THÉRAPIE
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3 signes qui prouvent que vous souffrez du syndrome de la cabane

Publié le 10/11/21 12:00

Les situations d’enfermement prolongé, telles que vécues avec l’épidémie du Covid-19 font émerger chez certaines personnes des difficultés à renouer le contact avec le monde extérieur. Sortir de leur lieu d'enfermement devient compliqué, voire impossible pendant plusieurs semaines et provoque en elles du stress, de l’anxiété, des bouffées d’angoisse : c’est le syndrome de la cabane. Quels sont les signes permettant de l’identifier ?

Si vous ressentez actuellement un mal-être profond ou que vous vous questionnez sur votre personnalité, n’hésitez pas à réaliser gratuitement le diagnostic suivant qui vous aidera à savoir si un accompagnement psychologique est nécessaire pour surmonter les difficultés que vous rencontrez.

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Sommaire de l’article :

  1. Qu’est-ce que le syndrome de la cabane ?
    1. Quelles sont les causes du syndrome de la cabane ?
    2. Quelles sont les personnes concernées par le syndrome de la cabane ?
    3. Quels sont les symptômes du syndrome de la cabane ?
  2. Savoir si vous souffrez du syndrome de la cabane : les signes
  3. Comment se libérer du syndrome de la cabane ?

Qu’est-ce que le syndrome de la cabane ?

Si le syndrome de la cabane connaît un essor médiatique depuis l’épidémie du Covid-19 qui a contraint les populations à se confiner, il a été pour la première fois évoqué au début du XXème siècle pour  conceptualiser le mal-être ressenti par les hommes partis à la recherche de pierres précieuses dans le contexte historique de la Ruée vers l'or.

Pendant de nombreux mois, ces hommes vivaient isolés du reste de la civilisation dans des petites cabanes. En revenant de leur quête, ils développent une crainte profonde de retrouver une vie sociale. Ainsi, le syndrome de la cabane illustre l’angoisse ressentie par les personnes vivant de manière isolée pendant une période plus ou moins longue, lorsqu’elles doivent de nouveau se confronter au reste du monde. 

Le syndrome de la cabane est également appelé syndrome de l’escargot, en raison de la coquille de ce dernier, dans laquelle il se réfugie à la moindre agression. Il ne s’agit ni d’une pathologie ni d’un trouble mais bel et bien d’un syndrome, c’est-à-dire, un état émotionnel transitoire qui va pouvoir se dissiper dans le temps. Ainsi, si vous souffrez du syndrome de la cabane, soyez rassuré.e : il est tout à fait possible d’y mettre un terme.

À la suite des périodes successives de confinement, ce syndrome a pris beaucoup d’ampleur et de nombreuses personnes ont fait le choix de commencer une psychothérapie dans l’objectif de faire disparaître leurs symptômes et de pouvoir de nouveau sortir de chez elles sans éprouver de la peur.

Quelles sont les causes du syndrome de la cabane ?

En chacun d’entre nous, réside un instinct de survie qui permet de s’adapter à des situations particulières et / ou de s’en protéger.

Lorsqu’une personne est contrainte à rester dans un lieu d’enfermement (le plus souvent chez elle) pendant une longue période, elle va finir par s’y habituer et à considérer son habitat comme un véritable refuge, un moyen de protection face aux potentielles agressions extérieures.

Ces agressions peuvent être diverses et variées, allant de la foule, aux virus qui circulent dans l’air, comme cela a été le cas pour de nombreuses personnes durant la période de pandémie. Lorsqu’il est de nouveau possible de sortir de son lieu d’enfermement, la personne va éprouver une peur de quitter ce cocon et de retrouver ses habitudes de vie d'avant.

Quelles sont les personnes concernées par le syndrome de la cabane ?

Il n’existe, à ce jour, aucune étude permettant d’établir le profil type d’une personne avec des risques élevés de développer le syndrome de la cabane. Néanmoins des terrains anxieux ou dépressifs peuvent favoriser le développement de ce symptôme. Par ailleurs, les personnes vivant socialement isolées, sont également des candidats au syndrome de la cabane ainsi que les personnes aux tendances hypocondriaques.

Quels sont les symptômes du syndrome de la cabane ?

Une personne souffrant de cet état transitoire va avoir des symptômes assez similaires à ceux de la dépression, avec principalement :

  • Une fatigue importante : le syndrome de la cabane se manifeste tout d’abord par une fatigue très importante. Les personnes qui en souffrent, ont souvent besoin de dormir régulièrement dans la journée et se réveillent le matin, déjà très fatiguées.

  • Une perte d’intérêts et de motivation : de manière générale, si vous souffrez du syndrome de la cabane, vous n’avez aucune motivation à sortir de chez vous et préférez rester seul.e.D’ailleurs, il est tout à fait possible que vous vous trouviez régulièrement des excuses pour ne pas sortir : la météo, le besoin de rester chez vous pour réaliser des tâches ménagères, de travail, etc. Très fréquemment, les personnes atteintes par le syndrome de la cabane vont jusqu’à annuler des rendez-vous médicaux par exemple, parce qu’elles ne se sentent pas capables de se confronter à l’extérieur de leur domicile.

  • Une peur parfois irrationnelle : le syndrome de la cabane, c’est avant tout le développement d’une peur de sortir de chez soi. Cette peur s’accompagne d’un stress envahissant qui les contraint, tel un cercle vicieux, à rester chez soi.

Lorsque ce syndrome perdure, il peut également favoriser le développement d’une anxiété sociale, d’une agoraphobie, d’une phobie sociale dont il est parfois difficile de s’en libérer sans un suivi psychologique adapté.

