assigné à la naissance et le corps ne correspondent pas à leur sexe psychologique. C’est une expression habituellement utilisée par les professionnels de santé pour évoquer ce véritable tourment psychologique.

Lorsque l’incongruité éprouvée est importante au point de provoquer une invalidité ou une détresse significative, il est nécessaire d’être accompagné psychologiquement, notamment pour poser un diagnostic et prendre en charge la personne : les symptômes sont parfois graves et mélangent généralement un TAG, des manifestations dépressives et une forte irritabilité.

Dans ces cas, la transition peut aider à aller mieux, car elle permet à la personne d’être enfin alignée. Une transition offre la possibilité de changer une ou plusieurs dimensions (sociale, légale, médicale et chirurgicale) pour correspondre à l’identité voulue et obtenir un véritable confort en qualité de vie, mais également de meilleures chances de réussite.

7. Une transition de genre est-elle une transformation ?

La transition est le terme employé pour désigner les étapes que constituent un changement et une affirmation de genre. Ce n’est donc pas une transformation en soi qui signifierait avoir affaire à une personne différente. Évidemment, une transition de genre va impacter plusieurs pans comme la vie familiale, professionnelle ou sociale.

Mais ce n’est pas tant une transformation qui s’opère qu’une véritable réalisation de soi : une affirmation de l’identité intime et profonde a lieu et le fait de transitionner aide les personnes à se sentir plus fidèles à qui elles sont.

C’est pourquoi c’est à chaque personne de définir par elle-même ce qu’elle souhaite au travers de sa transition afin d’en comprendre les finalités recherchées. Certaines ne s’identifieront plus comme transgenres après avoir effectué des étapes sociales ou médicales. Pour d’autres la transition est un processus au long cours, qui n’a pas de fin en soi. Une fois de plus, pas de standardisation ni d’obligation, mais une diversité de perspectives.

En effet, les parcours de transition ont lieu pour des raisons liées à la santé psychique et au bien-être, en particulier dans le cas d’une dysphorie qui impacte fortement l’individu. Pour accéder à l’euphorie de genre, des chirurgies peuvent être nécessaires pour certains, alors que d’autres y parviendront en utilisant uniquement des vêtements ou des accessoires.

On retrouve donc des transitions médicales entraînant des changements corporels directs (féminisation du visage, mammoplastie, phalloplastie…). Les transitions sociales ont lieu afin de faire reconnaître l’identité sexuée, par exemple en affirmant les pronoms à utiliser et en exprimant librement son genre dans une ou plusieurs sphères.

8. Comment parler de ma nouvelle identité de genre à mon entourage ?

Si l’idée de se livrer provoque de l’anxiété, se poser quelques questions pourra aider à préparer cet échange. Il est possible de réfléchir à ses propres expectatives au regard de cette discussion à venir :

  • Quelles sont mes motivations ?
  • Dans quel contexte me sentirai-je le plus à l’aise pour le faire ?
  • Pourquoi en parler à ces personnes en particulier ?
  • Quel est mon message, ai-je des attentes spécifiques (pronoms par exemple) ?
  • À quelles questions dois-je me préparer ?
  • Quelles émotions je risque de ressentir ?

Parfois il faut savoir se faire confiance, écouter son intuition et laisser parler son cœur. Craindre la réaction des autres est normal, notamment lorsqu’ils nous sont chers et nous importent : il est humain d’avoir envie que les gens que l’on aime adhèrent à nos idées et nos conduites.

Deux risques se présentent alors : ne pas aborder le sujet par crainte de froisser l’autre ou forcer le trait en réaction et provoquer une surréaction.

Il faut garder en tête que si le cheminement n’a pas été pas facile pour soi, il peut de même ne pas l’être pour l’entourage. Nombreuses sont encore les personnes mal sensibilisées ou ignorant qu’il existe toute une variation de genres et d’orientations.

C’est pourquoi, quelquefois, il peut en résulter une incompréhension de leur part : dans ce cas il est essentiel de laisser du temps à l’autre : il ne faut pas toujours chercher à convaincre ce qui ne veulent pas l’être.

Quoi qu’il arrive, et même si la personne qui reçoit l’information exprime sa perplexité ou sa peur, cela ne doit jamais justifier des violences sous quelque forme que ce soit et le respect reste essentiel.

Ai-je besoin d’un psychologue ?

Vous pensez avoir besoin d'un psychologue pour vous accompagner dans votre cheminement sur votre identité de genre ?

Faites le test maintenant !

9. Existe-t-il des associations que je peux contacter ?

Il existe des associations dans toute la France, notamment dans les grandes villes, qui accueillent les personnes transidentitaires et leur permettent de bénéficier d’une écoute attentive, d’informations, de conseils, de soutien et d’orientation : cliquez ici pour en savoir plus. Parfois la prise de rendez-vous avec des experts comme des psychologues est possible.

Qu’ils soient présents dans les associations ou en dehors, les cercles de paroles constituent des lieux de support et de partage d’expériences qui peuvent aussi être utiles pour cheminer, se questionner et renouveler la confiance en soi. Enfin, de nombreux groupes de soutien sont existants sur les réseaux sociaux.

Ces communautés et organismes favorisent fortement l’inclusion et une meilleure acceptation sociale, d’autant qu’aujourd’hui, malheureusement, les personnes trans restent victimes de discrimination, de harcèlement et de violence.

10. Comment la thérapie peut être utile pour avancer ?

Rencontrer un professionnel comme un psychologue ou un psychiatre, de préférence formé sur les problématiques identitaires, se veut utile à plusieurs niveaux. La thérapie apporte une bienveillance et une écoute non négligeable : le patient peut mettre des mots sur ses ressentis et disposer d’un accueil sans jugement.

Même si la personne ne souffre pas, un accompagnement psychologique apportera de nombreux bénéfices thérapeutiques et aidera à trouver les ressources internes pour avancer, favoriser le mieux-être en développant par exemple une meilleure gestion des émotions.

Pour certaines personnes trans, ce mal-être et ces questionnements remontent parfois à l’enfance. Un manque de confiance en soi, des caractéristiques de l’hypersensibilité ou une blessure émotionnelle ont pu accentuer la détresse, comme le fait de s’isoler et de refouler, qui sont également des facteurs aggravants.

Justement, la thérapie est importante en cas de souffrance et de détresse psychologique, car elle permet notamment de diagnostiquer une dysphorie de genre. La dysphorie peut causer différents effets secondaires (comme des affections psychiques, telles que des attaques de panique ou des conduites dysfonctionnelles avec l’alimentation) qui doivent absolument être pris en charge et traités.

Les transitions sont diverses (sociale, légale, médicale et chirurgicale) et chaque étape est spécifique et propre à chacun : le professionnel pourra guider le patient dans son cheminement et son épanouissement identitaire.

Comment soutenir une personne agenre, transgenre et/ou non-binaire ?

Être un bon soutien et respecter l’autre dans ses choix et son identité de genre demande de déconstruire certaines habitudes pour s’adapter. Cela passe notamment par le fait de ne pas mégenrer la personne (c’est-à-dire utiliser les mauvais pronoms) ou employer son morinom (le prénom de naissance qu’elle ne porte plus si elle en a changé).

Voici trois conseils à suivre :

  1. Employez les bons pronoms : il est important de parler de la personne en utilisant le genre qu’elle a choisi, et pas celui qui lui a été assigné. Que ce soit à l’écrit ou à l’oral, mégenrer n’est pas une option, car cela est susceptible de faire souffrir. Si vous avez un doute, le mieux à faire est de poser la question.

  2. N’outez jamais l’identité de genre d’une personne : parfois les personnes transidentitaires font le choix de ne pas faire part (« outer » de l’anglais outing) de leur nouvelle identité sexuée à tout leur entourage. Elles conservent alors face à certains proches les pronoms de leur genre assigné. Il faut respecter cela et ne pas révéler qu’une personne est transidentitaire sans son accord.

  3. Faites preuve de respect : respectez les sollicitations de la personne quant à ses pronoms et son prénom. Vous commettrez des erreurs au début, c’est compréhensible, tâchez de présenter vos excuses sans justifier la raison de votre maladresse, car cela peut être gênant. Vous avez le droit de poser des questions, mais évitez les demandes intrusives ou déplacées, sur le corps ou le morinom par exemple.

Bon à savoir

Questionner son identité de genre est un processus normal et sain qui peut avoir lieu assez tôt dans la vie comme plus tardivement.
 
Le sexe psychologique est une conviction personnelle, intime et puissante, évoluant avec le temps. Si un décalage est présent entre le genre assigné à la naissance au regard du sexe biologique et l’identité sexuée, une dysphorie est possible, provoquant une détresse psychique.
 
Dans ce cas une thérapie est fortement recommandée pour apaiser la souffrance.
 
Parvenir à l’euphorie de genre c’est se sentir en phase et épanoui en affirmant son identité : essayer différents pronoms ou encore jouer avec son expression genrée aidera à trouver celle qui convient.
 
S’écouter et prendre le temps sont indispensables pour avancer dans ce cheminement identitaire.

Besoin d’aide ?
Venez échanger avec nos psychologues spécialistes.

Consulter
Frame 284

Psychologue

Marie-Eugénie

Camille-1

Psychologue

Camille

Stephanie

Psychologue

Stéphanie

Besoin d’aide ?
Venez échanger avec nos psychologues spécialistes.

Consulter