Lire aussi l'article : Psychothérapie  : quels sont les bienfaits d'un accompagnement thérapeutique ?

Savoir si vous souffrez du syndrome de la cabane : les signes

S’il est parfois difficile de diagnostiquer ce syndrome, tant les principaux symptômes s’apparentent à ceux que peut avoir une personne vivant un épisode dépressif caractérisé, quelques signes peuvent toutefois vous aider à l’identifier.

Vous n’avez plus du tout envie de sortir de chez vous ou de retourner sur votre lieu de travail

Le syndrome de la cabane concerne également les personnes qui travaillent de chez elles et pour qui, retourner à rythme de travail en présentiel au bureau leur paraît terrifiant. De ce fait, si vous ressentez cette peur de sortir de chez vous ou que vous préférez rester travailler de chez vous, alors vous souffrez peut-être du syndrome de la cabane.

Vous ressentez un stress important, voire un pic d’anxiété dès que vous sortez

Si vous ressentez subitement le stress monter, que vous commencez à avoir des crises d’angoisse ou plus important encore, des attaques de panique avec des difficultés à respirer, des nausées, des frissons ou au contraire des bouffées de chaleur … et ce par le simple fait d’envisager de sortir de chez vous ou d’être dehors, alors vous avez peut-être le syndrome de la cabane.

Vous êtes angoissé à l’idée d’être au contact d’autres personnes

Le syndrome de la cabane se traduit également par la peur de retrouver un contact avec la foule, tant votre domicile est devenu un refuge. Ainsi, si vous sentez que vous appréhendez de vous retrouver dans des lieux publics avec beaucoup de personnes ou même que l’idée de passer une soirée entre amis fait naître en vous un stress, peut-être êtes-vous aux prises du syndrome de la cabane.

Comment se libérer du syndrome de la cabane ?

Comme évoqué, le syndrome de la cabane est un état émotionnel transitoire duquel il est tout à fait possible d’en sortir. Pour cela, il existe quelques solutions qui vous permettront de retrouver progressivement une vie sociale épanouissante.

Se désensibiliser progressivement de la peur de sortir de chez soi

Pour sortir de cet état, vous devez dans un premier temps identifier la raison de votre crainte : est-ce la peur de revoir du monde ? De retourner sur votre lieu de travail ? De fréquenter de nouveau des lieux publics clos tels qu’une salle de cinéma par exemple ?

Ensuite, il s’agit d’identifier ce que vous ressentez quand vous pensez à la situation : de la peur, du stress, de l’angoisse… afin d’évaluer vos émotions avec le plus de précisions possibles, en vue de réapprendre à les contrôler et in fine, à vous reconfronter à ces situations de la vie courante en suivant votre rythme.

Suivant les dispositions prises par votre entreprise en matière de télétravail, vous pouvez par exemple réintroduire progressivement des journées de travail en présentiel dans votre emploi du temps, afin de renouer avec l’environnement professionnel en dehors de celui dans lequel vous vous êtes conforté.e un certain temps.

Dans le cadre des relations sociales, il s’agira de renouer le contact avec vos amis en privilégiant dans un premier temps, les petits comités, dans un lieu qui vous rassure.

L’objectif ici est de vous désensibiliser petit à petit de la peur qui vous retient à la maison. Dans cette optique et si vous sentez qu’il vous est difficile d’y arriver seul.e, la thérapie cognitivo-comportementale, par ses techniques d’exposition, est une approche thérapeutique particulièrement efficace pour traiter un syndrome de la cabane persistant.

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Mettre en place une routine de relaxation

Pour vous accompagner dans cette démarche, vous pouvez également vous appuyer sur de la relaxation, en développant des techniques de respiration qui viendront vous apaiser au moment où vous sentez que la peur et ses effets déclencheurs vous envahissent.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous faire accompagner par un sophrologue. La sophrologie regroupe de nombreuses pratiques permettant de calmer les crises d’angoisse et de mieux gérer le stress au quotidien : techniques de visualisation mentale positive, exercices respiratoires, méditation guidée… Les méthodes sont nombreuses et un professionnel pourra vous orienter vers celle qui correspond au mieux à votre situation.

Se challenger un petit plus chaque jour

Afin de lutter contre la perte de motivation et de rentrer dans la spirale infernale de la procrastination, il est possible de créer un planning journalier dans lequel doivent figurer les tâches que vous devez réaliser et les défis que vous souhaitez vous lancer, afin de sortir du syndrome de la cabane.

Toujours dans cet objectif d’y aller pas à pas, vous pouvez par exemple envisager une sortie à proximité de votre domicile dont vous vous éloignerez au fur et à mesure. En vue de vous faire sortir progressivement de chez vous, vous pouvez envisager cette sortie tous les deux jours par exemple, et augmenter progressivement sa durée et sa fréquence.

La création de To do list et plus généralement de planning, vous permettra petit à petit de retrouver un équilibre de vie et de vous replacer dans une dynamique proactive de votre vie.

la psychothérapie en cas de syndrome de la cabane persistant

Si dans la majorité des cas le syndrome de la cabane peut durer de quelques jours à quelques semaines, il peut aussi cacher un trouble plus profond. De ce fait, si vous sentez que cette crainte de sortir de chez vous ne s’estompe pas au fur et à mesure des jours qui passent, il est vivement conseillé de consulter un psychologue afin d’établir un diagnostic plus approfondi de vos souffrances.

En effet, le syndrome de la cabane peut mettre en exergue des pathologies sous-jacentes, par le conditionnement de votre isolement social. N'hésitez pas, si vous en ressentez le besoin, à faire appel à un professionnel de la santé mentale pour vous aider à mettre un terme à ce syndrome.